Editoriaux du père Guillaume

4 juillet : un bel été !

Après « cette année de grâce accordée par le Seigneur » au coeur même de la crise sanitaire, nous espérons tous vivre enfin des temps de rencontre, d’amitié, de retrouvailles familiales. Nous en avons déjà eu plusieurs avant-goûts, particulièrement lors de la kermesse du 20 juin dernier. Très souvent l’été est, pour les familles, l’occasion de se laisser « recréer ». Nous le constatons particulièrement par la croissance physique des jeunes, le délassement des uns et des autres et une amplitude plus grande de notre coeur, notre esprit et notre intelligence. Que cela est bon !

Cette expérience nous dit quelque chose du projet de Dieu lorsqu’il nous commande « de sanctifier le jour du Seigneur », le dimanche. C’est bien pour vivre chaque semaine un temps de pause, d’attention à nos proches et un temps pour le célébrer. Nous faisons ainsi l’expérience d’être libérés de l’esclavage des contraintes qui pèsent sur nous les autres jours de la semaine. Nous goûtons un peu mieux de la liberté que nous offre le Christ.

En septembre nous serons heureux de nous retrouver chaque dimanche avec les familles, les enfants et toutes les personnes qui forment notre communauté chrétienne. Notre évêque devrait nous faire la joie de venir présider la messe du dimanche 26 septembre. Il a donné au diocèse « une ligne verte » pour l’année pastorale 2021/2022… Une invitation à mieux prendre en compte et mettre en oeuvre la conversion écologique. Nous le ferons en étant davantage attentifs à nos comportements, mais aussi en écoutant les enseignements du pape François dans l’encyclique Laudato Si.

C’est pour cela qu’avec l’équipe d’animation pastorale nous avons demandé à la fraternité saint François d’Assise de devenir pour deux ou trois ans le Conseil de la mission de notre Paroisse. Ils projettent déjà de nous aider à devenir « une Église verte ». Ils veilleront à nous faire rencontrer des acteurs de la transition écologique. Ils seront surtout attentifs à ce que ces démarches viennent d’une conversion du coeur, dans l’esprit de saint François d’Assise. Enfin, et surtout, ils nous éveilleront à cette écologie durable très différente de celle dont parle les politiques. Cette écologie intégrale où tout est lié : le respect de la nature, le respect de la vie à naître et des plus démunis, le respect des rythmes de vie et des relations entre hommes et femmes, le respect de la dimension spirituelle de l’existence et des différentes croyances…

En attendant, je vous souhaite de bonnes vacances. Laissez-vous « guider par un esprit renouvelé » afin que grandisse en vous « l’Homme intérieur », le Christ, et qu’ensemble nous soyons témoins de la paix offerte par le Ressuscité. Nos familles et notre entourage en ont besoin ! Paix à vous.

27 juin : une très belle journée

Dimanche dernier, le Seigneur nous a donné de vivre une très belle journée avec la kermesse, les 30 ans d’ordination du père Guillaume Villatte et toutes ces rencontres amicales. Une très belle journée que nous attendions depuis si longtemps…
Oui, chacun a pu retrouver « une légèreté de vivre ». Avec les enfants, les jeunes, avec les plus anciens, avec la communauté de Foi et Lumière, avec Fabrice et tant de familles et d’amis… nous avons pu nous retrouver, partager le repas, jouer, discuter échanger des nouvelles. Il y avait si longtemps que cela n’était plus possible.
La kermesse, fidèle à elle-même, ne cesse de se renouveler petit à petit à travers la restauration, les animations sur le podium, la friperie…
Soyons reconnaissants à nos aînés d’avoir entretenu et transmis cette journée de la kermesse depuis plus de 70 ans.

Soyons reconnaissants à tous ceux et celles qui prennent petit à petit le relais pour organiser, tenir, monter et démonter les stands ; pour ceux et celles qui, en amont, préparent tout le nécessaire. C’est toute une communauté chrétienne qui s’active pour offrir à tous les habitants la
possibilité d’un temps de fête, de joie, d’amitié et de détente.

Remercions tout particulièrement Serge D. et Jean F. qui ont coordonné l’ensemble de la kermesse. Ils ont largement donné d’eux-mêmes pour sa réussite. Les plus anciens nous ont passé le relais, les générations plus jeunes sont en train de se l’approprier. Il reste à progresser dans deux directions : celle d’un investissement plus grand pour l’organisation de la kermesse et sa mise en oeuvre et celle d’une adaptation de l’organisation au rythme des nouvelles générations. Ce n’est pas si simple, mais petit à petit, en prenant le temps de nous écouter, nous devrions y arriver.

Cette belle journée fut marquée aussi par la façon dont vous avez voulu fêter mes trente ans d’ordination sacerdotale.
Cela me touche profondément et je vous en remercie du fond du coeur. Retraverser ces trente années à travers cette fête, vos délicates attentions, les cadeaux, la célébration eucharistique si belle… cela m’a beaucoup ému. Ne soyez pas étonnés si, par moments, j’ai pu vous sembler « un peu loin ». C’est ma façon de faire face aux émotions fortes. Merci particulièrement aux membres de l’équipe d’animation pastorale qui ont suscité cet anniversaire et merci à ceux et celles qui les ont aidés.
Bel été à chacun et à chacune de vous et bonne détente.

20 juin : 30 ans déjà !

Comment évoquer en quelques mots ces trente années de ministère presbytéral ? Sous la forme d’une confession de louange et de reconnaissance envers Dieu et son Église.
Ce que je suis de meilleur, je le dois à l’Église qui ne cesse de me transmettre la grâce de l’Esprit Saint ! Par les sept sacrements de la foi, le témoignage des saints et du peuple des baptisés.
Ce qui me vient en premier c’est la grande fidélité et la grande patience de Dieu non seulement à mon égard, mais aussi vis-à-vis de son Église, de son Peuple. Après l’horreur de la seconde guerre mondiale, après l’espérance de la reconstruction et celle offerte par le Concile Vatican II, nous avons vu nos églises se vider, les baptisés – prêtres, laïcs, religieux – s’opposer à travers des postures idéologiques plus empruntes de politique que d’évangile. J’ai cru à un moment, qu’en France, l’Église allait imploser.

Le Seigneur m’a permis de sortir de ces postures en me nourrissant davantage de la Sainte Écriture qui est dans la Bible. Il m’a fait goûter sa tendresse et en même temps l’amertume de mes fragilités, de la méchanceté de certains au sein de l’Église, et de mon péché. Avec tristesse, j’ai connu plusieurs prêtres qui ont quitté le ministère, d’autres qui ont commis des crimes de moeurs…
Ce cheminement vers un coeur plus humble, plus pauvre et plus ouvert à la grâce qu’aux grandes idées, fut aussi celui de chaque communauté chrétienne en France. Nous réapprenons ensemble ce que veut dire reconnaître Dieu comme un Père en Jésus-Christ. Il ne s’agit pas tant « de vouloir et de faire » que d’accueillir la grâce de l’Esprit Saint, dans un coeur humble et audacieux. Cette grâce rend capable d’accomplir les oeuvres de Dieu !
« Tu as changé mon deuil en une danse, mes habits funèbres en parure de joie. Que mon coeur ne se taise pas, qu’il soit en fête pour toi, et que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce ! ». Ces paroles du psalmiste
(psaume 29) éclairent le chemin que le Seigneur ne cesse de me faire parcourir pour la gloire de son Nom et le salut de son Peuple saint. Elles me furent données à l’occasion de la première messe dominicale que j’ai célébrée le 30 juin 1991.
Comment ne pas être étonné, émerveillé devant Dieu et ce qu’Il accomplit dans son Église, dans notre communauté chrétienne ? C’est une véritable oeuvre « de (re)construction », « de renouveau ». Il creuse en nous un désir de fraternité ouvert au don de son Esprit Saint.

Ma joie de prêtre, c’est celle d’un Peuple qui se réjouit d’être aimé, sauvé ! La joie d’un peuple qui se laisse rassembler, réconcilier et unir au Christ pour, avec lui,« rendre grâce à Dieu ». Nos vies deviennent « une vivante offrande à la louange de son Nom ». Oui, avec vous et pour vous, l’Esprit du Seigneur conduit à dire du fond du coeur « PÈRE QUE TON NOM SOIT SANCTIFIÉ ». La mission peut (re)commencer enfin ! Nous réapprenons à témoigner !

13 juin : Étienne Matrot sera ordonné prêtre le 21 juin

Étienne Matrot, 29 ans, originaire de Nancy, a choisi le diocèse de Pontoise
pour être prêtre. Il sera ordonné par Mgr Stanislas Lalanne le 27 juin 2021 à la cathédrale de Pontoise.
« Je m’appelle Etienne Matrot, j’ai 29 ans. Je suis originaire de Nancy en
Lorraine et je suis arrivé à l’âge de 20 ans pour mes études à Cergy, dans le Vald’Oise. Après mes études d’ingénieur, je suis resté dans le Val-d’Oise pour
devenir prêtre. Je suis entré au séminaire à Issy-les-Moulineaux. Lorsque j’ai eu le désir d’être prêtre, j’étais à Cergy, dans le Val-d’Oise. Comme étudiant, j’ai fréquenté l’aumônerie des étudiants de Cergy et j’ai découvert l’Église du Val-d’Oise.
Et si je suis resté ici, finalement, c’est grâce aux prêtres et aux jeunes. Je crois vraiment que c’est le Seigneur qui a voulu que je sois sur cette terre du Val-d’Oise pour y devenir prêtre. Je suis un homme heureux parce que je sens vraiment que je suis là où Dieu me veut. Au cours des premiers mois à l’aumônerie des étudiants de Cergy, il y a un week-end de rentrée qui m’a
profondément marqué. Durant ce week-end, j’ai perçu, compris, dans ma chair, l’amour de Dieu pour moi. Il avait un projet pour moi. Et après, pendant toutes les semaines qui ont suivi, j’ai essayé de comprendre quel
était ce projet et ce qu’Il attendait de moi dans ce monde. J’ai compris que Dieu m’appelait à être prêtre.
C’est très mystérieux. C’est difficile à expliquer. Mais pour moi, c’était évident. Et ce feu intérieur, cette joie de vouloir être prêtre ne m’a jamais quitté depuis ces quelques années. Durant le séminaire non plus, ça ne
m’a pas quitté !
C’est vrai que nous sommes ultra minoritaires, les catholiques,
mais moi, je désire être prêtre non pas seulement pour les catholiques, le
petit groupe des chrétiens pratiquants, le « club des amis de Jésus ». Je
veux être prêtre pour tous ! Pour leur annoncer que le Christ est le
Sauveur du monde ! Cette mission est urgente parce que, aujourd’hui,
les gens ne connaissent plus Jésus-Christ. Les gens cherchent un sens à
leur vie : on l’a vu avec cette crise du coronavirus. Aux Valdoisiens qui ne connaissent peut-être pas Jésus, je voudrais simplement partager le fait que moi qui ai bientôt 30 ans, qui vais donner toute ma vie à Dieu, ce n’est pas pour un rêve, ce n’est pas pour quelque chose qui n’existe pas. Parce que je sais que Dieu peut combler une vie, que Dieu nous aime au point qu’Il veut nous sauver, qu’Il veut que nous vivions dans une communion d’amour avec Lui. Et c’est pour cela que je désire donner toute ma vie. Et je sais que chaque personne est appelée à répondre à l’appel de Dieu.
Recueilli par S. François – Juin 2021

6 juin : le règne du « frontal »

Notre culture contemporaine est celle où les « beaux parleurs » ont le vent en poupe ! Entendons par là, les « influenceurs » de tous bords qu’on appelle généralement « communicants » : journalistes, spécialistes marketing, hommes politiques, voire prédicateurs. De beaux parleurs qui nous séduisent, en nous assommant un peu parfois, et dont rien, dans leurs discours, ne nourrit notre réflexion personnelle. Plus grave : malgré cela, nous n’hésitons pas à répéter des éléments de leurs déclarations, à reprendre certains de leurs arguments pour défendre une de nos idées ou un parti quelconque.
Pourtant, nous avons tous eu l’occasion d’entendre un jour à la télé, à la radio, à une tribune quelconque ou en chaire, un journaliste, un sociologue, un politique ou un prêtre ayant une connaissance approfondie d’une situation sociale, sociétale ou spirituelle, la partager avec nous. Et généralement, que nous approuvions ou non l’exposé entendu, celui-ci nous a nourris et a pu continuer à nourrir notre propre réflexion. Contrairement au discours d’un « beau parleur ».
À une certaine époque, l’école avait, parmi ses objectifs, d’aider les élèves à réfléchir, à raisonner par eux-mêmes. Cela est-il encore possible ? Il semble que le règne de l’émotion devienne dominant et écrase toute dimension rationnelle. Les modes de communication des médias sont basés sur des
images chocs et des slogans. Or, prenons-nous le temps d’aller au-delà de ces slogans, de vraiment nous informer, de débattre et surtout de chercher des points d’accord, un chemin vers une synthèse ? Et ce, à l’heure où ce qui marche, c’est le langage binaire, la confrontation. Et, si possible, frontale ?

Dans un tel monde, chacun devient « son propre dieu », replié sur ses certitudes et toutes griffes dehors, si on le contredit. Peu sont à la recherche de la vérité. Cela supposerait d’accueillir la part de vérité qui est en l’autre et de reconnaître aussi sa propre part d’erreur et d’aveuglement. Il est vrai que cela demande à chacun un certain recul sur ses émotions afin de laisser son intelligence éclairer les faits et leur donner un sens plus large.
Et si, en cette période électorale, nous cherchions davantage à écouter, à comprendre, à débattre et surtout à chercher ensemble ce qui pourrait nous unir pour faire face aux défis de notre époque ! Plutôt que de cultiver les oppositions et stigmatiser les adversaires…
Ne serions-nous pas alors davantage animés par l’Esprit du Christ ?

30 mai : Après la Pentecôte

Si le temps du Carême puis le temps pascal nous préparent à recevoir ou à être renouvelés par la puissance de vie de l’Esprit Saint… le plus important reste à vivre ! Comment allons-nous laisser les dons du Saint-Esprit se développer en nous et à travers nous ? Comment allons-nous les reconnaître dans la vie de la communauté chrétienne, dans nos familles et dans nos vies personnelles ?
Ces questions sont encore plus « brûlantes » pour ceux et celles qui ont fait l’expérience de l’effusion de l’Esprit Saint, ceux et celles aussi qui viennent de célébrer le sacrement de la confirmation : à Pâques, le jour de leur baptême, samedi dernier pour d’autres.
La première oeuvre en nous de l’Esprit Saint est l’éveil, le réveil pour certains, d’un attachement à Jésus, d’un désir de le connaître davantage, d’écouter ses paroles pour en vivre (lecture de la bible,
attention à la prédication de l’Église, au témoignage de la vie des saints et des saintes …
Une autre action de l’Esprit Saint en nous est le désir de rencontrer d’autres personnes qui font la même expérience, de partager ce qui se passe en nous… et de venir en rendre grâce le dimanche dans la célébration de l’Eucharistie.

Pour certains, cette expérience de l’Esprit Saint, de son action en eux peut s’exprimer à travers une émotion profonde, des larmes, une joie qui submerge… Quelque chose est transformé au plus profond de l’être, la personne sait que cela est bon. Pour autant elle a du mal à mettre des mots sur cette expérience.
Pour d’autres, il y a la prise de conscience dans un premier temps « amer » de son péché, de la façon dont Dieu fut mis de côté… Dans le même temps la certitude d’être revêtu de la tendresse, de la miséricorde de Dieu…
D’autres encore découvrent en eux une force nouvelle pour vivre en chrétien et simplement, quand l’occasion se présente, témoigner de l’action de Dieu dans sa vie et celle du monde.
Il se peut que l’envie de servir l’Église, à travers une communauté chrétienne ou dans une association caritative, commence à naître. Il se peut que l’on perçoive que notre vie ne donnera toutes ses potentialités qu’en devenant prêtre, religieux, religieuse, laïc consacré, vierge consacrée ou encore en attendant le mariage pour vivre un amour à travers toutes les dimensions de la sexualité. Ce qui est important c’est de donner un peu de temps pour vivre « ces motions intérieures » qui viennent de l’Esprit de Dieu. Il est important aussi de renouveler fréquemment notre oui à l’action de l’Esprit Saint en nous. C’est de les nourrir à travers une vie quotidienne vécue avec le Christ et de se laisser rassembler le dimanche avec la communauté chrétienne pour rendre grâce. Enfin il est important de renouveler cette grâce à travers le sacrement de la réconciliation et autres sacrements de la foi.

23 mai : une culture de Pentecôte

« En2004, le pape Jean-Paul II adressait cette exhortation au Renouveau charismatique catholique :
« Grâce au mouvement charismatique, de nombreux chrétiens, hommes et femmes, jeunes et adultes, ont redécouvert la Pentecôte comme réalité vivante et présente dans leur existence quotidienne. Je souhaite que la spiritualité de la Pentecôte se diffuse dans l’Église, comme un élan renouvelé de prière, de sainteté, de communion et d’annonce. » Il parlera dans une autre intervention « de la culture de la Pentecôte »…
La culture de Pentecôte est une culture dans laquelle le Saint-Esprit est connu, aimé et fréquemment invoqué ; une culture dont tout le mode de vie découle de la présence active de l’Esprit et de ses dons. Une telle culture s’exprime dans la liturgie et la prière commune, la vie de famille, la musique, l’art, l’instruction, la récréation, la politique et d’autres formes d’interactions sociales. Elle serait caractérisée par la confiance dont Dieu nous parle et agit dans nos vies ; par des liturgies et des rassemblements de prières où se vivent une louange et une célébration spontanée ; une lecture et des partages fréquents de la Parole ; des liens profonds de fraternité spirituelle, souvent sous une forme communautaire ; une ouverture à la puissance guérissante et libératrice de Dieu ; un engagement actif dans le combat spirituel ; un amour pour Dieu exprimé dans l’humble service
des pauvres ; un fort désir d’oecuménisme ; un zèle à témoigner de l’Évangile ; la hâte du retour du Christ dan la gloire. À terme, une culture de Pentecôte – cette culture de vie qui renverse la culture de mort – doit avoir un impact sur toute la société et la modeler.
L’effusion de l’Esprit Saint dans le Renouveau charismatique catholique a eu, depuis 1967, un profond retentissement dans l’Église en beaucoup de ces domaines. Cependant l’Église a constamment besoin de se renouveler plus profondément. Ceux qui ont reçu l’effusion du Saint-Esprit ont un rôle particulier à jouer en appelant toute l’Église à retourner au Cénacle, unie dans une prière continuelle avec Marie et les disciples, dans l’attente d’une nouvelle venue de l’Esprit Saint ».
Dans « l’Effusion de l’Esprit Saint, Commission doctrinale du Renouveau charismatique catholique ».
ESPRIT SAINT VIENS RENOUVELER EN PROFONDEUR LES
HABITANTS ET LES ACTIVITÉS DE NOTRE PAROISSE ET DE
NOTRE COMMUNAUTÉ CHRÉTIENNE.

16 mai : que pouvons-nous espérer raisonnablement ?

Il y a quelques années déjà, lors d’une rencontre avec des parents d’enfants catéchisés, une maman avait réagi en disant QU’IL N’EST PAS POSSIBLE D’ESPÉRER un avenir meilleur. Cela fait au moins douze ans. Alors, devant la situation actuelle de notre pays et du monde, qu’en est-il aujourd’hui de l’Espérance ? Certains avec des raisonnements solides nous parlent de l’effondrement de nos sociétés (collapsologie) ; d’autres prônent de se réfugier dès maintenant en forêt ou dans des endroits très éloignés des villes et de vivre avec très peu de confort. Certains vont jusqu’à dire qu’il ne faut plus concevoir d’enfants, car l’avenir qui sera le leur ne leur permettra
pas d’être heureux…

ET NOUS, QUELLE EST NOTRE ESPÉRANCE ? Oui, Espérance avec un
grand « E », ce qui est différent de l’espoir ou du fait d’avoir un tempérament plutôt optimiste. Dans les périodes les plus troublées du Peuple de Dieu, les prophètes proposaient une Espérance, un avenir glorieux. Humainement parlant, cela était totalement irréalisable ! Et pourtant c’est advenu ! Pensez au retour d’exil et à la reconstruction du temple de Jérusalem… D’autres livres prophétiques employaient le langage apocalyptique, c’est-à-dire un langage très symbolique (un peu comme dans un rêve). À travers ce langage apocalyptique est manifesté le combat de Dieu contre le Mal, contre Satan.
La victoire de Dieu est proclamée, elle est certaine. Le livre de l’Apocalypse (ce qui veut dire Révélation) est tout orienté en ce sens. Il s’adresse aux chrétiens qui habitent l’empire romain et qui sont mis à mort en masse. De fait l’empire romain arrêtera les persécutions et reconnaîtra officiellement le christianisme comme une des religions de l’empire par l’édit de Constantin en 313.

Notre Espérance ne peut pas se fonder sur des réalités humaines, sur des idéologies ou des personnes. Elles sont bien trop faillibles et imparfaites, soumises à des revirements… NOTRE ESPÉRANCE NE PEUT SE FONDER QUE SUR DIEU. Il a ressuscité le Christ et l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux. Par sa résurrection il a vaincu la puissance du Mal et de la Mort ; aux morts il a donné la vie ! À Pierre, en Matthieu (16,16) il disait déjà « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de la Mort n’auront pas le dessus ». Le mystère de la mort et de la résurrection du Christ, son Ascension auprès de Dieu et le don de l’Esprit Saint, le jour de la Pentecôte, forment le socle qui nous permet raisonnablement d’Espérer, et cela au cœur même des pires calamités ! Dieu a déposé en nous « les arrhes de l’Esprit » (II Corinthiens 5, 5) qui « gémit avec nous » et ne cesse d’attester qu’en Jésus « nous sommes fils de Dieu » (Romains 8, 15) « promis à partager la gloire du Christ » (Romains 8, 11 et 29-30).

9 mai : prier le chapelet, bof …

Depuis quelques décennies, en France, il y a comme un mépris pour la prière du chapelet, une sorte de condescendance pour ceux qui y sont attachés. Dans notre communauté chrétienne, la Fraternité Notre Dame du Plessis-Bouchard prie le chapelet deux fois par semaine, après les messes
du mardi et du samedi. Cette fraternité s’est développée et rajeunie.
Elle est un puits de prière à l’intention de tous les habitants de la paroisse, les couples. Elle intercède pour la paix dans le monde.
Mercredi dernier, lors de la rencontre des catéchumènes, les animateurs ont désiré que nous parlions de cette prière. En effet notre pape nous invite à prier le chapelet chaque jour du mois de mai, afin que la Vierge Marie intercède avec nous et que Dieu nous délivre de la pandémie de la Covid 19.

« Prier le chapelet, c’est tenir la main de Marie, notre Mère du Ciel ». Lorsque qu’un enfant tient la main de sa mère, lorsqu’un couple se tient par la main, il y a comme une communication, une communion des coeurs et des âmes. Lorsqu’un enfant tient la main de sa mère il se sent en sécurité, il ne peut pas tomber et s’égarer, même s’il se laisse distraire par un papillon, un bruit… Il en est de même lorsque nous prions le chapelet.

Contempler les différents moments de la vie de Jésus en priant le chapelet, c’est petit à petit communier au regard aimant que Marie porte sur Jésus. C’est entrer dans cette compréhension du coeur qui va bien plus loin que toute connaissance intellectuelle. C’est une communion avec le Christ, une expérience de partager avec Lui sa mission pour « la gloire de Dieu et le salut du monde ». Marie, avec l’Église, nous conduit sur ce chemin.
Prenons-lui la main et laissons-nous guider.
Nombreux sont ceux qui peuvent témoigner combien cette prière fréquente du chapelet ne cesse de renouveler leur regard sur Jésus, la façon dont ils accueillent la Parole de Dieu à travers la Sainte Écriture. Jour après jour Marie les conduit à bénir le Seigneur : « et Jésus le fruit de tes entrailles est béni »…

Lorsque l’on est ainsi guidé par la Vierge Marie et par l’Église, toutes les tempêtes du monde, tous les courants d’idées et les idéologies ne peuvent pas nous emporter dans leurs erreurs, leurs violences et leurs volontés de diviser les hommes (les bons et les méchants, les purs et les impurs, les bienpensants et les mal-pensants…). Le coeur lumineux et pur de Marie, son coeur bienveillant, simple et vrai nous protège. Le Coeur immaculé de Marie nous rend attentifs à ce qui est bon et beau, à ce qui est vrai et bien… Même dans les erreurs et chez les personnes mauvaises… Son regard lumineux sait voir la lumière, même au coeur des ténèbres ; elle nous permet de communier au regard de Jésus Miséricordieux et Sauveur.

2 mai : Invoquer l’Esprit Saint

Le temps pascal est marqué par l’action du Saint-Esprit dans la vie des disciples, de l’Église. Au soir de Pâques, Jésus souffle sur les apôtres et leur dit « Recevez l’Esprit Saint … » (Jean 20, 22). Le temps pascal prépare aussi à recevoir « une onction » particulière de l’Esprit Saint, « une effusion ». Ce sera la grâce du jour de la Pentecôte.
Chaque baptisé est relié à cette grâce du jour de la Pentecôte quand il célèbre le sacrement de la confirmation. Grâce qui se renouvelle tout au long de la vie et, pour les communautés chrétiennes, particulièrement chaque année à la Pentecôte. C’est cette grâce qu’ensemble nous désirons pour tous les habitants de la paroisse, les membres de nos familles.
Faire l’expérience « de cette force d’En-Haut » (actes des Apôtres 1, 8) pour aimer à la façon du Christ et « goûter combien le Seigneur est bon ! » (psaume 33 (32).

En communion avec la prière de l’Église et, dans l’Église, particulièrement la prière de la Vierge Marie (cf Actes 1, 14), nous demandons au Christ de nous renouveler dans la force de l’Esprit Saint. Nous lui confions tous les habitants de notre paroisse, toutes les activités chrétiennes et profanes :
« QUE TON ESPRIT SAINT, Ô NOTRE PÈRE, RENOUVELLE EN PROFONDEUR
TOUTES LES ACTIVITÉS DE NOTRE PAROISSE ET DE NOTRE COMMUNAUTÉ CHRÉTIENNE. »

Nous portons dans notre prière les cinq adultes de notre paroisse qui seront confirmés par notre évêque la veille de la Pentecôte (plus de 100 sur le diocèse) et les sept lycéens de notre paroisse qui seront confirmés en novembre. Merci aussi d’invoquer l’Esprit Saint afin qu’il suscite, au sein de notre communauté chrétienne, les personnes qui auront les charismes (les dons spirituels) et le temps pour participer activement à l’animation de la communauté. Particulièrement à la visite et l’accompagnement des personnes âgées ou malades, la catéchèse des enfants et des adolescents, l’animation musicale des célébrations…

25 avril : désirer des prêtres

Depuis un peu plus de 20 ans, dans notre diocèse de Pontoise, nous goûtons la joie de célébrer, presque chaque année, l’ordination d’un jeune prêtre. En septembre dernier,ce furent au tour de Charles Thierry Ndjandjo et de Vianney Baudouin. Fin juin prochain,ce sera au tour d’Etienne Matrot.De nombreuses paroisses de notre diocèse se réjouissent du ministère des prêtres que notre évêque leur envoie. À travers le ministère de chacun,la vie chrétienne s’affermit, se déploie et devient plus joyeuse, épanouie.

Les communautés chrétiennes se renouvellent et rayonnent davantage la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ.Notre communauté paroissiale du Plessis-Bouchard est restée attachée aux prêtres qui ont reçu mission sur la paroisse. Nous nous souvenons –ô combien –du père Gaby Kim et,avant lui,du père François Zeller.Puis les plus jeunes restent profondément marqués par le père Amaury Cariot. Le père Monné, arrivant d’Afrique,se souvient avec joie de l’accueil que vous lui avez donné. Enfin le père Jean Pierre Mangès, dont j’ai pris le relais.Cet attachement au fil des décennies et,par-delà les difficultés de l’Église en France et la crise grave liée aux crimes de pédophilie commis par certains prêtres, témoigne que la grâce du Christ s’est manifestée à travers la vie et le ministère de ces prêtres; à travers leurs qualités et leurs limites.

Chaque jeudi,pendant le temps d’adoration et au cours de la messe qui suit,notre communauté chrétienne prie pour les vocations. Nous demandons à Dieu de nous donner de nombreux prêtres, de saints prêtres. Nous demandons à Dieu de susciter de nombreuses vocations de religieux et religieuses, de laïcs consacrés, de vierges consacrées et de couples chrétiens. Je vous invite à faire vôtre cette prière chaque semaine et,si possible,de la prier en famille ou tout du moins avec les membres de la famille qui partagent la foi catholique.
J’aspire depuis de longues années à ce que les communautés chrétiennes manifestent leur désir de voir des vocations de prêtres naître en leur sein. Quelle joie! Quelle fierté d’accueillir et de voir grandir une vocation!C’est le signe d’une bénédiction spéciale de Dieu! Ensemble portons ce désir; manifestons à Dieu, par nos prières quotidiennes, nos échanges et plus encore par nos attitudes de vie, que nous désirons cette grâce. Faisons-le humblement, discrètement mais avec fidélité et détermination.

Être prêtre aujourd’hui n’est pas plus difficile que d’être un bon époux et un bon père de famille! Être prêtre aujourd’hui,c’est être porteur d’une expérience de Dieu qui remplit de joie et de force. C’est être témoin de la fidélité de Dieu qui ne peut décevoir. Les épreuves, les incertitudes seront au rendez-vous, ainsi que l’incompréhension… Mais que de richesses humaines seront conduites à maturité et offertes en partage!Que de grâces puisées dans le Sacré Cœur de Jésus transformeront la vie d’une multitude de personnes! Et la joie profonde de la communion autour de l’autel pour,avec le Christ, présenter au Père le sacrifice d’action de grâce et y communier ensemble. Joie qui déborde à la sortie des messes et donne envie de nous retrouver dimanche après dimanche!

18 avril : des petites assemblées par pôle missionnaire

Le temps pascal nous permet de contempler la joie et la communion fraternelle des premiers disciples et de la première communauté chrétienne. Il nous permet aussi de communier à cette expérience et
d’y puiser force, renouveau et joie ! À nous aussi, il est donné de vivre une communion fraternelle en accueillant ensemble, au milieu de nous, le
Ressuscité. Nous en faisons l’expérience chaque dimanche… À nous aussi, il est donné d’écouter avec une attention nouvelle les récits bibliques et de les
accueillir comme une parole vivante et vivifiante de Dieu… À nous aussi, il est donné d’attendre avec joie d’être renouvelés par l’action de l’Esprit de
Pentecôte, « la force d’En-Haut » !
Nous serons alors conduits à un amour plus grand de Dieu et de nos proches. Nous trouverons la joie de porter témoignage des oeuvres de salut de « Notre Père des cieux ». Comme les premiers disciples après la Pentecôte « nous proclamerons les merveilles de Dieu » (Actes 2, 11).
S’appuyant sur les grâces de ce temps liturgique, l’équipe d’animation pastorale de notre paroisse propose aux forces vives de quatre pôles missionnaires de se rassembler en petites assemblées paroissiales (le pôle missionnaire liturgique, le pôle missionnaire enfance / jeunesse, le pôle missionnaire de la diaconie, le pôle missionnaire de la formation des adultes).
Les membres actifs des différentes équipes, qui font vivre ces différents pôles missionnaires, vont se rassembler un samedi après-midi, avant la messe. Au cours de cette assemblée, nous vivrons un temps fraternel en présence du Ressuscité. Chacun pourra exprimer une joie, une attente, un désir, une difficulté vécus dans la communauté paroissiale et/ou dans son
équipe. Ce partage nous permettra de mieux discerner ensemble l’action de Dieu au sein de la communauté chrétienne et les impulsions de l’Esprit pour orienter la vie chrétienne de la paroisse.
Portons, ensemble, ce projet devant le Seigneur, prions pour les membres des différentes équipes qui vont participer à ces petites assemblées paroissiales. Déjà, rendons grâce à Dieu pour les dons qu’il ne manquera pas de nous faire… Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

11 avril : les grâces de la résurrection

Les offices de la semaine sainte et,depuis dimanche de Pâques, les célébrations de la résurrection ne cessent de nous rassembler et de nous réjouir. Que de beauté, de générosité!Que de monde et de joie! Que de chaleur humaine et de ferveur! Et cette paix qui tenait dans le recueillement de nos assemblées après les longues célébrations de la veillée pascale et de la messe du jour de Pâques. Quelle joie aussi lundi avec la concélébration de cinq prêtres de notre doyenné!C’est aussi dans ces occasions que se manifeste davantage ce que le Seigneur édifie au sein de notre communauté paroissiale et de notre paroisse. Je voudrais,avec vous,souligner quelques aspects de l’œuvre de l’Esprit du Seigneur pour nous:

  • L’engagement de tous et,petit à petit,la place plus grande prise par les nouveaux arrivants des dernières années. Nous percevons qu’une maturité ecclésiale s’acquiert
  • Si nous sommes toujours nombreux aux messes dominicales et nombreux à rester discuter après les messes, nous faisons l’expérience de mieux nous reconnaître les uns les autres. Les groupes sont davantage ouverts les uns aux autres…
  • Le Seigneur ne cesse pas de nous envoyer de nouveaux arrivants qui,petit à petit,deviennent des fidèles de nos assemblées.L’animation liturgique de ces derniers jours a mis en valeur la diversité des chantres et leurs capacités à faire appel à des musiciens occasionnels. Quelle grâce!Je note aussi «le plus» d’animer les célébrations à plusieurs chantres. L’assemblée s’en réjouit.
  • La participation active de l’assemblée se fait naturellement avec la joie d’accompagner les chants en tapant dans les mains, avec la procession des offrandes qui fait appel aux petits enfants… Le Corps du Christ est vivant!

Joie, paix, profondeur et fraternité se manifestent chaque dimanche et plus encore aux cours des célébrations que nous venons de vivre ensemble. Ce sont des fruits de l’Esprit du Seigneur ressuscité (Galates 5, 20et suivants). Rendons grâce à Dieu et vivons dans la reconnaissance.Avec l’équipe d’animation pastorale nous allons proposer aux différentes équipes de notre communauté de se rencontrer par trois ou quatre en visioconférence. Ceci afin de continuer à mieux nous connaître. Chacun pourra aussi exprimer son regard sur notre communauté paroissiale, ce qui va bien, ce qui va moins bien, et les attentes qu’il perçoit ou les besoins de son équipe. Comment arriver à vivre des liens aussi forts que ceux qui unissent encore les plus anciens de la communauté? C’est un vrai défi pour l’avenir de la paroisse! Un autre défi sera de nous faire plus proches des anciens qui ne cessent de nous transmettre une vie d’Église riche et fraternelle…

4 avril : la résurrection

C’est au début du ministère en prison qu’il m’a été donné de
comprendre comment le mystère de la résurrection du Christ était déjà
inscrit dans la création du monde, et particulièrement de l’humanité. En
effet j’ai été témoin, après bien d’autres aumôniers, de cette force de vie
qui permettait de traverser le poids de la culpabilité, de la privation de
liberté et de la violence inhérente à la prison. Il m’a été donné de
comprendre que cette force de vie venait de la résurrection du Christ, que
la création tout entière avait été marquée par cette puissance de vie qui a
relevé Jésus d’entre les morts.
Nous en faisons bien l’expérience depuis un an, même si cela
n’efface pas la pesanteur de la crise sanitaire. Sans nous en apercevoir,
nous en entendons parler presque chaque jour dans les médias à travers le
mot « résilience »… Le pape François, dans « Laudato si », nous invite à croire que la nature, entendons la
création, porte en elle de telles ressources de vie qu’elle peut encore nous surprendre face à la crise écologique…
Le Christ ressuscité se manifeste avec un corps « transformé » ; mais il garde néanmoins les marques des
clous et du coup de lance à son côté. La puissance de la résurrection ne gomme pas nos blessures (intérieures et
corporelles) ! Elle nous apprend à les vivre autrement, elle les transfigure et leur permet de devenir sources de vie
éternelle et de paix profonde du coeur. C’est l’oeuvre de l’Esprit de Dieu qui sanctifie et transfigure toutes choses en
nous unissant au corps ressuscité du Seigneur, en attendant la résurrection bienheureuse lorsque le Christ se
manifestera dans la gloire à la fin des temps.
Si nous vivons – bien lentement parfois – cette transformation,
nous savons que l’accomplissement de ce qui commence ici-bas ne
trouvera son plein accomplissement que dans la gloire ; là où le Christ fut
emporté le jour de l’Ascension. En attendant, c’est dans la communion de
l’Église – « Le Corps du Christ » – que nous puisons la force de vie pour
avancer et laisser le Seigneur nous « transfigurer par sa grâce »,
particulièrement à travers la célébration des sept sacrements de la foi.
Cette résurrection du Christ, nous la constatons aussi dans la
renaissance de l’Église, même si cette renaissance ne laisse apparaître à
peine que quelques bourgeons. La façon dont les derniers papes, et le pape
François particulièrement, mènent la réforme de l’Église nous laisse
entrevoir cet avenir que Dieu crée pour son Église. Nous pourrions aussi
évoquer la façon dont les évêques de France se saisissent de la crise liée à la pédophilie de certains prêtres. Là
encore se dessine un chemin de vie sur lequel la société française devrait emboîter le pas par rapport à l’inceste et
au non-respect des femmes.
Oui, la puissance de la résurrection est à l’oeuvre, ouvrons nos coeurs et nos vies à son action. Qu’à travers
notre communauté chrétienne, nos familles et tous les habitants de la paroisse en soient renouvelés.
Joyeuses fêtes de Pâques.

28 mars : la sainteté de Dieu

Nous confessons que « Dieu est Saint », que « Jésus est le Saint de Dieu » et nous chantons, dans le « Gloire à
Dieu », « Toi seul est Saint » en parlant de Jésus-Christ, le Fils éternel du Père qui s’est fait homme.
Nous disons aussi que la semaine qui s’ouvre aujourd’hui par le dimanche des Rameaux et de la Passion du
Seigneur est Sainte. Nous parlerons des trois jours saints de cette semaine (le Vendredi saint, le grand Samedi
saint et le Saint jour de Pâques).
Pour les hommes de la Bible, « sainteté » veut dire « mis à part ». « Mis à part » car totalement
différent des limites, des faiblesses et des péchés des hommes. Dieu est « Tout autre » ! Il n’y pas de
comparaison possible qui dit vraiment son être profond. Jésus-Christ en tant que vrai Dieu et vrai homme n’est
comparable à aucune autre personne humaine. La semaine où nous communions au mystère de la mort et de la
résurrection du Christ est totalement à part des autres semaines. Elle porte en elle quelque chose qui nous
échappe. Elle est comme imprégnée de la surabondance de l’Amour de Dieu pour les hommes, de sa
miséricorde et de cette puissance de vie que seul Dieu a en lui-même.
Après notre cheminement du Carême, entrer dans la semaine Sainte et laisser l’Esprit de Dieu
nous mettre en communion avec le Christ, c’est accepter de vivre quelque chose « d’à part » de la vie des non
croyants. C’est accepter de laisser Dieu nous faire communier à son Amour au coeur de notre vie
quotidienne. Entrer dans la Sainteté de Dieu, c’est accueillir sa présence et l’honorer au coeur de nos activités
et de nos tiraillements ; au coeur de nos affections et des liens de famille. C’est aussi se laisser brûler par le désir
que ceux et celles qui sont nos proches, qui habitent nos pensées, puissent faire l’expérience d’être aimés par
Dieu personnellement et libérés des liens mauvais qui étouffent leur vraie personnalité. C’est laisser ce désir du
Christ de donner accès à la plénitude de Vie qui déborde du coeur du Père éternel ; non seulement dans la foi sur
cette terre, mais aussi dans la gloire du paradis.
Nous pourrions dire qu’aimer pleinement, avec un coeur pur, nous met d’une certaine façon « à
part ». C’est bien l’expérience que font les amoureux et les parents qui viennent juste d’accueillir un enfant.
Et pourtant, s’ils sont « à part » marqués de la sainteté de l’amour et de la vie, combien ils rayonnent et offrent à
chacun et chacune de nous joie, espérance et parcelles de bonheur… Laisser l’Esprit de Dieu nous unir à la
Sainteté de Dieu qui est en Jésus-Christ ce n’est pas faire de nous des personnes étranges et distantes.
C’est « nous mettre à part » pour que nous puissions rayonner la
joie d’être fils et filles de Dieu en Jésus-Christ, promis aux noces
de l’Agneau pour l’éternité. C’est offrir cette joie et cette paix qui
débordent d’un coeur qui se sait aimé et pardonné, compris et appelé
à une communion avec Dieu. Que cette grâce grandisse en nous et
entre nous ; ce que Dieu désire pour nous, c’est que nous
partagions la sainteté de l’Amour du Christ… (I Thessaloniciens 47)

28 février 2021 : Une église en conversation

Dans un monde qui ne connaît plus les fondamentaux de la foi chrétienne, dans un monde où nous sommes très minoritaires et peu visibles… nous sommes appelés à redécouvrir cette attitude de Dieu avec les hommes : Il entre en conversation, Il parle à l’humanité. Quand Dieu nous parle, Il se
fait connaître et, dans la rencontre avec Lui, nous apprenons à mieux nous connaître. Ce long chemin a commencé avec Abraham qui perçoit l’appel de Dieu et se met en route. D’étape en étape, la relation va s’enrichir et s’approfondir, une Alliance sera offerte par Dieu à Abraham… C’est ce que
poursuit Jésus dans les maisons et sur les places publiques et, quand la foule est trop nombreuse, « dans des endroits à l’écart »… Il est la Parole vivante de Dieu adressée à toute personne humaine. Cette parole habite, fait sa demeure au sein de l’Église et des communautés chrétiennes ; elle fait sa demeure dans chacun des disciples du Christ que nous sommes. Saurons-nous laisser l’Esprit de Dieu adresser cette parole d’une façon bienveillante à ceux et celles qui nous entourent ? « Le Saint-Esprit vous enseignera à l’heure même ce qu’il faudra dire » (Luc 12, 12).

Invoquons l’Esprit de Dieu et osons à nouveau partager comment Dieu en Jésus-Christ nous fait vivre et nous sauve. Nous serons étonnés de ce que l’Esprit Saint fera à travers nous. La joie et l’action de grâce monteront de notre coeur. Notre vie avec Dieu en sera profondément transformée. La communauté chrétienne verra affluer de nouveaux frères et soeurs !
DIMANCHE 28 FÉVRIER À PARTIR DE 18H15 ET JUSQU’À 19H15,
LANCEMENT DE LA RETRAITE PASTORALE DIOCÉSAINE PAR NOTRE ÉVÊQUE. ELLE A POUR THÈME : « UNE ÉGLISE EN CONVERSATION »
ELLE SERA PRÊCHÉE PAR L’ÉVÊQUE DE CONSTANTINE EN ALGÉRIE, MGR LHERNOUD.
UN SOUFFLE DE FRAÎCHEUR EN CES PÉRIODES DIFFICILES
POUR L’ÉGLISE ET LE MONDE !