Editoriaux du père Guillaume

25 septembre : Regards sur la communauté chrétienne

L’équipe d’animation pastorale (EAP) s’est réunie début septembre. Avec Jean Freitas, Laurence Dubois de Liège, Marie-Hélène Rocher et moi-même, nous accueillons Guy-Roland Kla. Lors de notre rencontre, nous avons croisé nos regards sur notre communauté paroissiale :

  • Issue d’un socle d’anciens solides et fraternels, les responsabilités sont passées, en plusieurs années, à une génération plus jeune. C’est une joie pour les plus anciens de voir que la flamme se transmet ; parfois c’est aussi difficile à vivre…
  • L’assemblée dominicale s’est rajeunie et diversifiée.
  • De nombreux nouveaux arrivants prennent des responsabilités dans les équipes.
  • Une de nos difficultés consiste à trouver des personnes pouvant prendre une responsabilité de coordination de plusieurs équipes. Nous gardons l’espérance que petit à petit nous y arriverons.

Lors de notre rencontre, nous avons croisé nos regards sur notre communauté paroissiale :

Notre point d’attention et d’espérance à la fois concerne le Pôle missionnaire Enfance – Jeunesse. Point d’attention car il y a très peu de familles qui nous confient leurs enfants pour le catéchisme et donc peu de collégiens et lycéens. Espérance pour trois raisons : un renouveau joyeux de l’Éveil à la foi avec l’engagement des parents ; plus de 15 animateurs et catéchistes ; des demandes de lycéens qui désirent devenir chrétiens catholiques.
Suite à différentes rencontres avec les animateurs des Pôles missionnaires nous avons pris conscience de l’importance de ces rencontres. Mais aussi qu’il manquait « Un Conseil des Coordinateurs des Équipes ». En effet, notre évêque ayant demandé de transformer le Conseil pastoral en Conseil de la mission, un manque se fait sentir. C’est Jean Freitas qui a mission d’inviter les coordinateurs des équipes et d’animer avec les autres membres de l’EAP cette rencontre. Elle aura lieu le VENDREDI 18 NOVEMBRE 2022 (20h00 accueil, 20h30 début de la rencontre, 22h30 fin).
Cela permettra de faire connaître aux membres de l’EAP les joies, les difficultés, les projets missionnaires des différentes équipes. Cela permettra aussi à chacun de mieux se connaître et d’approfondir les liens fraternels.
Enfin nous allons essayer de développer l’accueil aux portes de l’église avant la messe dominicale. Nous le ferons en nous appuyant sur les personnes déjà présentes. Nous aimerions aussi qu’à tour de rôle, les membres de l’EAP et quelques autres personnes soient davantage attentives en sortie de messe aux nouveaux arrivants et…NOUS NOUS RETROUVERONS DIMANCHE 9 OCTOBRE POUR LA MESSE DE LA RENTRÉE PAROISSIALE. Ce sera l’occasion de confier à la grâce de Dieu notre communauté chrétienne et tous les habitants de notre paroisse. Ne cessons pas de prier les uns pour les autres et de cultiver l’estime mutuelle. Nos différences et parfois nos divergences peuvent devenir des richesses et des chemins d’une communion plus grande.
Paix à vous.

18 septembre : Les joies de l’amour

En ce dimanche de la rentrée des familles, j’aimerais partager avec vous quelques mots du pape
François. Ils sont tirés de son exhortation sur la famille (« Amoris Laetitia »).
J’espère que ce sera pour chacun un encouragement sur le chemin de votre vie de couple et de famille. J’espère que ce sera aussi l’occasion d’envisager pour certains de célébrer le sacrement du mariage.

« Adam, qui est aussi l’homme de tous les temps et de toutes les régions de notre planète, avec sa femme, donne naissance à une nouvelle famille, comme le répète Jésus en citant la Genèse : « Il quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair » (Mt 19, 5 ; cf. Gn 2, 24). Le verbe ‘‘s’attacher’’ dans le texte original hébreu indique un attachement physique et intérieur, à tel point qu’on l’utilise pour décrire l’union avec Dieu : « Mon âme s’attache à toi » chante l’orant (Ps 63, 9). L’union matrimoniale est ainsi évoquée non seulement dans sa dimension sexuelle et corporelle mais aussi en tant que don volontaire d’amour. L’objectif de cette union est ‘‘de parvenir à être une seule chair’’, soit par l’étreinte physique, soit par l’union des coeurs et des vies et, peut-être, à travers l’enfant qui naîtra des deux et portera en lui, en unissant, non seulement génétiquement mais aussi spirituellement, les deux ‘‘chairs’’ ». (N° 13)
« Le mariage est un signe précieux, parce que « lorsqu’un homme et une femme célèbrent le sacrement de mariage, Dieu, pour ainsi dire, se ‘‘reflète’’ en eux, il imprime en eux ses traits et le caractère indélébile de son amour. Le mariage est l’icône de l’amour de Dieu pour nous. En effet, Dieu lui aussi est communion : les trois personnes du Père, du Fils et du Saint-Esprit vivent depuis toujours et pour toujours en unité parfaite. Et c’est précisément cela le mystère du mariage : Dieu fait des deux époux une seule existence ». Cela a des conséquences quotidiennes et très concrètes, car les époux « en vertu du sacrement, sont investis d’une véritable mission, pour qu’ils puissent rendre visible, à partir des choses simples, ordinaires, l’amour avec lequel le Christ aime son Église, en continuant à donner sa vie pour elle » (N°121)

Notre évêque Stanislas invite régulièrement les prêtres à prendre soin des couples et des familles. Il attire notre attention sur les difficultés et les souffrances que vous traversez. Elles sont liées aux mutations rapides de nos modes de vie, à la pandémie… En ce dimanche la communauté chrétienne vous assure de sa sollicitude, de sa prière et de sa disponibilité à vous accompagner.
Ce que vous vivez a du prix à nos yeux, nous sommes émerveillés par l’amour que vous mettez en oeuvre et la force que vous y puisez pour traverser les épreuves. Que la paix du Seigneur soit sur vous !

11 septembre : Espérez est-ce possible ?

Devant la crise écologique nous savons que de nombreux adolescents et adultes sont pris d’angoisses. Les perspectives d’une guerre longue en Ukraine, ses conséquences économiques et la menace nucléaire pèsent sur chacun et chacune de nous. Pour certains, les épreuves de la vie sont pénibles et, parfois, sans issue à vue humaine… Alors parler d’Espérance, ce n’est peut-être pas le moment !
Et pourtant, c’est bien au coeur des épreuves et parfois de la souffrance que nous découvrons en nous une force de vie, des raisons de lutter, et cette petite flamme de l’Espérance.
Qu’est-ce que l’Espérance et d’où vient-elle ? Avant de répondre à cette question, il est peut-être bon de dire ce que n’est pas l’Espérance :

  • Ce n’est pas une façon de se convaincre que les choses iront mieux : « après la pluie, le beau temps ! » ; « C’est un mal pour un bien ! » ; « nous allons nous en sortir ».
    Ces genres d’affirmation peuvent aider, mais elles ne témoignent pas de ce qu’est l’Espérance. L’Espérance, n’est pas une conviction, une force morale.
  • Ce n’est pas non plus le fruit d’une expérience humaine et d’une certaine maturité qui perçoit l’évolution des évènements et des personnes. Cela, ce serait de l’espoir et c’est important ! Mais nous restons au niveau d’une sagesse humaine.

L’Espérance jaillit d’une expérience ! Elle jaillit de la rencontre avec le Christ, de son regard posé sur nous. Elle jaillit de la foi, cette relation intime avec le Christ, qui nous fait goûter « son Amour plus fort que le Mal et la Mort ». L’Espérance est un don de Dieu offert lorsque nous laissons le Christ s’approcher de nous tels que nous sommes. Il se peut que l’Espérance nous fasse couler des larmes,
comme St Pierre croisant le regard du Christ juste au moment où il vient de le renier – Il sait qu’il est aimé et qu’un avenir est encore possible avec Jésus. Il y a dans l’Espérance quelque chose qui dépasse les conditionnements humains les plus forts, les réalités concrètes les plus évidentes. « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu » nous dit St Paul dans sa lettre aux Romains (8, 28).
Devant le mystère de sa mort, le Christ Jésus « a espéré contre toute Espérance » ! Quelque chose en lui – l’Esprit Saint, l’Amour du Père – témoignait silencieusement au plus profond de son être ; « Dieu ne peut pas vouloir que cela se termine ainsi ! Et, en effet, il s’est relevé d’entre les morts, il est ressuscité, Alléluia ! Oui, Seigneur « nous tenons cette Espérance que vive en nous à jamais le mystère de Pâques ». Aide-nous à porter témoignage de cette Espérance autour de nous.

4 septembre : Viens Esprit Saint

À la promesse de la venue de l’Esprit Saint faite par le Christ, nous ne cessons jamais de dire avec toute l’Église : « Viens Esprit Saint » !
Sans sa lumière, comment reconnaître le Christ dans son humanité ? Comment le reconnaître dans les plus fragiles ? Comment le reconnaître sous les apparences du Pain et du Vin consacrés ? Comment reconnaître que l’Église est son corps ?
Sans sa force, comment s’engager sur les pas du Christ pour aimer jusqu’au bout, donner sa vie ? Comment faire l’expérience de la joie de l’Évangile, la joie d’être libéré de nos égoïsmes et de la peur ? Comment rester fidèle dans les épreuves et lors de notre fin de vie sur la terre ?
C’est l’Esprit Saint, l’Esprit qui anime Jésus, qui met en nous cette « Espérance contre toute Espérance ». Elle nous permet de traverser toutes les épreuves et nous donne déjà un avant-goût du paradis.

EN CE DÉBUT D’ANNÉE PASTORALE, DE RENTRÉE SCOLAIRE, DE REPRISE DE LA VIE SOCIALE, POLITIQUE, ÉCONOMIQUE, IL EST BON ET NÉCESSAIRE D’INVOQUER L’ESPRIT SAINT !
Chacun le fera pour sa famille, ses proches et selon ses centres d’intérêt. En tant que membres de la communauté chrétienne, nous pourrions invoquer l’Esprit Saint particulièrement sur :

-Tous les habitants de notre paroisse du Plessis-Bouchard –Franconville gare.
-Ceux et celles qui permettent à notre communauté chrétienne d’accomplir sa mission et la rendent accueillante, vivante, rayonnante.
-Sur la messe de lancement des activités du pôle Enfance/Jeunesse avec toutes les familles : dimanche 18 septembre.
-Sur « La Terre, notre Maison commune », une après-midi pour nous aider dans la transition écologique : samedi 8 octobre
-Sur la messe de la rentrée paroissiale : dimanche 9 octobre, nous espérons une messe en plein air (derrière l’église St-François-de-Sales)…

C’est avec affection et grande espérance que j’invoque l’Esprit Saint sur chacun et chacune de vous, sur vos familles et vos proches. Je perçois combien j’ai besoin que vous fassiez de même sur moi, afin que je puisse accomplir au mieux le ministère qui m’est confié pour votre sanctification.

3 juillet : Lien de l’été : un bel été à tous !

Après une année scolaire et pastorale bousculée par la crise sanitaire, le rapport de la CIASE sur les délits et crimes de pédophilie dans l’Église, la guerre en Ukraine, et la reprise des activités depuis quelques mois… nous attendons avec impatience le moment de partir en vacances !
Les mois de juillet et août, et particulièrement le temps des vacances, nous feront du bien à tous. Que l’on parte ou non, que l’on travaille encore ou que nous soyons en vacances, « ces deux mois nous permettent de vivre plus légers ».
Ce que notre société traverse comme incertitudes, et les difficultés du quotidien qui vont avec, peuvent nous conduire à de l’inquiétude et à une perte d’espérance. Nous pouvons aussi faire le choix de la confiance ! « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu » (Romains 8, 28).

Profitons de ces deux mois « plus calmes » pour faire des pauses dans les églises, lors d’une promenade. Élevons notre coeur vers Dieu et demandons-lui de nous éclairer intérieurement. Demandons-lui d’apprendre à le connaître avec le coeur ; cherchons à lui faire plaisir. Peut-être pourrons-nous être soutenus dans cette attitude par quelques applications ; par exemple : « Prier aujourd’hui »…
Profitez de l’été pour aller à la messe plus souvent (le dimanche et en semaine) !
Prenons aussi le temps de parler de notre foi, de nos questions avec les enfants et les adolescents. Ces derniers deviennent de plus en plus curieux ; ils ont besoin de repères. Ils ont besoin de vivre une
rencontre avec Dieu pour les aider à faire les bons choix dans la vie…

Les deux années que nous venons de traverser ont été pour eux très rudes.
Durant cette période des vacances scolaires nous resterons unis par l’amitié et l’affection, nous serons attentifs aux personnes plus âgées et isolées… Notre communauté chrétienne a su traverser cette épreuve. Petit à petit nous nous retrouvons plus nombreux lors des célébrations dominicales. L’engagement de beaucoup d’entre vous dans les équipes de la communauté s’enracine. Nous voyons se constituer un nouveau socle des forces vives avec des générations plus jeunes et, certains, après un parcours de catéchuménat.

Nous nous retrouverons tous début septembre pour porter devant Dieu la reprise des activités. Le dimanche 18 septembre aura lieu la messe de la rentrée des familles du pôle missionnaire Enfance /
Jeunesse. D’ici-là que Dieu vous bénisse et vous garde en sa paix.

26 juin : la kermesse paroissiale ?

Un membre de l’équipe d’animation pastorale s’exprimait ainsi au soir de la kermesse, dimanche dernier : « Ce fut une belle kermesse ! ». Cela exprimait la joie des rencontres, la paix ressentie, la détente liée à une belle après-midi après la canicule de la veille…
J’aimerais ajouter aussi la qualité de l’organisation du montage et du démontage. Ce fut une nouvelle façon de faire qui a permis une plus grande participation et une répartition de l’effort sur plusieurs jours.
Cette kermesse a vu aussi de nombreux membres actifs se dépasser et relever des défis : personnes manquantes pour porter la responsabilité du self, courses urgentes… ainsi que pour faire face à des imprévus de dernière minute. Merci à chacun et chacune d’eux pour leur investissement et un merci particulier à Serge Denis et Jean Freitas qui ont porté le poids de l’organisation.

Nous avons constaté moins de monde tout au long de la journée et particulièrement lors du repas. C’est peut-être lié à deux facteurs externes à la vie de la communauté chrétienne : la reprise de nombreuses activités et la reprise du Covid. C’est peut-être aussi lié à deux points sur lesquels nous pouvons agir :

1) Mieux communiquer
• vers l’extérieur (calicot, réseaux sociaux, affiches…) et bien plus tôt.
• entre les membres actifs de la kermesse pour expliquer plus.

2) Mieux impliquer les équipes de la communauté chrétienne : beaucoup sont absentes de la journée et ne participent pas à l’animation, à la préparation. La kermesse est l’évènement de fin d’année qui,
normalement, rassemble les membres de la communauté.et les différentes équipes. C’est un moment de fête et de rencontres. C’est aussi l’occasion pour notre communauté de se faire connaître par les familles du Plessis-Bouchard…

La kermesse pourrait être l’occasion de commencer les inscriptions des enfants et des jeunes pour l’éveil à la foi, le catéchisme, la fraternité Don Bosco ?
Nous percevons bien que le passage de relais entre les générations continue à se faire et se consolide d’année en année. Tout n’est pas encore stabilisé, d’où certaines difficultés pour la kermesse 2022.
Avec les autres membres de l’équipe d’animation pastorale nous allons évoquer cela. Sans doute aussi ferons-nous une rencontre bilan en septembre avec l’équipe d’animation de la kermesse.
Encore une fois, soyons reconnaissants pour l’énergie et la bonne volonté déployées pour cette kermesse.

Merci à chacun et chacune ! L’an prochain nous serons davantage attentifs à certains points. C’est comme cela que nous progresserons et que le Seigneur nous donnera sa bénédiction.
PS : le résultat financier devrait se situer aux alentours de 4.000 €

19 juin : espaces verts

Voilà bientôt deux ans qu’une équipe « Espace Vert » s’est constituée à l’initiative du Conseil économique de notre communauté chrétienne. Pour des raisons d’économie liées à la crise sanitaire, il devenait nécessaire que ce travail soit pris en charge par des membres de notre communauté paroissiale et non plus une entreprise. Nous les remercions de grand coeur !
L’équipe s’est constituée. Elle a vécu des bons moments d’amitié et de partage et un peu de sueur…
En juin/juillet, l’an dernier, nous avons constaté le besoin d’investir dans du matériel. Pour cela il a fallu mettre un abri de jardin adapté et sécurisé. Tout cela fut fait autour de Pâques 2022 et une tondeuse à moteur thermique fut offerte par un couple de l’équipe. Des outils de jardins ont été achetés…
Le travail en commun, la découverte des lieux et des besoins ont conduit à dégager du lierre des arbustes, à rabattre des haies durant l’hiver. Puis a germé l’idée d’enlever quelques souches afin de planter des arbustes à fleurs pour égayer le pourtour de l’église. Cela permettra aussi à l’équipe d’art floral liturgique de trouver des fleurs pour les bouquets…

En dialoguant avec Jean, Antonio, Cécile… nous envisageons de proposer à des membres de la communauté chrétienne de prendre en charge l’entretien d’un massif de fleurs. Bientôt vous trouverez au fond de l’église un panneau pour vous inscrire. Chacun oeuvrant à son rythme avec la mission que le massif reste propre et fleuri le plus longtemps possible. Il sera toujours possible de demander de l’aide ou d’arrêter ce service pour qu’il soit confié à une autre personne.

Nous allons aussi demander à ceux et celles d’entre vous qui ont des jardins de bien vouloir nous donner quelques fleurs et arbustes à fleurs. Cela se fera sans doute en septembre ou début octobre. Ce sera
l’occasion de belles rencontres, d’échanges. Ce sera l’occasion de participer à la vie de la communauté chrétienne en donnant à voir la beauté de la création. Là aussi vous pourrez vous manifester en
inscrivant votre nom et vos coordonnées sur un panneau au fond de l’église St-François-de-Sales.

Avec deux ou trois d’entre vous, nous allons essayer d’imaginer le découpage des massifs. Nous allons essayer de structurer ces massifs tout en laissant à chaque responsable une grande latitude.

N’hésitez pas à vous signaler ou à signaler des amis à vous (pratiquants ou non) qui seraient intéressés.
Bonne semaine dans la grâce du Seigneur.

12 juin : marcher ensemble

Dans l’esprit du synode, c’est-à-dire de marcher ensemble à l’écoute de l’Esprit Saint, l’équipe d’animation
pastorale rencontre les forces vives de différents pôles missionnaires. Il y a deux semaines la rencontre avec le pôle missionnaire Enfance / Jeunesse fut l’occasion pour les participants d’exprimer leur désir d’oeuvrer davantage ensemble auprès des familles. Quelques projets sont déjà en train de germer. Deux ou trois membres nouveaux devraient rejoindre ce pôle d’ici septembre. Un projet d’animation de la messe de rentrée des familles de l’éveil à la foi, du catéchisme et de la fraternité don Bosco se met en place.
La vitalité de l’Eveil à la foi est un signe prometteur de renouveau. Prochainement une autre rencontre se fera avec le pôle missionnaire de la formation des adultes (Préparation des parents au baptême d’un
enfant, préparation au sacrement du mariage, catéchuménat, préparation au sacrement de la confirmation pour les adultes…). Le renouveau de l’équipe Baptême porte déjà de beaux fruits auprès des parents. Le catéchuménat commence à imprégner une partie de la communauté chrétienne.
Deux autres rencontres, sous forme conviviale, auront lieu très bientôt :

  • Un pique-nique avec les forces vives des pôles missionnaires de la diaconie et du temporel, ainsi qu’avec toutes les personnes ayant oeuvré activement à la kermesse paroissiale :
    SAMEDI 25 JUIN, à partir de 19h30, derrière l’église St-François-de-Sales. Merci de contacter Marie-Odile Gaillard pour plus de renseignements au : 06 34 15 06 81.
  • Un repas tiré du sac avec les catéchumènes, leurs familles et amis le VENDREDI 1er JUILLET : à partir de 19h30 dans les salles paroissiales.

Ces rencontres sont importantes afin de mieux nous connaître, de prendre le temps d’échanger ensemble sur notre mission, nos joies et difficultés, et ce qui nous tient à coeur. C’est aussi une façon, pour les membres de l’équipe d’animation pastorale, d’être mieux connus. Ils peuvent aussi entendre, encourager et accueillir des pistes d’orientations pour la vie de notre communauté paroissiale.
Les rencontres plus fraternelles ont été désirées, il y a maintenant un an, lors de deux petites assemblées paroissiales.
Réjouissons-nous de la fécondité que l’Esprit du Seigneur donne à certaines équipes et pôles missionnaires. Cela nous permet d’espérer que le Seigneur nous aidera à relever certains défis dans d’autres domaines plus difficiles. « Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie. Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos
demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos coeurs et vos pensées dans le Christ Jésus. » (Galates 4, 4-7)

5 juin : la révélation du coeur de Jésus

Jésus apparait plusieurs fois à Marguerite-Marie, une religieuse visitandine dont la congrégation fut fondée par saint François de Sales. En cette fête de la Pentecôte et en ce début du mois de juin consacré au Sacré-Coeur de Jésus, accueillons quelques paroles de Jésus lors de cette révélation privée.
« L’Espérance ne déçoit pas, car l’amour de Dieu a été répandu dans nos coeurs par le Saint-Esprit qui nous fut donné » (Romains 5 ; 5).

  • AMOUR ET MISÉRICORDE : Le 27 décembre 1673, fête de saint Jean, étant devant le Saint-Sacrement, Jésus lui découvre son Coeur : « Mon divin Coeur est si passionné d’amour pour les hommes et pour toi en particulier que, ne pouvant plus contenir les flammes de son ardente charité,
    il faut qu’il les répande par ton moyen ». Jésus aime et a soif de pardonner. Il montre la dévotion (c’est-à-dire un attachement affectueux) à son Coeur comme un grand effort de son amour pour faire miséricorde.
  • RÉPARATION : Lors de la grande apparition de juin 1675, Marguerite-Marie étant encore devant le Saint-Sacrement, Jésus lui montre son Coeur et lui dit : « Voilà ce Coeur qui a tant aimé les hommes… Et, pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les mépris et les froideurs qu’ils ont pour moi dans ce
    Sacrement d’Amour. Et ce qui m’est encore plus sensible, c’est que ce sont des coeurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi ».
    « J’ai soif, mais d’une soif si ardente d’être aimé des hommes au Saint-Sacrement ; et je ne trouve personne qui s’efforce, selon mon désir, pour me désaltérer, en rendant quelque retour à mon amour » (L. 133). Jésus demande donc réparation : il demande que, le vendredi dans l’octave du Saint-Sacrement, soit instituée une fête spéciale pour honorer son Coeur, qui doit être marquée par une communion réparatrice et une « amende honorable » c’est-à-dire une protestation de repentir.
  • LA FAIM DE SOUFFRIR : « Cette faim continuelle des souffrances est pour honorer celle que j’avais de souffrir pour glorifier mon Père éternel. Cette soif sera de moi et pour le salut des âmes, en mémoire de celle que j’ai eue sur l’arbre de la croix ». (C’est le fruit d’un amour qui veut rejoindre l’être aimé qui souffre, et non un amour de la souffrance pour elle-même).
  • LA DÉVOTION AU SACRÉ COEUR
    Ste Marguerite-Marie explique que la dévotion au Sacré Coeur consiste avant tout dans la charité fraternelle. Elle donne quelques conseils :
    – Parler du prochain en l’estimant, ne jamais s’informer des fautes
    – Être cordial envers ceux pour qui on a le plus d’antipathie.

29 mai : vers la Pentecôte

Dans ces jours entre l’Ascension et la Pentecôte, avec toute l’Église, manifestons notre désir que l’Église, nos communautés chrétiennes et nos familles soient renouvelées par « la force d’En-Haut » l’Esprit Saint. Alors nous pourrons, avec allégresse, témoigner de l’Amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ et le monde pourra être renouvelé. Pour soutenir notre prière et notre désir voici la séquence de la Pentecôte.

Viens, Esprit Saint, en nos coeurs, et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.
Viens en nous, père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos coeurs.
Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.
Dans le labeur, le repos ; dans la fièvre, la fraîcheur ; dans les pleurs, le réconfort.
Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le coeur de tous tes fidèles.
Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.
Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.
Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, redresse ce qui est dévié.
À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient, donne tes sept dons sacrés.
Donne vertu et mérite, donne le salut final, donne la joie éternelle.
Amen. Alléluia.

22 mai : quelques regards sur la vie des équipes

Dimanche dernier je vous disais dans l’homélie que la vie des équipes se consolidait et se développait. J’aimerais vous en dire un peu plus à ce propos.

  1. la rencontre des animateurs de la fraternité don Bosco avec les membres de l’équipe d’animation pastorale (EAP) fut riche. Elle a initié la rencontre de vendredi dernier entre tous les acteurs du Pôle missionnaire Enfance / Jeunesse avec l’EAP. De cette rencontre, quelques actions pastorales tournées vers les familles ont été projetées pour la rentrée…
  2. L’équipe liturgique s’est davantage investie dans l’animation de la semaine sainte et de la solennité de Pâques. Elle avait organisé début janvier une formation sur la prière eucharistique qui a été appréciée et bien suivie. Jeudi soir lors de la relecture de ces réalisations, elle a pu envisager la prise en charge de la rentrée paroissiale (messe de rentrée des familles et messe de rentrée à l’occasion de la fête de St François d’Assise).
  3. Le Conseil de la mission (Fraternité St François d’Assise) après quelques hésitations a su trouver un mode de fonctionnement et une façon de porter différents projets en lien avec l’EAP. Nous verrons cela un peu mieux lors de la rentrée paroissiale début octobre.
  4. L’équipe de préparation au baptême s’est ouverte à une nouvelle pédagogie grâce à l’arrivée d’un jeune couple et d’une maman issue du catéchuménat. Les familles accueillies sont heureuses d’avoir en face d’elles des personnes de leur génération et parfois même des voisins, des collègues… Cela permet de témoigner différemment et créer des liens nouveaux…

    Après avoir été profondément renouvelées depuis six ans, après la traversée de la crise sanitaire, les équipes de notre paroisse se consolident. Avec les autres membres de l’EAP nous désirons les
    accompagner dans leur façon de bâtir leur projet d’équipe, de le faire en lien avec les autres équipes de leur pôle missionnaire et l’assemblée dominicale. Invoquons ensemble « la force du souffle de l’Esprit Saint ».

15 mai : communier à la grâce du Christ

Cette expression a attiré mon attention lors d’une lecture spirituelle de la liturgie des Heures. Quelle est cette grâce du Christ à laquelle nous sommes invités à communier ? Toutes nos prières, tous nos désirs n’expriment-ils pas cette quête de communier à la grâce du Christ ? Si le carême offre la grâce de reconnaître la part de nous-même qui résiste à la grâce de Dieu, à son alliance, le temps pascal nous offre d’entrer dans l’expérience du Christ. Il est vrai Dieu et vrai homme !
La grâce du Christ, c’est celle de l’union intime de son humanité avec la personne du Fils, éternel du Père. Dans son humanité, le Christ découvre cette source vivifiante qui le comble et fait grandir en lui le désir de se donner totalement. Il sent ce désir insatiable de répondre à l’amour du Père par toutes ses capacités
humaines. Il sait que là se trouve la plénitude de la vie et du bonheur. Notre soif de vie et de bonheur est au-delà de nos capacités, de nos choix. Elle trouve sa source et son achèvement dans le Christ vrai Dieu et vrai homme.
La grâce du Christ, c’est de communier à l’élan d’amour et de reconnaissance du Fils éternel. Il reçoit de son Père la plénitude de l’Esprit Saint, de l’être profond du Père. Il reçoit tout du Père. Dans cet élan de reconnaissance le Père et le Fils ne font qu’un. Nous portons en nous-même ce désir d’unité : une vie, une personnalité unifiée – une communion dans l’amitié, dans le couple – une communion au sein d’un groupe, d’une nation, d’un peuple… Tous ces désirs trouvent leur origine et leur
achèvement dans le Christ, vrai Dieu et vrai homme.
La grâce du Christ est un don unique. Dieu dans sa grande miséricorde nous donne d’y participer. À nous de l’accueillir par les moyens que Dieu a remis à son Église : la prédication de l’Évangile, le témoignage de la vie des saints et la célébration des sept sacrements de la foi. Les sacrements sont des fontaines qui jaillissent du coeur transpercé du Christ. Vécus dans la foi, les sacrements nous rendent « participants de la vie divine du Christ en son humanité ». Une parole du prophète Isaïe (12,3) s’applique à ce mystère : « Venez puiser avec joie aux sources vives du Sauveur »…

8 mai : le diocèse nous invite à prier pour…

Après la messe chrismale du Mardi saint dernier, les prêtres, les diacres et leurs épouses, et notre évêque partagent un repas festif. Nous venons de fêter le Christ souverain prêtre qui nous associe à son ministère. Nous venons de renouveler les engagements pris le jour de notre ordination sacerdotale. Nous
venons de prier pour tous ceux et celles qui seront rejoints par le Christ à travers le ministère de l’Église et recevront les onctions d’huile (les catéchumènes, les malades, les baptisés, les confirmés, les ordonnés…).

Au cours du repas le père Martin de Hédouville, délégué de notre évêque pour les vocations, a pris la parole. Stimulé par les séminaristes et les jeunes prêtres, stimulé par le dynamisme de notre diocèse, il est proposé que s’établisse une chaîne de prière pour que Dieu suscite de nombreuses vocations de prêtres
dans notre diocèse.
Pour cela, dans chaque paroisse, les couples, les familles, les personnes seules sont invités à accueillir chez eux une icône de la Vierge Marie. Un livret de prière permet de nourrir la prière pendant une semaine. La transmission de l’icône et du livret de prière se fera au moment des annonces, en fin des messes dominicales.
Le ministère des prêtres est un don de Dieu qui trouve son origine lors de la Sainte Cène, le dernier repas de Jésus. C’est là qu’il a institué le sacrement de l’Eucharistie, son corps et son sang livrés pour nous, et qu’il a institué les Apôtres pour « faire cela en mémoire » de lui. C’est à travers ce ministère de l’Église que la présence de Jésus se manifeste et rassemble un peuple pour que Dieu soit adoré et honoré. C’est à travers ce ministère que chaque membre du peuple de Dieu reçoit les dons de l’Esprit Saint afin d’être associé à la mission du Christ pour tous les hommes. Chacun reçoit une force pour rendre témoignage par sa vie et ses paroles. Chacun reçoit une capacité de transmettre la foi et de la faire grandir. C’est
un ministère qui s’exprime en rassemblant une communauté de croyants, en célébrant les sept sacrements, en enseignant la parole de Dieu et la tradition vivante de l’Église. C’est un ministère au service de l’annonce de la Bonne nouvelle de la résurrection du Christ à tous les hommes.

Nous savons combien la présence de prêtres est nécessaire à la vie d’une communauté chrétienne, d’une famille chrétienne, à l’annonce de l’Évangile. Ne nous laissons pas prendre par des idéologies qui opposent prêtres et laïcs, ne nous laissons pas prendre par des pensées qui éloignent les prêtres de nos vies quotidiennes. Accueillons l’Esprit de communion qui fut celui du concile Vatican II et prions avec générosité pour que Dieu suscite les vocations de prêtres dont nos communautés chrétiennes ont besoin.

1 mai : la beauté du temps pascal

La beauté du temps pascal s’exprime d’abord de façon très concrète par la beauté des célébrations liturgiques, la beauté de la décoration liturgique, ainsi que par les premières journées ensoleillées du printemps… « Ô Seigneur notre Dieu qu’il est grand ton Nom par tout l’univers » est le cri du coeur du psalmiste au psaume 8. Dans le psaume 18 sa méditation est allée plus loin et il découvre que la Bonne Nouvelle du salut s’exprime à travers le cycle de la nature : « Les cieux proclament la gloire de Dieu, le firmament raconte l’ouvrage de ses mains. Le jour au jour en livre le récit et la nuit à la nuit en donne connaissance. Pas de paroles dans ce récit, pas de voix qui s’entende ; mais sur toute la terre en paraît le message et la nouvelle, aux limites du monde… ». Oui, le mystère de la mort et de la résurrection d’entre
les morts est inscrit « comme par avance » dans le cycle de la nature. Jésus un peu avant de mourir disait : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas il reste seul, mais s’il meurt il donne beaucoup de fruits » (Jean 12). À chaque messe nous chantons la sainteté de Dieu en disant : « le ciel et la terre sont remplis de ta gloire ! »

La beauté du temps pascal s’exprime aussi par la joie qui transfigure notre assemblée et nos familles, la joie qui transfigure nos vies. Elle est le rayonnement de la lumière du Christ ressuscité. C’est cette lumière qu’exprime la belle flamme du cierge de Pâques ! N’hésitons pas à porter notre regard vers elle au cours des célébrations et accueillons cette lumière de vie éternelle qui jaillit du Christ ressuscité d’entre les morts. « Je suis la lumière du monde dit Jésus, celui qui marche à ma suite aura la lumière de la vie, même s’il meurt il vivra » (Jean 9, 1-7).

24 avril : la Miséricorde Divine et saint Padre Pio ?

Le frère Hyppolyte du couvent des capucins de Paris sera présent ce dimanche 24 avril au Plessis-Bouchard. Il viendra avec des reliques de saint Padre Pio pour fêter avec nous le dimanche de la
Miséricorde Divine (le dimanche après Pâques).
À la demande de Jésus par l’intermédiaire de sainte Faustine, le pape Jean-Paul II a décrété pour toute l’Église, que le dimanche après Pâques serait le dimanche de la Miséricorde Divine. En effet dans
l’Évangile de la messe, huit jours après Pâques, Jésus se manifeste ressuscité à Thomas qui n’était pas présent lors de sa précédente manifestation. Il l’invite à tendre la main pour « toucher ses plaies » et
« devenir croyant ». Thomas s’écrie :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! ».
La Miséricorde Divine se révèle dans la possibilité offerte à Thomas de sortir de l’incroyance et de faire une expérience de foi. N’est-ce pas aussi la grâce qui nous est donnée, par Jésus, pour nos proches ?

Saint Padre Pio a été porteur de la Miséricorde Divine pendant une très grande partie du XXème siècle. Il fut un très grand intercesseur auprès de Dieu pour les hommes de son temps. Combien de grâces de conversion, de guérison ? Combien de confessions et de grâces pour un vrai repentir ?
(On venait de toute l’Italie et de plus loin encore pour le rencontrer, participer à la messe qu’il célébrait avec tant de ferveur. On venait de très loin pour célébrer le sacrement de la réconciliation…) Combien
d’attention aux plus démunis et aux malades…
Sa participation à l’amour du Christ en croix qui s’est manifesté par le fait d’être marqué des cinq principales plaies du Christ pendant cinquante ans… Tout cela témoigne que la miséricorde de Dieu s’est
manifestée à travers sa vie pour le bien de l’Église et du monde entier.

Saurons-nous laisser notre coeur « être touché » par la grâce qui nous est offerte ?
Dieu se manifeste aux âmes simples, disponibles et généreuses. Laissons nos « vieux raisonnements » et entrons plus avant dans l’expérience que propose la foi. C’est bien ce que Thomas a accepté de faire et dont l’Évangile de ce jour porte témoignage…

10 avril 2022 : contempler le Christ en sa passion

Regarde le Christ dans l’épreuve de la Passion « Quand toi, Dieu, tu fus présenté devant Caïphe, quand toi, le juge, tu fus condamné devant Pilate, les puissances des cieux tremblèrent d’effroi. Entre deux larrons tu fus élevé sur le bois ; toi, sans péché, tu fus compté au nombre des criminels. Tout cela tu l’as enduré pour le salut de l’homme. Seigneur innocent, gloire à toi ! » (de l’office orthodoxe du Vendredi Saint)…

« Mon but est de le connaître, lui, ainsi que la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, en devenant

conforme à lui dans sa mort ». (Ph 3,10)

Regarder le Christ dans l’épreuve de la Passion ! Non par dolorisme ou par la souffrance pour la souffrance. La souffrance n’est jamais positive en elle-même. Le Seigneur lui donne une dimension positive et la fait déboucher sur la vie plus forte que la mort, il nous rend conformes à lui.

Contempler le Christ dans l’épreuve ne nous dispense pas de le servir à travers nos frères et sœurs en humanité. Voici ce qu’écrivait un anonyme du XIVème siècle :

Christ n’a pas de mains, il n’a que nos mains pour faire son travail d’aujourd’hui ;

Christ n’a pas de pieds, il n’a que nos pieds pour conduire les hommes sur son chemin ;

Christ n’a pas de lèvres, il n’a que nos lèvres pour parler de lui aux hommes ;

Christ n’a pas d’aide, il n’a que notre aide pour mettre les hommes de son côté.

Nous sommes la seule Bible que le peuple lit encore.

Nous sommes le dernier message de Dieu écrit en actes et en paroles…

            Tant que nous ne serons pas face-à-face avec Dieu, nous ne comprendrons pas toute la signification des souffrances du Christ.

Ce dont nous sommes sûrs par la foi, c’est que la Passion est pour nous source de vie éternelle. Pour que la douleur n’écrase pas l’homme, le Christ l’assume et la partage avec lui.

Ô croix, indicible amour de Dieu et clarté du ciel ! Croix, salut éternel,

Croix, terreur des méchants, soutien des justes, Lumière des chrétiens.

Ô croix, par qui sur terre un Dieu fait homme fut notre esclave.

Par toi, l’homme dans le ciel de Dieu est devenu roi !

Ta lumière vraie a jailli, la maudite nuit fut vaincue.

Tu as renversé pour les croyants les temples par la main des nations.

Tu es devenue l’échelle où l’homme monte au ciel.

Sois toujours pour tes fidèles la colonne et l’ancre :

Soutiens notre demeure, conduis notre barque,

Dans la croix, établis notre foi, En elle prépare notre couronne » (de Saint Paulin de Nole)

Jean Claude Bréhin, diacre de la paroisse St-Yves en pays de Morlaix

3 avril 2022 : aller voter ?

Lors d’une université populaire organisée par le mouvement ATD Quart Monde, un haut fonctionnaire de l’État expliquait l’importance du vote. Il disait que c’était un des rares moments  où chaque personne humaine était tout à fait égale à une autre. Sa voix pesait le même poids ! Il n’y avait, au moment du vote, aucune différence entre quelqu’un de riche ou de pauvre, quelqu’un d’éduqué ou de peu éduqué, entre des personnes avec beaucoup ou peu de capacités… Chaque voix a la même valeur car chaque personne humaine a la même dignité. Chaque voix a la même valeur car chacun peut avoir un jugement bon par des chemins différents… C’est pour cela qu’il est important d’aller voter.

                        Voici un extrait d’une réflexion de nos évêques en vue de l’élection présidentielle ; peut-être aurez-vous le désir d’aller le lire sur le net ? https://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/eglise-et-politique/lesperance-ne-decoit-pas-reperes-de-discernement-sur-la-vie-sociale-et-politique-en-2022/

« Quelle place faisons-nous collectivement à ce qui édifie l’homme et notamment à la gratuité, au sens du service et à la vie spirituelle ? L’homme ne vit pas seulement de pain et n’est pas qu’un producteur et un consommateur. Ne sommes-nous pas saturés de biens, d’images, de sons et de sollicitations de toutes sortes ? Pour nos enfants, il importe que nous puissions vivre dans une société qui ne soit pas seulement marquée par le tumulte, l’accaparement, le conflit, l’agitation, mais où le calme, la contemplation, le don, la gratitude aient aussi droit de cité.

Notre rapport à l’histoire ne peut pas se transformer en regard anachronique unilatéralement négatif sur le passé. Nous avons, au contraire, à puiser, dans le meilleur des héritages reçus, des ressources pour l’avenir et des raisons d’espérer.

Comment retrouver le sens de l’histoire, du silence et de la gratuité ? »
« Nous traversons des temps rudes et périlleux. Les échéances qui approchent seront cruciales. Mais la peur est toujours mauvaise conseillère. C’est l’espérance qui ouvre le chemin des choix courageux et salutaires. Dans la foi, nous savons que « l’espérance ne déçoit pas parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs » (Romains 5, 5). Voilà qui nous encourage et nous oblige à un amour qui « se donne de la peine » et à une espérance qui « tienne bon » (cf. 1 Thessaloniciens 1, 3) »

27 mars 2022 : Le don de soi

Le sacrifice est une notion clé pour approfondir notre relation à Dieu comme pour accomplir notre
vie humaine…

Un abandon à Dieu
Sacrificium en latin veut dire « rendre quelque chose saint » ; le mot « offrande » vient quant à lui du latin offerre, « apporter ». Le sacrifice, c’est donc prendre une réalité et la remettre à Dieu,
pour qu’Il me la rende sainte. Cela passe par un abandon à Dieu, comme Jésus nous le montre sur la Croix. Ce qui lui est imposé de l’extérieur, il le transforme en un acte intérieur d’abandon. « Voici pourquoi mon Père m’aime, dit-il, c’est que je donne ma vie, pour la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même » (Jean 10, 17)…

Se transformer
Le mystère de notre incarnation est de transformer ce qui nous arrive en un acte d’abandon à Dieu… Face
aux contrariétés et aux malheurs de la vie, nous pouvons couvrir les autres de reproches et accuser Dieu, ou nous pouvons les accepter et les transformer en acte d’amour. Dans le premier cas, nous pourrissons l’atmosphère. Dans le second, nous créons de la place pour l’amour et faisons le bien. Dans chaque eucharistie, nous célébrons la mort et la résurrection de Jésus, la transformation de sa mort violente en acte d’amour. Nous nous exerçons à transformer nos souffrances en actes d’abandon. C’est un exercice permanent de transformation de nos croix en amour. C’est aussi un moment où nous présentons notre vie à Dieu, telle qu’elle est, avec nos peurs et nos tristesses, notre solitude, nos insuffisances et nos péchés.

Par le pain et le vin
Nous la Lui présentons, afin qu’elle soit transformée par Lui. Cela est particulièrement visible dans l’offertoire. Par le pain, nous présentons notre quotidien, avec tout ce qui nous mine et nous use, pour qu’il soit transformé en un pain qui vient du ciel et nous donne de la force sur notre chemin. Et par la coupe, nous présentons notre souffrance et la souffrance du monde pour que Dieu la transforme en une coupe de douceur. Nous Lui présentons notre tristesse pour qu’elle devienne consolation. Et dans le vin, nous Lui présentons notre amour impur et souillé, souvent teinté de doutes, de jalousies, d’envies, de déceptions, de blessures, d’agressions et de désirs de possession, pour qu’il devienne pur…

Dans sa juste acception « le sacrifice » est un thème central de notre spiritualité, qui consiste à transformer tout ce qui nous arrive en un acte d’amour et d’abandon pour remplir notre monde de toujours plus d’amour.
Anselm Grün, dans la revue « La Vie », le 7/03/2021

20 mars 2022 : A l’écoute de frères et soeurs blessés au plus intime

À partir de cette année, le troisième dimanche de carême devient le dimanche où notre Église est appelée à faire mémoire. Mémoire des abus et des crimes sexuels dans l’Église. En nous mettant à l’écoute des victimes, nous serons touchés au plus profond de notre être. C’est peut-être là, l’essentiel ! C’est peut-être là qu’avec nos évêques nous pourrons « bouger » et « faire bouger » les choses. Cette démarche est importante aussi pour aider à libérer la parole au sein des familles, de l’école, des clubs de sport… C’est tellement sale ! Cela risque de tellement abîmer les relations, que l’on a la tentation de se taire. Seigneur délivre-nous de cette tentation. Seigneur donne-nous la force de parler et d’agir…

Guillaume Villatte, † prêtre

Voici quelques extraits de témoignages de victimes tirés du livre « De victimes à témoins » https://www.ciase.fr/medias/Ciase-Rapport-5-octobre-2021-Annexe-AN32-Recueil-de-temoignages-De-victimes-a-temoins.pdf

« Je vous remercie d’offrir cette possibilité de parole… Je voudrais juste raconter ce que j’ai vécu il y a maintenant trente ans, et qui m’a perturbé durablement dans mon chemin de vie (et me rend toujours la vie compliquée aujourd’hui). J’ai hésité à le raconter, car cela me paraît finalement assez banal et « pas grand-chose ». Je le fais dans un souci de participer à une compréhension de ce phénomène si profondément malsain que sont les abus en tous genres ; le plus dur, c’est la confusion durable dans laquelle cela m’a plongé (apprendre à se repérer entre le bien, le mal, le mensonge ou le semblant et le vrai, la loi, la morale, l’amour, l’engagement, l’obéissance…). Tout cela devient bien complexe. Tout devient très relatif avec un sentiment d’évoluer sur des sables mouvants. »

« Le prêtre me demandait parfois de dormir à l’entrée de la tente, comme cela il pouvait venir me chercher pendant la nuit pour m’emmener dans sa tente pour assouvir ses plaisirs ; j’avais l’impression d’être un gibier que l’on sort de sa tanière. » « Et puis et surtout, il y a le manque de désir, manque du désir vibrant de vie, du désir d’honorer la vie dans toutes ses composantes. Ce désir a été sauvagement réduit au silence par l’état de sidération dans lequel tombe la victime face à son agresseur. Cette sidération est finalement un effondrement du désir. Et c’est sûrement le pire de tout. »

13 mars : « Nul hiver ne désespère

  1. Nul hiver ne désespère qu’un printemps nouveau renaisse
    Ainsi l’homme en sa misère qui attend que Dieu se dresse.
    Ce qui meurt en notre vie, Dieu lui offre sa tendresse.
  2. Nulle nuit ne s’éternise sans qu’un jour ne la remplace
    Ainsi l’homme qui aiguise son désir du face à face.
    Les ténèbres de nos vies, Dieu, comme un soleil, les chasse.
  3. Nulle vague ne s’étale sans qu’une autre ne la suive,
    Ainsi l’homme à qui Dieu parle sera sûr des sources vives.
    L’océan de notre vie, Dieu le pousse vers sa rive.
  4. Nulle branche ne s’effeuille sans espoir d’une autre sève,
    Ainsi l’homme qui accueille l’espérance que Dieu lève.
    Au couchant de notre vie, Dieu nous prend et nous relève.

Paroles refrain : Communauté de la Roche d’Or – Paroles couplets : Claude Duchesneau – Musique : Yann Nolle : voir le le lien : https://www.youtube.com/watch?v=xwRhKFaDx5Q Ŕ le chant commence à 3,57 minutes.

6 mars : d’où viennent les guerres ?

Cette question est brûlante d’actualité ! Tant par rapport aux évènements en Ukraine qui retentissent dans
toute l’Europe, que par la grâce du carême qui nous est offerte. Cette grâce du carême nous conduira à renouveler l’expérience des premiers disciples entendant les premières paroles du Christ ressuscité : « La paix soit avec vous ! ». Ces paroles que nous recevons au cours de chaque messe, particulièrement le dimanche. C’est bien cette paix qui rayonnait de St François d’Assise. Il aimait saluer chacun en disant « Paix et bonté », ou plus littéralement « Paix et bien ». Dans sa langue : « Pace et bene ».

Écoutons ce que nous dit l’apôtre St Jacques (Jq 4, 1-10) dans sa lettre :
« D’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous ? N’est-ce pas justement de tous ces désirs qui mènent leur combat en vous-mêmes ? Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien, alors vous tuez ; vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre. Vous n’obtenez rien parce que vous ne demandez pas ; vous demandez, mais vous ne recevez rien ; en effet, vos demandes sont mauvaises, puisque c’est pour tout dépenser en plaisirs. Adultères que vous êtes ! Ne savez-vous pas que l’amour pour le monde rend ennemi de Dieu ? Donc celui qui veut être ami du monde se pose en ennemi de Dieu. Ou bien pensez-vous que l’Écriture parle pour rien quand elle dit : Dieu veille jalousement sur l’Esprit qu’il a fait habiter en nous ? Dieu ne nous donne-t-il pas une grâce plus grande encore ? C’est ce que dit l’Écriture : Dieu s’oppose aux orgueilleux ; aux humbles il accorde sa grâce. Soumettez-vous donc à Dieu, et résistez au diable : il s’enfuira loin de vous.
Approchez-vous de Dieu, et lui s’approchera de vous. Pécheurs, enlevez la souillure de vos mains ; esprits doubles, purifiez vos coeurs. Reconnaissez votre misère, prenez le deuil et pleurez ; que votre rire se change en deuil et votre joie en accablement. Abaissez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera.
Frères, cessez de dire du mal les uns des autres… »

Prie Dieu avec nous St François d’Assise et accompagne-nous sur ce chemin de conversion et de libération de nos convoitises. C’est un chemin de paix, de bien et de fraternité, c’est un chemin vers Pâques. Paix à chacun et chacune de vous.

27 février : un Carême fraternel avec saint François d’Assise

S’il y a bien un point délicat dans la vie sociale française, c’est celui de la fraternité !
Cela n’est pas récent, mais il semble que la question se pose de plus en plus en raison des changements de façon de vivre. Cela se ressent aussi dans la vie d’une communauté chrétienne, dans le sentiment d’appartenance, la façon de se comprendre reliés les uns aux autres et la façon de s’accueillir mutuellement et, à certains moments, de se mettre au service de la communauté chrétienne.

Alors accueillons la grâce du Carême pour raviver en nous « la fibre fraternelle » !
Nous le ferons avec la prière, le témoignage de vie et l’amitié que nous porte St François d’Assise. François a suivi le
Christ « humble et pauvre ». Il a ainsi pu se faire proche de Dieu et des hommes. Sa simplicité, sa bonté lui ont permis de sortir de son éducation et d’accueillir fraternellement tant les hommes que les animaux. Il posait sur chacun un regard fraternel, amical. En priant St François d’Assise tout au long du Carême, en accueillant certains de ses gestes et certaines de ses paroles, nous avancerons vers la fête de Pâques. Notre coeur sera plus libre pour aimer et nous
laisser aimer. Quelle joie en perspective !

Cette joie nous fera entrer plus avant dans l’expérience du Christ ressuscité… Pour nous accompagner tout au long du Carême, un livret vous sera donné. Il contient quelques pistes de réflexion sur la vie et les actes de saint François d’Assise ainsi que des propositions d’actions à vivre avec votre entourage (famille, amis, collègues de travail). Le Carême est une grâce à vivre avec d’autres (croyants ou non).
Chaque dimanche en fin de messe un geste fraternel sera proposé. Dans ce livret vous trouverez aussi les rendez-vous de la communauté chrétienne : la pause des jeudis de Carême, la messe du vendredi matin, le chemin de croix, les permanences d’écoute et/ou de confessions… Bien sûr, les dates des offices de la semaine sainte et de la solennité de Pâques seront indiquées.
Vous le recevrez par mail et vous pourrez en trouver des exemplaires aux portes des églises.
Ce Carême sera marqué par les dernières étapes que vivront Fatou B. et Leila A. Toutes les deux célébreront les sacrements de l’initiation chrétienne lors de la veillée pascale. Clément qui est en 4ème sera baptisé au cours de la messe du jour de Pâques.
Les yeux fixés sur le Christ, choisissons de vivre dans un esprit fraternel avec les hommes et avec la nature qui nous porte et nous nourrit. Bon carême.

20 février : notre corps

Il est évident que « mon corps m’appartient ». Il est évident que « je suis libre de faire ce que je veux de mon corps ». Évident, vous croyez ? Peut-être n’est-ce pas si simple ?
L’expérience de la foi chrétienne, le mystère de l’incarnation du Fils éternel du Père dans un corps d’homme… peuvent nous aider à vivre mieux la relation avec notre corps. La liturgie de l’Église avec ses gestes, ses rites, ses fêtes et temps particuliers façonnent nos corps et nos coeurs. De la même manière que des parents et une vie de famille façonnent nos corps et nos comportements…

Dans une culture de l’écran, du virtuel, dans une culture où l’intelligence a pris une très grande place, nos corps sont délaissés. Ils souffrent et perdent pied avec le réel. Ils sont contraints à un rythme, à une façon d’être qui ne leur conviennent pas… Ils réclament des compensations, de plus en plus « de petits plaisirs », « d’émotions fortes », « de consommation »… Mais cela n’apaise que sur le moment et, au mieux, un petit bout de temps et il faut recommencer.

Ce que l’Esprit du Christ transmet à l’Église à travers les rites liturgiques et les façons d’être, de vivre qu’ils induisent… c’est une façon d’habiter son corps en le situant dans un espace et un temps donné. C’est une façon de connecter notre intelligence, notre mémoire, notre capacité d’aimer et de choisir ce que l’on aime avec notre corps. Il s’agit de nous laisser unifier avec et par notre corps.

Dans un couple stable entre un homme et une femme, les gestes du corps au quotidien sont l’expression d’un don, d’un accueil qui unifient et épanouissent. L’expression sexuelle de ce don est un des sommets de l’humanité. Notre corps est fait pour exprimer et réaliser le don de nous-mêmes. C’est alors seulement que nous devenons vraiment ce que nous sommes !

Le Carême nous prépare à mieux accueillir le don que le Christ nous fait, le don de son corps livré et ressuscité. LA GRÂCE DU CARÊME nous conduit à prendre soin de notre corps. Il sera plus libre de ses pulsions égoïstes pour se laisser aimer et aimer en retour. Cette expérience, liée au mystère de Pâques, à la relation nouvelle avec le
Ressuscité, a transformé les liens entre les disciples : c’est la vie en Église. C’EST POUR CELA QUE LE CHRIST JEÛNE AU
COMMENCEMENT DE SA VIE PUBLIQUE… C’EST POUR CELA QU’IL NOUS INVITE À PRATIQUER CE JEÛNE TOUT AU LONG DES QUARANTE JOURS DU CARÊME. Alors, vivement le Carême !

13 février : notre vie en Église ?

Nous sommes heureux de notre vie en Église, elle nous permet de nourrir notre foi, elle nous conduit à une plus grande maturité humaine et nous offre un lieu de fraternité. Les catéchumènes, les recommençants témoignent de la joie et de la paix que leur apporte leur participation à la vie de l’Église (célébrations, temps forts, rencontres fraternelles, formations, partages…).

Pour autant, nous portons aussi des blessures et des attentes liées à notre vie ecclésiale. Certains aimeraient une vie d’Église davantage collaborative. D’autres désireraient participer davantage aux prises de responsabilités.
D’autres encore parlent de changements profonds dans la façon d’organiser notre vie en Église… Parfois nous parlons « entre nous » avec un esprit critique, mais prenons-nous le temps et la forme pour en parler plus largement et avec les différents responsables ?
Nos évêques y travaillent et, pour nous, l’évêque de Pontoise essaye d’y oeuvrer dans sa façon d’être et de gouverner. Il ne cesse d’encourager les prêtres et particulièrement les curés pour qu’ils organisent des « assemblées paroissiales ».
Elles permettent, sur un thème choisi, de donner la parole à chacun. C’est un lieu privilégié pour chercher ensemble des pistes pour la vie de la communauté chrétienne et la vie de l’Église.

Dans notre communauté chrétienne nous avons vécu deux petites assemblées paroissiales avant l’été. Nous réalisons aussi des repas fraternels afin de mieux nous connaître et permettre une plus grande liberté de parole ; de permettre aussi qu’émergent des questionnements et des interpellations… Mais, comme dans l’Église, il reste un grand chemin à faire par chacun.
Le pape François propose à tous les membres de l’Église de prendre le temps et les moyens de s’écouter mutuellement. À travers cette écoute mutuelle dans la durée, il nous invite à entendre ce que l’Esprit Saint
réalise et invite à réaliser dans l’Église. C’est ce qu’il appelle « la synodalité » ! Nous comprenons bien que les enjeux sont importants pour la vie et la transmission de la Bonne Nouvelle aux nouvelles générations.
Nous allons participer, comme toutes les communautés paroissiales, à la préparation du synode de Rome en 2023.

6 février : « Prière pour la paroisse »

Dieu notre Père, il est juste et bon de te bénir et de te rendre grâce pour la communauté chrétienne du Plessis-Bouchard et pour tous les habitants de la paroisse. Il est juste et bon de reconnaître et d’accueillir les dons de la nature et de la grâce que tu as déposés en chacun par la main de ton Fils Jésus-Christ.

Que ton Esprit Saint renouvelle profondément les habitants et les activités de cette paroisse. Que la séduction de l’esprit mauvais ne puisse pas avoir prise sur la communauté chrétienne, sur ceux qui vivent et travaillent au Plessis-Bouchard et à Franconville et sur les responsables de la vie sociale, politique, religieuse et économique.

À la suite de Jésus-Christ, « qui est passé au milieu des hommes en faisant le bien », que nous puissions nous rendre proches des personnes fragilisées par la vie ; que nous sachions jour après jour offrir ta paix aux croyants des autres religions et aux non-croyants.

Avec la simplicité d’un cœur qui aime, apprends-nous, Père, à offrir en partage le trésor de la foi qui fait notre joie de vivre et notre espérance. Que l’Esprit de Pentecôte nous pousse « à proclamer les merveilles de Dieu » à ceux et celles qui nous entourent.

Il n’y a pas de plus belle offrande et adoration que « de faire mémoire » de ton Fils Jésus-Christ en t’offrant son sacrifice pour « la nouvelle et éternelle Alliance ». Il n’y a pas de plus belle offrande et adoration que de nous tenir ensemble, avec la Vierge Marie et tous les saints, au pied de la croix pour nous unir à son offrande en célébrant la Sainte Eucharistie « pour le salut du monde ». Oui, Seigneur, que notre charité atteigne ainsi sa perfection : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. »

Comme Jésus nous le demande, nous te prions, Père, pour que tu fasses lever des vocations de prêtres, religieux et religieuses, laïcs consacrés et couples

Cette prière que tu as inspirée à ton serviteur si facilement démuni, Père riche en miséricorde, tu sauras l’exaucer « bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer et désirer » ; alors, avec Notre Dame du monde entier, saint François de Sales, saint Nicolas, nos anges gardiens et tous les saints, nous chanterons d’un seul cœur tes louanges ici-bas et dans la plénitude de ton Royaume en paradis par Jésus-Christ notre Seigneur.                                                                                                                                                                     Amen

30 janvier : « Montrer du doigt »

Un ami prêtre aime à dire que lorsque l’on montre du doigt quelqu’un, les autres doigts sont tournés vers nous et nous accusent…
C’est vrai que le geste n’est pas très beau, il est parfois pratique mais, désignant une personne, il porte en lui
quelque chose d’accusateur.
Celui qui pointe du doigt quelqu’un se met consciemment ou non dans une position supérieure par rapport à la
personne qu’il désigne…

Saint François d’Assise, le saint patron de Saint-François-de-Sales, s’est aperçu de cela dans son chemin de conversion. Il s’est méfié de cette attitude de jugement et de condamnation des autres.
Il aurait pu, à bon droit, le faire contre le clergé et les religieux de son temps. Ils recherchaient la richesse et le pouvoir, leur moralité laissait vraiment à désirer. D’autres, à son époque, qui aspiraient à une réforme de l’Église se sont mis en opposition, pointant du doigt et accusant… Ils ont pour la plupart été à l’origine de groupes religieux qui ont quitté l’Église et ont dévié en bien des domaines. Nous pourrions nommer les Cathares, les Iluminatis… St François d’Assise a su rester clairvoyant sur les déviances des hommes d’Église, tout en gardant un regard de foi sur leur vocation, et pour les prêtres, sur le fait que Jésus passait par eux pour rejoindre les fidèles. « C’est de leur main que je reçois le Corps du Christ ». Cela demande une foi profonde ! Cela demande aussi d’avoir conscience que chacun de nous est un « pauvre » marqué par bien des bizarreries, des limites, des aveuglements et bien faible devant la tentation… C’est cette conscience d’être « des pauvres pécheurs » qui permet d’éviter de juger, de condamner, de coller une étiquette… d’éviter l’esprit des pharisiens. Comment participer au renouveau de notre Église, de nos communautés paroissiales, sans d’abord s’engager plus avant sur ce chemin ? Ce chemin a fait de François « le frère universel » jusqu’à aujourd’hui…

Animé de cet esprit, saint François de Sales a su être bienveillant et amical avec les protestants et avec certains d’entre eux qui n’étaient pas amicaux. Il a su regarder plus profondément ce qui les animait. Il a su mettre de côté ses peurs et ses blessures d’amour propre. Il a su faire confiance en la grâce de Dieu offerte par le Christ Jésus. N’est-ce pas cet esprit que nous sommes appelés à développer lorsque nous parlons politique, religion, identité, immigration, vaccination et… N’entrons pas dans le jeu des médias et des hommes politiques. Gardons avant tout l’Esprit du Christ :

23 janvier : Regards sur la communauté paroissiale

À l’occasion de la fête patronale de notre paroisse j’aimerais partager avec vous quelques regards sur l’oeuvre de Dieu au sein de la communauté paroissiale. Ce sera une façon de rendre grâce pour l’intercession de St François de Sales auprès du Seigneur, pour sa présence à nos côtés.

  1. Ce qui reste la plus grande source d’émerveillement et d’espérance c’est le nombre d’adultes qui demandent à
    devenir chrétiens. Et depuis quelques mois, d’adolescents… Nous avons besoin de votre prière, mais aussi de votre aide
    pour les accueillir et les accompagner !
  2. Lors des deux dernières années pastorales, de nombreuses personnes ont rejoint notre communauté chrétienne. Depuis septembre, un reflux se fait sentir. Sans doute lié à la fatigue de nombreuses familles suite au virus et peut-être aussi suite au rapport sur les crimes sexuels dans l’Église. Cela reste un point d’attention, de prière et d’espérance.
  3. « Un fil vert » guide notre année pastorale. Nous sensibiliser davantage à une façon chrétienne de vivre la transition écologique et y participer en tant que communauté chrétienne. La fraternité saint François d’Assise nous y aide (temps de l’Avent, panneau à l’entrée de l’église…). Cette « écologie intégrale » passe par le développement de la fraternité et de relations plus simples entre nous. C’est ce qui nous a été donné de vivre au cours du repas avec notre évêque en septembre et au cours d’un autre repas début décembre.
    Mais cette « transition » s’est aussi manifestée dans la façon de vivre l’autorité et le rapport à l’autorité. Des responsables d’équipes (Éveil à la foi, Catéchuménat, Équipe d’animation pastorale…) ont pu s’ouvrir à la dimension diocésaine et revenir avec des propositions pour dialoguer avec le curé… Ce fut une joie pour moi, d’autant que cela nous a été donné par l’Esprit Saint. Cette « écologie intégrale » passe aussi par la consolidation de l’accueil fraternel Ozanam du samedi matin. C’est un lieu paisible et joyeux, un lieu créatif où se retrouvent six à huit personnes
    fragilisées par la vie.
  4. Un autre aspect de l’oeuvre de la grâce de Dieu consiste en une plus grande maturité ecclésiale des personnes et des équipes qui se sont mises en route depuis quatre ou cinq ans. Les membres de l’équipe d’animation pastorale s’en réjouissent et espèrent que, petit à petit, se constitue « un socle » pour porter ensemble la mission confiée par Dieu à notre communauté paroissiale : porter « l’évangile du salut » à nos proches.

16 janvier : Regard sur saint François de Sales, par le pape Benoit XVI

Né en 1567 dans une région frontalière de France, il était le fils du Seigneur de Boissy, antique et noble famille de Savoie… Sa formation fut très complète. Dans sa jeunesse équilibrée, réfléchissant sur la pensée de saint Augustin et de saint Thomas d’Aquin, il traversa une crise profonde qui le conduisit à s’interroger sur son salut éternel et sur la prédestination de Dieu à son égard, vivant avec souffrance, comme un véritable drame spirituel, les questions théologiques de son époque. Il priait intensément, mais le doute le tourmenta si fort que pendant plusieurs
semaines, il ne réussit presque plus à manger et à dormir. Au comble de l’épreuve, il se rendit dans l’église des dominicains à Paris, ouvrit son coeur et pria ainsi :
« Quoi qu’il advienne, Seigneur, toi qui détiens tout entre tes mains, et dont les voies sont justice et vérité; quoi que tu aies établi à mon égard… toi qui es toujours un juge équitable et un Père miséricordieux, je t’aimerai Seigneur (…), j’aimerai ici, ô mon Dieu, et j’espérerai toujours en ta miséricorde, et je répéterai toujours tes louanges… Ô Seigneur Jésus, tu seras toujours mon espérance et mon salut dans la terre des vivants » (I Proc. Canon., vol. I, art. 4).

François, âgé de vingt ans, trouva la paix dans la réalité radicale et libératrice de l’amour de Dieu… Ainsi, il trouva la
paix… il aimait Dieu simplement, il s’abandonnait à sa bonté. Et cela sera le secret de sa vie qui transparaîtra dans son oeuvre principale : le Traité de l’amour de Dieu.
Évêque d’un diocèse pauvre et tourmenté, dans un paysage de montagnes dont il connaissait aussi bien la dureté que la beauté, il écrivit: « [Dieu] je l’ai rencontré dans toute sa douceur et sa délicatesse dans nos plus hautes et rudes montagnes, où de nombreuses âmes simples l’aimaient et l’adoraient en toute vérité et sincérité ; et les chevreuils
et les chamois sautillaient ici et là entre les glaciers terrifiants pour chanter ses louanges »

(Lettre à la Mère de Chantal, octobre 1606, in Oeuvres, éd. Mackey,t. XIII, p. 223).

9 janvier : Tous appelés à la sainteté du Christ

Saint François de Sales, le saint patron de notre paroisse que nous allons fêter dimanche 23 janvier, affirme avec force que la sainteté n’est pas réservée à quelques-uns. Elle est pour tous les baptisés. Elle s’exprimera de façons différentes suivant notre caractère, notre milieu social, les activités que nous accomplissons. C’est bien ce que nous enseigne l’apôtre saint Paul quand il écrit aux Thessaloniciens :
« Ce que Dieu veut : c’est votre sanctification. » (I Th 4, 3)
C’est bien pour cela que le Fils éternel du Père « s’est fait chair ». Sa Sainte Humanité devient la source de
sanctification de chacun et chacune de nous. L’Esprit de sainteté attire au Christ de plus en plus d’adultes. Leur vie en est renouvelée, sanctifiée ! Petit à petit, ils se préparent à entrer plus avant dans cette expérience en participant à la vie de l’Église, en célébrant l’eucharistie dominicale. Un jour, ils recevront la grâce « d’être plongés » entièrement dans la vie du Christ et ouverts à cette « vie nouvelle » des fils et des filles de Dieu.
Leur expérience renouvelle notre façon « un peu habituée, voir endormie » d’envisager notre vie de baptisés. C’est une
grâce inestimable que vit notre communauté chrétienne !
De cette fête du Baptême du Seigneur nous pouvons retenir deux enseignements :

  1. Le Christ s’abaisse et confesse nos péchés en venant se faire baptiser par Jean d’un baptême de repentance. Il prend ainsi le chemin de la croix afin de réconcilier les hommes avec son Père.
    Comment avancer à la suite du Christ, comment progresser dans la communion du Père et du Fils et de l’Esprit Saint sans chaque jour vivre avec le Christ cette démarche de repentance ? Comment ne pas entendre « l’appel à se laisser réconcilier avec Dieu » (II Cor 5, 20) en célébrant fréquemment le sacrement de la confession ?
  2. Ce n’est qu’une fois cette démarche faite que Dieu donne à voir qui il est, ainsi que son Amour pour le Christ : « Tu es mon Fils bien aimé, tu es toute ma joie » sur toi repose mon Esprit Saint. (Mt 3, 17) Il en est de même pour nous ! Chaque fois que nous nous reconnaîtrons pécheurs avec un coeur confiant, chaque fois nous serons renouvelés dans la grâce de notre baptême, de notre confirmation et de notre communion avec le Christ.
    Pourquoi attendre pour vivre cette grâce ?

2 janvier : Noël et le combat pour la vie

Depuis quelques années, dans l’église St François de Sales, la croix du Christ apparaît derrière la crèche. Ce n’est pas fortuit ! Les cantiques de Noël évoquent le lien étroit entre le mystère de l’incarnation et celui de la rédemption (« De la crèche au crucifiement … »).

Le lendemain de la solennité de Noël, l’Église fête le martyr de Saint Etienne, premier à donner sa vie en confessant l’humanité divine du Christ. Le 28 décembre l’Église fête le martyr des Saint Innocents, mis à mort par le roi Hérode en espérant ainsi faire mourir le Christ Jésus. Le saint Évangile nous fait comprendre que le Fils éternel du Père s’incarne afin d’affronter avec notre humanité les puissances démoniaques et la mort. Dieu ne veut pas sauver l’Humanité « de haut », mais en lui permettant de participer à ce salut. C’est là que s’exprime la grande délicatesse de Dieu à notre égard.

           Ce que nous apprenons de ce mystère et qui pour nous deviens petit à petit une règle de vie, une façon d’être par la grâce du Saint-Esprit c’est entre autres :

1 Notre ennemi ne sera jamais une personne humaine, un groupe humain. Notre ennemi c’est « le Diviseur », (en grec « Diabolos ») celui qui fait que nous nous opposons avec haine et violence. ATTENTION aux discours politiques qui cherchent à nous dresser les uns contre les autres. A ces discours qui attisent la peur – la peur de l’autre !

2 Nous avons des adversaires, nous avons des personnes et groupes humains qui ne cherchent que leurs intérêts. Ils sont prêts à tout pour cela ! « La fin justifiant les moyens ». Nous devons leur résister, nous devons les combattre dans l’Esprit du Christ. C’est-à-dire en commençant par les respecter, en mettant en lumière leurs erreurs et leurs mensonges, en démasquant la part d’hypocrisie et de manipulation. En Jésus-Christ « Amour et Vérité se rencontrent »

3 Comment le faire sans reconnaître que nous partageons la même humanité avec ses grandeurs, mais aussi ses failles, ses ambiguïtés et ses compromissions. Il y a une façon d’accuser les autres, et de mettre en cause leurs intentions qui peut devenir une condamnation contre nous-même !

Le Christ nous apparait « Bon et Ami des Hommes », pour autant il n’a pas peur de dénoncer le Mal, de le regarder en face. Il peut avoir des attitudes très fermes, des paroles rudes … Mais toujours son but et de permettre à ces interlocuteurs « de venir à la lumière », « de faire la vérité » et ainsi de s’orienter sur un chemin de vie… Pour cela il risque sa vie !

Voilà peut-être un chemin pour entrer dans la grâce de la Nouvelle année ?

26 décembre : « Venez, adorons le Seigneur dans le petit enfant dans la crèche »

Nous avons la chance de pouvoir contempler le mystère de la Nativité du Seigneur à travers quatre crèches : à St-Nicolas, à St-François-de-Sales, sur le parvis de cette église et dans le bureau d’accueil du presbytère. Chacune, avec
des personnages différents et une décoration spécifique. Merci à ceux et celles qui ont conçu et réalisé ces crèches (baptisés ou non, adultes et enfants).
Chacune à sa façon nous conduit à contempler « le grand mystère » et « nous transporte » intérieurement.

En attendant la naissance du Fils éternel du Père en notre chair, à la place de l’Enfant Jésus, il y a une Bible. Plusieurs se demandent pourquoi ? Un jeune collégien a répondu en disant : « car dans la Bible il y a toute l’histoire de

Jésus ». Une autre personne a dit : « car dans la Bible, il y a toutes les promesses annonçant la venue du Messie, du Christ ». Leila qui est catéchumène a dit : « parce que la Parole de Dieu s’est faite chair en Jésus ». En effet nous entendrons le jour de Noël la proclamation du début de l’évangile selon St Jean. Il y sera dit :
« ET LE VERBE S’EST FAIT CHAIR ET IL A HABITÉ PARMI NOUS, ET NOUS AVONS VU SA GLOIRE, LA GLOIRE QU’IL TIENT DE SON PÈRE COMME FILS UNIQUE, PLEIN DE GRÂCE ET DE VÉRITÉ. » (Jean 1, 14)

« La crèche sur le parvis est empreinte d’une grande douceur ». Elle a été peinte au cours du confinement de l’an dernier par Céline Doudelle, Chantal Callet et Dominique Rosier. Offerte à la vue des passants, elle attire le regard et peut aider à accueillir la paix du coeur, la paix de Noël. Prions pour celles et ceux qui se laissent attirer par sa beauté et le mystère qu’elle donne à voir.

Les deux crèches qui sont dans les églises veulent manifester l’harmonie entre toute la création, la nature et la naissance du Fils de Dieu en notre chair. La nature à été créée, préparée pour accueillir le Fils unique du Père éternel. Il vient rétablir l’harmonie entre les hommes et toute la création. C’est bien ce qu’a voulu dire le prophète Isaïe 66, 17.25 : « Le loup et l’agneau auront même pâture, le lion, comme le boeuf, mangera du fourrage ; le serpent, lui, se nourrira
de poussière. Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte, – dit le Seigneur. » (Voir aussi Romains 8, 18-22)
Que la grâce des célébrations du mystère de la Nativité du Seigneur vous comble de paix et d’espérance. Que cette grâce soit source d’une joie si profonde que les difficultés du quotidien et les souffrances de la vie en deviennent plus légères. Paix à vous et gloire à Dieu !

19 décembre 2021 : une météo d’Église bien mouvementée

Nous sommes bien bousculés, catholiques de France, avec les conclusions du rapport Sauvé sur les abus et les crimes sexuels au sein de l’Église de France, sur la démission de Mgr Aupetit.

Les jeunes parents sont encore plus préoccupés et se demandent comment exercer mieux leur vigilance sans entrer dans un soupçon systématique. Chacun se pose des questions tant sur la façon dont notre Église est gouvernée, que sur la façon de vivre des prêtres. La question du célibat des prêtres revient avec force.

En quelques mots comment répondre à de telles questions ? Nous savons tous que les réponses ne pourront venir qu’à travers un processus de mûrissement et l’expression vraie de chacun et chacune de nous. Il nous faut laisser le travail de l’Esprit de Dieu venir évangéliser nos prises de position, les bousculer… et leur faire trouver la perspective même du Seigneur. Sachant que cette perspective sera à la fois profondément humaine et mystique. L’un ne pouvant aller sans l’autre, comme dans les Évangiles !

Pour saint Ignace de Loyola, quand la vie d’un disciple du Christ est bousculée par des tensions, des tentations, des remises en cause… c’est que le disciple est vraiment vivant, qu’il cherche vraiment à progresser dans sa communion avec le Seigneur. Malgré les apparences, c’est lorsque la météo de notre Église est bien mouvementée que nous pouvons être certains qu’elle est animée par l’Esprit du Christ. En effet l’Esprit du Seigneur met en lumière les péchés, les résistances afin que nous puissions en être purifiés, libérés… « L’ennemi de la nature humaine », lui,  essaie de nous décourager en mettant sur notre chemin des obstacles ; il cherche à mettre de la confusion, du doute. Il cherche à troubler les esprits.

Pour avancer et garder la paix, l’espérance au sein d’une météo mouvementée, il est bon de cultiver quelques attitudes. Nous les trouvons dans le saint Évangile et dans la vie des saints et des saintes

Renouveler fréquemment notre confiance en Dieu.

Lors de l’évènement de la tempête apaisée, le Christ dit aux disciples « Ayez confiance, c’est moi, ne craignez pas. » (Mt 14, 28) Jésus est au cœur de la tempête comme un refuge, une ancre…

  • Tant que Pierre, animé par cette confiance, regarde le Christ il ne sombre pas et marche sur les eaux. « Pierre descendit de la barque, marcha sur les eaux et vint vers Jésus » (Mt 14, 29).
  • Lorsque Pierre se laisse fasciner, sidéré par la tempête il s’enfonce… Alors il crie, il fait la vérité et dit : « Seigneur, sauve-moi ! » (Mt 14, 30).

Qu’en ces fêtes de la Nativité du Seigneur qui approchent, nous ayons la grâce de cultiver ces trois attitudes. Nous pourrons ainsi être renouvelés par Dieu, dans la paix du Christ.

12 décembre 2021 : Le réalisme de la foi

Le réalisme lié à la foi chrétienne peut déranger certains croyants. En effet, ce réalisme conduit à regarder en face ce qui va bien et ce qui ne va pas bien. En s’approchant de nous avec bienveillance, le Christ nous aide à prendre conscience de notre dignité. Il nous aide aussi à faire la vérité sur nos déviations, sur les situations où nous laissons l’esprit mauvais nous inspirer. C’est toujours un peu rude à vivre !
Et pourtant, à chaque fois que nous acceptons de venir à la lumière, grandissent en nous la liberté, la paix et la
joie, grandit en nous la capacité de nous laisser aimer et d’aimer davantage…

En ce temps de l’Avent, nous allumons des bougies, une pour chacune des quatre semaines qui nous préparent à célébrer le mystère de l’incarnation du Seigneur. Est-ce simplement folklorique ? Est-ce simplement une évocation affective de notre enfance ?

N’est-ce pas plutôt un appel à se tourner vers le Christ, Lumière née de la Lumière.
Douce Lumière qui réconforte et approfondit la communion. Douce lumière qui nous permet de confier à Dieu cette partie obscure de nous-mêmes…
Quelle libération et quel renouvellement une fois que nous avons accepté d’avancer sur ce chemin !
Acceptons le côté « bancal » de nos vies. Acceptons d’être imparfaits et à certains moments d’avoir fait des « faux pas ».
Reconnaissons-le afin de goûter combien le Seigneur reste bon et fidèle envers nous, envers son Église. C’est sans doute une des étapes nécessaires pour vivre de façon renouvelée et plus mûre les célébrations de la Nativité
du Seigneur.

C’est dans cet esprit que chaque baptisé catholique est invité à rencontrer le Christ à travers le ministère d’un prêtre. Dans ce dialogue peuvent être déposés les joies et les peines, les combats et les grâces. Puis, à un moment,
ce qui a déplu à Dieu et qu’on appelle les péchés. Alors le sacrement de la réconciliation permet d’être « replongé » dans la grâce du baptême avec toute la force et le dynamisme d’un renouveau…
Il est possible de célébrer ce sacrement une heure avant les messes dominicales.

5 décembre : « Être envoyés « 

Jésus est l’envoyé du Père. Toute sa vie est en référence au Père : « ma nourriture est de faire la volonté du Père » dit-il dans l’Évangile. Nous rappeler cela nous conduit au mystère de l’incarnation. Le Fils éternel de Dieu, égal à Dieu, a quitté « la gloire qui l’égalait à Dieu pour se faire homme. » (Philippiens, chapitre 2)Dans un passage de l’Évangile, il dira aux Apôtres (c’est-à-dire « les Envoyés ») « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jean 20, 21). Et à travers eux c’est toute l’Église, tout le Peuple de Dieu qui est envoyé. C’est chacun et chacune de nous. C’est bien ce que désire nous rappeler la nouvelle traduction du missel romain quand, après la bénédiction, il propose la formule suivante pour l’envoi : « Allez porter l’Évangile ».

Les trois sacrements de l’initiation chrétienne nous unissent intimement au Christ ; à son être, à sa vie et à sa mission. Le sacrement de l’eucharistie est aussi appelé communion. Son renouvèlement, chaque jour, chaque dimanche,
témoigne que nous n’avons jamais fini d’entrer plus avant dans l’intimité du Seigneur et de nous découvrir frères et sœurs.

C’est à partir de cette expérience du Peuple de Dieu que chacun et chacune de nous entend l’appel et la responsabilité à « sortir ». Oui à « sortir » pour rejoindre nos proches, ceux et celles que nous croisons chaque jour, et leur témoigner combien Dieu les aime comme un tendre Père. C’est cette expérience qui conduit notre vie chrétienne à la maturité
de l’Esprit, comme au jour de la Pentecôte « Les Apôtres proclamaient à la foule les merveilles de Dieu » (Actes 2).
Comment être unis au Christ par le sacrement de l’eucharistie sans se laisser brûler de son Amour sauveur pour les Hommes ? Comment être en communion avec le Christ sans être animé par son Esprit
Saint qui le conduit à chercher la brebis perdue ? Pour cela il nous faut « sortir » de certaines de nos contraintes de temps, de respect humain, de peurs et de réflexes éducatifs. Risquer « de sortir », c’est donner l’occasion à l’Esprit de Dieu d’agir à travers nous et de faire des merveilles…
Une communauté chrétienne est un lieu de ressourcement, oui ! Mais à la mesure où elle est un lieu d’engagement
missionnaire, d’attention au salut de nos proches. Le temps de l’Avent est propice à porter témoignage du mystère de Noël et d’inviter à en goûter sa saveur…

28 novembre : « Une nouvelle traduction du Missel romain »

Depuis de longues années se prépare cette nouvelle traduction du missel qui nous sert à célébrer les messes.
L’objectif premier est de mieux correspondre au missel « typique » voulu par le concile Vatican II. Cela permet de prier dans le monde entier avec les mêmes expressions. C’est important pour manifester l’unité dans la foi. Un autre objectif est de mieux s’adapter à la langue française. Deux autres aspects marquent cette nouvelle traduction : (1) L’introduction « frères et sœurs » à la place de « frères » et (2) l’ajout du mot mystère pour qualifier par exemple l’eucharistie ; ceci afin de nous aider à percevoir que c’est un don qui vient de Dieu dans lequel nous sommes
introduits par la grâce de Dieu. Dans la liturgie de l’eucharistie voici, entre autres, trois changements :

1. La présentation des dons du pain et du vin :
« Tu es béni, Seigneur, Dieu de l’univers : nous avons reçu de ta bonté le pain (le vin) que nous te présentons, fruit de la terre et du travail des hommes ; il deviendra pour nous le pain de la vie. »
R/ « Béni soit Dieu, maintenant et toujours ».

2. L’invitation à la prière pour offrir le sacrifice du Christ :
« Priez, frères et sœurs : que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, soit agréable à Dieu le Père tout-puissant ». R/ « Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice // à la louange et à la gloire de son nom, // pour notre bien et celui de toute l’Église. » L’ancienne formule peut toujours être utilisée. « Prions ensemble au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Église » R/ « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ».

3. L’anamnèse :
« Il est grand le mystère de la foi ! » « Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus, nous proclamons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire » au lieu de « Nous proclamons ta mort … nous célébrons ta résurrection … »

4. L’invitation à venir communier au Corps du Christ :
« Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui enlève les péchés du monde. Heureux les invités au repas des noces de l’Agneau. »
R/ Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir ; mais dis seulement
une parole et je serai guéri. »

Que cela ne nous trouble pas mais nous permette d’approfondir notre foi et notre participation au mystère que nous célébrons. Durant la semaine nous pourrions reprendre ces prières, les méditer et accueillir ce que le Seigneur nous donnera à vivre lors des prochaines célébrations. C’est bien là une façon pour nous de nous rendre disponibles et de vivre la grâce du temps de l’Avent qui nous prépare à l’accueil renouvelé du Seigneur Jésus qui vient nous sauver.

Bonne semaine à chacun et chacune de vous (Voir le site paroissial ou Facebook).

21 novembre : réjouissez-vous, le Seigneur vous aime

« Réjouissons-nous » ! Cette invitation semblera bien provocatrice pour certains d’entre nous qui traversent des difficultés. Elle semble décalée par rapport à la crise profonde qui traverse le monde occidental, la crise migratoire qui bouscule les pays de l’Union européenne. Elle est tout à fait hors de propos si l’on pense à la crise climatique…

Et pourtant l’apôtre saint Paul nous le dit : « Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie. Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées dans le
Christ Jésus » (Galates 4-7).
Lorsqu’il écrit ces mots à la communauté chrétienne de Galatie, tout ne
va pas bien dans le monde de son époque et les chrétiens sont chassés de la synagogue. Lui-même expérimente
plusieurs persécutions…

Cette grâce de trouver la paix intérieure alors que le monde, notre Église et parfois même nos existences
quotidiennes sont bousculés… Cette grâce de trouver la paix nous vient du Christ Sauveur. Paul et combien
avec lui et jusqu’à aujourd’hui font cette expérience ! Jésus-Christ est proche de nous, sa présence nous réjouit
car elle apporte force et réconfort. Elle est certitude de pouvoir sortir victorieux de l’épreuve. « La joie du
Seigneur » c’est celle « d’être ressuscité et glorifié à la droite du Père ». C’est cette joie qu’il donne en partage à
l’humanité.

LE TEMPS LITURGIQUE DE L’AVENT (qui débutera dimanche prochain) nous offre la grâce d’entrer plus avant dans cette expérience. Nous pourrons, si nous le voulons, commencer par faire mémoire des moments de paix intérieure, et de paix entre nous. Nous y découvrirons l’action de l’Esprit Saint, l’Esprit qui nous est donné par Christ Seigneur.
Nous pourrons aussi élever fréquemment notre cœur vers la présence du Christ tout au long de nos activités quotidiennes. Nous nous réjouirons de sa présence à nos côtés ! Nous pourrons aussi, avec Lui et pour Lui, chercher à
manifester sa bonté à ceux et celles que nous côtoyons habituellement. Et tout ce qui entretient la tristesse, les tensions et les antagonismes nous pourrons, en y résistant avec l’aide du Christ, le lui confier dans le sacrement du pardon des péchés.
Le Seigneur vient pour sauver notre monde et notre planète, il vient nous libérer de nos tendances égoïstes qui nous replient sur nous-mêmes et nous laissent insatisfaits. « Soyons dans la joie, le Seigneur est proche » !

14 novembre : merci aux évêques

Extrait du journal La Croix en ligne du 8/11/2021 (le titre de cet édito est du père Guillaume Villatte)

Quatre mesures à effet immédiat ont été prises par les évêques lors des votes de l’assemblée lundi 8 novembre. C’est Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, (…) qui a souligné, lors d’une conférence de presse l’après-midi même, « le caractère décisif » de la semaine passée et présenté les décisions prises à une très large majorité.
« Un pas a été franchi devant Dieu et les fidèles, a expliqué Mgr de Moulins-Beaufort. Nous avons reconnu la responsabilité institutionnelle d’un système ecclésiastique perverti qui a rendu possible la commission de ces crimes ». Après la présentation de l’esprit des décisions lors de son discours de clôture, « il restait à nous mettre en route », a souligné le président de la CEF, évoquant « la forte impulsion de nos invités laïcs de vendredi et samedi, pleine d’énergie, de colère, d’exigence… parfois inquiets de nos éventuelles résistances ».

La première décision porte sur la création d’une instance nationale indépendante pour la reconnaissance et réparation, organisant une indemnisation individualisée. Cette structure est confiée par les évêques à Marie Derain de Vaucresson, qui a longtemps travaillé à la Protection judiciaire de la jeunesse et qui fut défenseure des enfants, adjointe au défenseur des droits de 2011 à 2014.
La deuxième décision porte sur le financement du fonds d’indemnisation ouvert en septembre : «… Les évêques ont décidé d’abonder au fonds en se dessaisissant de biens mobiliers et immobiliers dans leurs diocèses sans recourir à l’argent provenant du denier de l’Église ». (…) Enfin, un emprunt sera souscrit pour permettre de financer rapidement les besoins d’indemnisation.
Troisième décision : les évêques ont fait la demande au pape François d’envoyer des visiteurs qui viendraient faire le point dans chaque diocèse pour évaluer la manière dont est organisée la protection des mineurs.
Enfin, quatrième décision, neuf groupes de travail, pilotés par des laïcs, vont être constitués. (…) Au printemps 2023, un événement synodal réunissant les évêques, les religieux et le peuple de Dieu fera le point sur le processus engagé à moyen et long terme.

Mgr de Moulins-Beaufort a insisté enfin sur le lien avec la société civile :
« Nous ne pouvions progresser qu’en acceptant le regard de la société, alors même que nous étions tentés de traiter ces cas en interne »…. Du côté ecclésial, la création du tribunal pénal canonique à compétence nationale permettra de traiter plus rapidement les dossiers, quand il sera mis en place ».

7 novembre : les évêques de France

C’est une rude semaine que nos évêques viennent de passer à Lourdes ! Analyser, et commencer à prendre des décisions importantes pour faire face à la crise des crimes et abus sexuels dans l’Église en France. Chaque baptisé espère et attend, les communautés chrétiennes avec leurs prêtres attendent… De nombreuses personnes de la société civile attendent… Mais surtout les victimes attendent avec appréhension et espérance.

Au moment où je vous écris, il n’est pas possible de savoir ce que seront les décisions de nos évêques ! Nous savons qu’au cœur de ces décisions, ce sont les victimes et leurs souffrances qui orienteront la façon dont nos évêques échangeront et prendront leurs décisions.
Dans les médias, nombreuses sont les prises de parole de frères et sœurs chrétiens – catholiques ou non – mais aussi
de diverses associations. C’est dire l’importance de la crise, l’attente de réponses bien ajustées. Pour autant, il est important de raison garder ! Il est important de comprendre qu’il faudra du temps pour répondre en profondeur à ce qui a permis une telle crise. Ce temps, cette durée est la garantie d’une vraie conversion et transformation des mentalités et de la façon d’être, de gouverner. Transformation qui ne peut être uniquement celle des évêques, des prêtres, des responsables pastoraux. Comment pourraient-ils changer en profondeur si l’ensemble des communautés chrétiennes, des congrégations religieuses… si l’ensemble des baptisés ne changent pas eux aussi ?

De nombreux évêques, prêtres et responsables pastoraux aspirent réellement à une collaboration plus large et plus profonde avec les membres des communautés chrétiennes. Mais il n’est pas si facile de trouver suffisamment de personnes qui veuillent se former, s’engager et mûrir leur vie chrétienne ! En devenant une minorité, il nous faut réapprendre que l’Église, la communauté chrétienne a besoin que chacun de ses membres se sente responsable de sa vie, de sa vitalité. Cela ne veut pas dire que tous doivent s’engager à l’intérieur de l’Église, mais bien, que tous veillent à la fécondité de la communauté et au bien de ses membres actifs. Trop souvent, chacun est bien content que quelqu’un ait une mission, puis on se désintéresse un peu de ce que vit cette personne, de la façon dont la mission est source de joie, de difficulté… Le manque d’humanité commence à ce niveau !

Peut-être aussi faudra-t-il « mettre la main dans la bourse » pour financer quelques postes bien rémunérés pour des laïcs qui pourront alors donner toutes leurs capacités et exercer des responsabilités plus larges. Cela supposera aussi une formation universitaire. Nos communautés chrétiennes ont tout à y gagner !
Ce qui est certain c’est que le contenu de la foi, de ce que nous croyons de l’Église et des ministères ordonnés ne pourra pas changer. La façon de les vivre, de les mettre en œuvre oui, et ce ne sera pas la première fois dans l’histoire de notre Église ! Restons dans l’Espérance, soyons disponibles à changer de mentalités et de façons de faire. Restons fermes et fidèles, confiants qu’à travers cette épreuve dramatique le Seigneur nous conduit vers une renaissance. Il est notre pasteur, nous sommes son Église ! Ce sont son honneur et son œuvre de salut qui sont en jeu !

31 octobre : sommes-nous destinés à être saints ?

La question est peu banale ! Très vite nous allons répondre que cela n’est pas pour nous. En effet nous sommes bien imparfaits et limités. Cela est réservé à quelques personnes exceptionnelles… Cette réponse bien naturelle est fausse. Fausse, parce que trop naturelle et pas enracinée dans la foi ! Voilà ce que nous dit le Seigneur dans la Sainte Écriture : « Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification. » (I Thessaloniciens 4, 3)

Toute l’œuvre du Fils unique de Dieu, depuis son incarnation dans le sein de la Vierge Marie jusqu’à sa passion, sa mort et sa résurrection, a pour but :

de « nous relever par son pardon »,
de « nous purifier par sa justice »,
de « sanctifier par le don de son Esprit Saint »
et enfin « de nous glorifier avec lui auprès du Père en paradis ».

La question pour nous est de savoir si nous croyons en cette volonté de Dieu sur nous. Si nous croyons qu’il nous en donne les moyens et si nous désirons avancer sur ce chemin… Dans ses lettres, l’apôtre St Paul appelle les baptisés : « les saints ». Non qu’ils soient déjà arrivés à se laisser pleinement revêtir de la sainteté du Christ, mais que c’est leur vocation, leur appel. Nous pourrions aussi ajouter que c’est notre mission au milieu du monde.

La première chose à faire est de se tourner chaque jour vers le Christ, notre Seigneur, et de lui demander qu’agisse en nous, avec puissance, l’Esprit Saint. Cette prière fervente et constante sera accompagnée par des petits actes (intérieurs et extérieurs) où nous chercherons davantage à faire le bien et à résister à nos penchants mauvais.

La deuxième chose importante pour avancer sur ce chemin, c’est d’offrir du temps à Dieu pour se nourrir de sa parole (dans la Bible) chaque jour (seul ou en famille). Cette parole de Dieu nous la voyons aussi mise en œuvre dans la vie des saints et des saintes (par des lectures, des vidéos…).

La troisième chose nécessaire est de venir puiser, régulièrement et fréquemment, aux grâces que Dieu nous offre à travers les sept sacrements de la foi. À travers chacun d’eux, nous puisons les trésors qui sont dans le cœur du Christ et nous sommes davantage unis à lui, à sa force pour aimer et résister au Mal.

« Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit : Vous serez saints, car je suis saint » (I Pierre 1, 15-16).

24 octobre : synodalité ?

« Le 18 septembre 2021, salle Paul VI au Vatican, le pape François s’est adressé aux fidèles du diocèse de Rome reçus en audience. Il a décrit le processus synodal (d’octobre 2021 à octobre 2023), et souligné l’importance des diocèses dans ce processus. Un chemin autour du thème « POUR UNE ÉGLISE SYNODALE : communion, participation et mission », « qui implique toute l’Église », « l’ensemble du peuple de Dieu », a-t-il déclaré. Cardinal, évêques auxiliaires, prêtres,
religieux, laïcs… « Tous doivent s’écouter entre eux », a affirmé le pape François. « S’écouter, se parler et s’écouter. » Pour lui, « Il ne s’agit pas de recueillir des opinions » car « ce n’est pas une enquête ». « IL S’AGIT, EN REVANCHE, D’ÉCOUTER L’ESPRIT SAINT… »
« La synodalité exprime la nature de l’Église, sa forme, son style, sa mission. » Et, de relever que le mot « synode » contient tout ce dont « nous avons besoin pour comprendre : « marcher ensemble » ». Le pape François de s’inspirer longuement du livre des Actes des Apôtres, histoire d’un chemin durant lequel « la Parole de Dieu et les personnes qui accordent attention et foi à cette Parole, marchent ensemble ». « Tout le monde est protagoniste, a-t-il indiqué, personne ne peut être considéré comme un simple figurant ». Cette route suivie dans les Actes des Apôtres « n’est pas seulement en mouvement en raison des lieux géographiques qu’elle traverse » (Jérusalem, Samarie, Judée, Asie mineure… jusqu’à Rome), a-t-il cependant tenu à souligner. Elle exprime également une « inquiétude intérieure ». « Si un chrétien ne ressent pas cette inquiétude intérieure, s’il ne la vit pas, il lui manque quelque chose », a-t-il poursuivi. « OR, CETTE INQUIÉTUDE INTÉRIEURE NAÎT DE LA FOI ET NOUS INVITE À ÉVALUER CE QU’IL CONVIENT DE FAIRE, CE QU’IL FAUT GARDER OU CHANGER ». Cette histoire nous enseigne « que rester immobiles ne peut être une bonne condition pour l’Église », a insisté le pape François. Le mouvement étant la conséquence « de la docilité à l’Esprit Saint qui est le réalisateur de cette histoire… » (extrait d’un grand dossier du journal La Croix).

Dimanche 17 octobre dans l’après-midi, notre évêque avec des prêtres et des laïcs a ouvert la dimension diocésaine de
ce synode. Nous aurons à y participer d’ici fin décembre. L’équipe d’animation pastorale va se saisir de cette question.

17 octobre : La gouvernance dans la paroisse ?

Suite à la remise du rapport de la CIASE sur les abus sexuels dans l’Église, on parle beaucoup d’un changement de gouvernance dans l’Église et pour cela d’un changement de regard sur le ministère des prêtres, des évêques… C’est bien tôt pour savoir ce qu’il faut changer ; lire Luc 14, 31.
On rapporte du grand évêque saint Augustin l’expression suivante : « Si ce que je suis pour vous m’épouvante, ce que je suis avec vous me rassure. Pour vous, en effet, je suis l’évêque ; avec vous, je suis chrétien. Évêque, c’est le titre d’une
charge qu’on assume ; chrétien, c’est le nom de la grâce qu’on reçoit. Titre périlleux, nom salutaire. » (Sermon 340,1) Notre évêque aime dire souvent qu’il désire être pour nous à la fois, évêque, frère et ami.
En m’inspirant de ces paroles et de la richesse de relation qu’elles expriment j’aimerais dire qu’un prêtre, et particulièrement un curé, est pour les habitants de sa paroisse, les membres de la communauté chrétienne : « un père », « un frère » et « un disciple du Christ ».

 « Un père » car il a été établi par le sacrement de l’ordre pour manifester le Christ qui est l’icône parfaite du Père. Celui qui engendre la vie nouvelle dans l’Esprit Saint à travers sa mort et sa résurrection. Par l’exercice du ministère sacerdotal et quelle que soit sa faiblesse, tout prêtre manifeste et rend présent le Christ qui sauve et nous ouvre les portes du monde de Dieu, le Royaume de Dieu.

 « Un frère » car, lui aussi, il est avant tout baptisé et se situe devant Dieu comme un fils au milieu des autres, uni à Jésus le Fils unique du Père. Ensemble nous faisons l’expérience « du grand amour » de Dieu pour nous. Évêque ou prêtre nous avons besoin d’un autre prêtre pour vivre pleinement cette dimension !

 « Un disciple du Christ », c’est-à-dire qui marche derrière le Seigneur, se laisse enseigner. Comme les autres disciples il fait face à ses limites, ses incompréhensions, sa lenteur à croire et au poids de son péché. Sans cesse, il est appelé à une confiance et un amour plus grands. Sans cesse, il invoque le don de l’Esprit Saint pour grandir dans la communion du Seigneur et de son Église.

Nous trouverions dans la vie de saint Paul, à travers ses lettres,de nombreux exemples de ces trois types de relations entre lui, l’apôtre, et les membres des communautés chrétiennes qu’il a fondées. Il nous faut mieux équilibrer ces trois dimensions de la vie et du ministère des prêtres. Cela dépend du caractère de chacun ! Cela dépend aussi du climat d’une communauté chrétienne et de la façon dont chacun de ses membres accepte et cherche à vivre ces trois dimensions dans sa relation avec le curé. Mais cela va aussi demander une transformation dans l’organisation de la vie des communautés chrétiennes et des prêtres… Y sommes-nous prêts ?

10 octobre : « Effroi, douleur et honte »

Déjà il y a deux ans et demi, nous avions été sidérés. Que dire aujourd’hui ? Ce n’est que petit à petit que les mots viennent et avec les mots des attitudes. Ce ne peut être que le commencement d’un chemin de transformation. Il me faut essayer, pour vous, de dire quelque chose…

 J’ai à me convertir personnellement et comme curé de paroisse. Les membres des communautés chrétiennes ont à se convertir ainsi que les évêques. Il y a des choses profondes à changer dans le mode de fonctionnement de l’Église.
Il me semble qu’il va nous falloir du temps ; c’est trop tôt pour dire quoi et comment exactement. Nous avons besoin d’être éclairés et de mûrir ce chemin de conversion. Une conversion si profonde demande du recul, du temps et l’accueil de la grâce de Dieu. Cela ne se fait pas par décrets, force du poignet et volonté propre.
Et pourtant il nous faut aussi un esprit de force et de détermination !

 Face à tout ce que cela remue en moi, et sans doute en chacun de nous, j’entends le Christ dire à Marthe dans l’Évangile « tu t’inquiètes, tu t’agites pour bien des choses… » et Jésus l’invite à entrer dans une attitude d’écoute profonde de la Parole de Dieu. La parole de Dieu passe par l’écoute des victimes et par la façon dont nous nous laissons atteindre. L’écoute de la parole de Dieu passe par le silence et la maturation…

 LA CHAIR DES VICTIMES, C’EST LA CHAIR DU CHRIST EN SA PASSION AVEC LA DÉTRESSE, LE SENTIMENT DE TRAHISON, D’ABANDON ET DE CONDAMNATION. L’HORREUR DE LA PASSION DU CHRIST EST SOUS NOS YEUX !

Saurons-nous être proches comme la Vierge Marie, l’apôtre saint Jean, les saintes femmes au pied de la croix. Où allons-nous mettre à distance cette souffrance de nos frères et soeurs ? Avec les grands priants de la Bible, je voudrais dire :

Seigneur Dieu tu es grand, tu es bon, tu es juste. Nous avons péché avec nos pères, nous avons fait le mal, nous avons mis notre espérance en des choses périssables et nous avons méprisé les enfants et les personnes vulnérables. La honte est sur nous. Nous sommes la risée de nos voisins. Dans ta miséricorde, tu nous donnes avec le pape François et les évêques de France, des pasteurs qui acceptent la vérité et désirent nous conduire sur un chemin de conversion. Oui, béni sois-tu Dieu notre Père, et que l’Esprit Saint envoyé par le Christ renouvelle en profondeur nos vies, nos communautés chrétiennes et nos familles. Oui, Père exauce-nous pour que ton Nom puisse être sanctifié à nouveau à travers ton Église et chacune de nos vies. À toi la gloire et la miséricorde, à nous la honte et le repentir.

3 octobre : « Venez et voyez »

C’est par cette invitation que le Christ répond à deux disciples de Jean-Baptiste qui le suivent et lui demandent « où demeures-tu ? » (Jean 1, 38-39). Nous aussi, nous aimerions connaître davantage le Christ, peut-être même apprendre à le connaître tout simplement. Ou alors vivre une nouvelle rencontre du Christ, nous laisser surprendre par quelque chose de neuf, de renouvelé…
Il y a deux ans, un peu avant la crise sanitaire, une session « VENEZ ET VOYEZ » a rassemblé sur notre paroisse 30 membres de la communauté chrétienne. Le parcours a dû s’interrompre en raison de la Covid, puis a repris en octobre 2020 avec 20 participants. Trois d’entre eux : Jérémie B. qui vient d’être confirmé et communié, Marie-Hélène R. et Marie B. ont le désir de participer à l’animation d’une nouvelle session en novembre 2021.

En effet, l’équipe d’animation pastorale poursuit son projet d’aider les membres de la communauté chrétienne à vivre une expérience commune de foi. Pour cela, la pédagogie de « Venez et Voyez » nous a semblé adaptée : temps pour se poser – prédication (par des laïcs pour la plupart) sur le mystère de Dieu : Père – Fils – Saint-Esprit et échanges en petits groupes. Enfin, pour la dernière soirée, une veillée de prière demandant à l’Esprit Saint de nous envoyer en mission comme il le voudra et déjà, là où nous vivons quotidiennement.
Renouveler ensemble notre expérience de la foi à partir d’une même prédication nous permettra d’approfondir les liens de communion fraternelle. Cela nous permettra d’oeuvrer davantage dans un même esprit et ainsi mieux participer à l’édification de l’Église (« le Corps du Christ »). Cette expérience a porté de très grands fruits dans la vie des participants et dans le renouvèlement de la communauté chrétienne de Cergy depuis plus de 10 ans déjà (plus de 150 participants !).
Je vous invite donc à vous inscrire sans tarder et à demander des renseignements auprès de Marie-Hélène Rocher au : 06 06 99 56 51. Pour participer, il est nécessaire de vivre un court entretien avec un des animateurs de la session. Cela permet de bien vérifier que l’attente correspond à la proposition ; cela permet aussi de donner quelques pistes
pour se préparer. Il est nécessaire de participer à l’ensemble des quatre soirées de 20h15 à 22h30 les mardis 9-16-23-30 novembre dans les salles du Bon Pasteur.

26 septembre : des français parlent d’écologie avec le pape

« La comédienne Juliette Binoche et le jésuite Gaël Giraud font partie de ceux qui ont été reçus, jeudi 3 septembre, par le pape François. Au programme du groupe formé par ces personnalités françaises, croyantes ou non, toutes engagées dans le domaine environnemental et emmenées par le président de la Conférence des Évêques de France, Éric de Moulins-Beaufort : une discussion d’une heure avec le pape sur l’écologie, cinq ans après la publication de l’encyclique Laudato si’.

            À la sortie de cet échange jugé particulièrement profond par les participants, plusieurs d’entre eux, même a priori éloignés de l’Église, se disent « touchés par le message du pape », comme Pablo Servigne, chercheur et l’un des théoriciens de la notion d’effondrement. « J’étais fâché avec l’institution catholique jusqu’à la publication de Laudato si’. Le pape s’est vraiment rendu compte que l’on est au bord du précipice, que c’est une question de vie ou de mort », insiste-t-il. Tout comme la juriste Valérie Cabanes, qui a plaidé auprès du pape François pour qu’il fasse pression sur les chefs d’État du monde entier pour faire reconnaître le crime d’écocide. Ou encore Juliette Binoche, l’égérie du cinéma d’auteur, pour qui Laudato si’ a aussi été, a-t-elle dit, « une révélation ». « Rencontrer le pape c’est une drôle d’histoire, s’étonne-t-elle, manifestement frappée par la force de l’échange. On s’imagine beaucoup de choses, mais quand on le rencontre, il devient un être humain qui essaie de faire ce qu’il peut ».

François a privilégié avec eux un échange libre. « Une partie de la transition écologique, c’est de ne pas perdre de temps, leur a-t-il lancé. Le texte officiel, vous l’avez. Maintenant, je préfère échanger librement avec vous ». Devant le groupe français, le pape a évoqué l’épisode de sa « conversion écologique », dans les années 2010, au cours d’une rencontre avec des Indiens d’Amazonie. Aussi a-t-il fait longuement l’éloge de la sagesse des peuples autochtones, porteurs d’une sagesse particulière. Insistant en particulier sur l’alliance, à ses yeux nécessaire, entre « la tête qui pense, les mains qui agissent et le cœur qui éprouve ».

            Le pape François met l’accent sur l’importance de la conversion écologique, « seule capable de répondre aux défis importants qui se présentent à tous », et notamment « l’inquiétante dégradation » de la planète ».

19 septembre : l’évêque de Pontoise au Plessis

Dimanche prochain, le 26 septembre, monseigneur Stanislas Lalanne viendra rencontrer notre communauté paroissiale. C’est une joie ! C’est une grâce de Dieu ! Nous l’accueillerons au cours de la messe de la rentrée paroissiale. En sortie de messe, un verre de l’amitié aux couleurs et aux saveurs de nos régions et pays d’origine nous donnera la possibilité de le rencontrer et de nous retrouver dans la joie. Un repas rassemblera notre évêque et 25 membres de la communauté chrétienne.
La messe de la rentrée paroissiale sera l’occasion de nous retrouver tous ensemble, avec les différentes équipes qui
participent à l’animation et au rayonnement de la communauté. Seront mises en valeurs certaines équipes en raison de leur rayonnement et/ou de l’accueil en leur sein de paroissiens plus jeunes :

  • le catéchuménat et l’équipe de préparation au baptême
    des petits enfants,
  • les catéchistes et la fraternité Don Bosco qui anime les
    activités des collégiens et lycéens,
  • la fraternité du Bienheureux Ozanam qui anime l’accueil fraternel du samedi et l’équipe de projection des
    chants,
  • l’équipe qui anime la messe au Grand Clos et la fraternité Saint François d’Assise

La fraternité Saint François d’Assise devient le Conseil de la mission pendant les trois années à venir.
Elle travaillera en lien étroit avec l’équipe d’animation pastorale afin d’aider notre communauté paroissiale à vivre
mieux la transition écologique. Elle nous aidera à rencontrer des acteurs locaux de cette transition. Elle nous conduira aussi à mieux prendre conscience de la nécessité de vivre une écologie intégrale. L’Esprit Saint qui animait saint François d’Assise devrait nous entraîner sur ces chemins.
Nous y goûterons : paix, joie et une plus grande fraternité. Déjà nous sommes inscrits dans le projet « Églises vertes ». Au cours de la messe, la fraternité St François d’Assise nous conduira dans la prière universelle et dans la démarche de la procession des offrandes.

Les différents membres de l’équipe d’animation pastorale interviendront au début de la célébration pour exprimer devant notre évêque comment l’Esprit de Dieu a conduit notre communauté chrétienne depuis mars 2019. Ils appelleront les équipes nommées ci-dessus, afin que notre évêque invoque sur elles la puissance de l’Esprit Saint pour accomplir leur mission tout au long de la nouvelle année pastorale. Soyons dans la joie et l’allégresse et demandons ensemble de savoir nous laisser conduire par l’Esprit du Seigneur. Nous porterons à nos proches et à tous les habitants de la paroisse la force de l’Espérance et un renouveau de paix intérieure. Bonne semaine à chacun et chacune de
vous.

12 septembre : un élan naturel du coeur

Dans une famille, il est naturel de prendre soin d’une façon particulière des enfants et des personnes malades et âgées. Sans cela, quelque chose de notre humanité est abîmée. Sans cela, une dureté de coeur s’installe, une ingratitude. Il en est de même pour une communauté chrétienne, et combien plus encore au nom du Seigneur qui s’est fait Homme. Au nom du Seigneur qui s’est identifié aux plus petits et aux souffrants.

« Tout ce que vous aurez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’aurez fait » nous dit Jésus (Matthieu 25, 40). Et encore : « Si quelqu’un ne s’occupe pas des siens, surtout des plus proches, il a renié la foi, il est pire qu’un incroyant » (Timothée 5, 8).

En ce début d’année pastorale, notre communauté se tourne davantage vers les familles et particulièrement les enfants et les jeunes. Nous les invitons à rejoindre, dès le CE2, le catéchisme.
Ils pourront approfondir la foi reçue au baptême, peut-être la découvrir pour la première fois. Ils pourront vivre des expériences de la présence et de la bonté de Dieu. Certains demanderont à se préparer au baptême, à communier au sacrement de l’eucharistie.
Les petits de 3/8 ans devraient retrouver leur table pour dessiner pendant la messe et porter leurs oeuvres au pied de Jésus pendant l’offertoire.
Vous pouvez contacter : Marine Lubin au 06 58 19 95 81 ou Christelle Barescut au 06 74 08 87 08

Pour les adolescents et lycéens, nous avons la chance d’avoir maintenant cinq / six animateurs jeunes et dynamiques. Des animateurs qui viennent pour la plupart de redécouvrir une foi vivante vécue avec l’Église.
Les jeunes se rencontreront le dimanche en fin d’après-midi deux fois par mois. Ils seront en petites fraternités. Amitiés et rires – écoute de la parole de Dieu et foi – actions pour les autres et engagements… tels seront les
ingrédients qui devraient attirer de plus en plus de jeunes des familles du Plessis. Vous pouvez contacter : Elmaze Urelus 06 15 42 40 10 ou Peggy Guici 06 74 32 66 10 .

Pour les plus anciens, il est bon que nous leur rendions visite et gardions des contacts téléphoniques. Je me rends disponible pour des visites et pour célébrer le sacrement de l’onction des malades. N’hésitez pas à servir de relais et à encourager vos amis à prendre contact. Une équipe se rend deux fois par mois au Grand Clos pour l’animation de la messe et un temps de détente. Plusieurs personnes de la communauté chrétienne rendent des visites et souvent portent la sainte communion aux malades. L’équipe d’accompagnement des familles en deuil (que vous pouvez rejoindre) entoure les familles lors de la célébration des funérailles chrétiennes.
Le cinéclub : CINESPÉRANCE va reprendre dans les salles paroissiales. Vous pouvez vous renseigner auprès de Michel Rocher au 06 18 68 41 67.

5 septembre : heureux de nous retrouver !

Quelle joie de commencer à nous retrouver et d’échanger de nos nouvelles, de parler de nos vacances et de nos découvertes. C’est particulièrement vrai au sein de notre communauté paroissiale. C’est même plus important que la reprise des activités, leur organisation… Cela donne une saveur, une âme, un certain souffle qui nous permettent de ne pas être submergés par le flot tourbillonnant de la reprise de toutes les activités.

Nous sommes heureux aussi de pouvoir nous appuyer sur le Christ. « Il est notre Roc. » Ensemble, dans la communion du Christ, nous sommes rendus forts, inébranlables. Que c’est rassurant et réconfortant ! Les situations que nous avons à vivre et à traverser sont sources de tant d’inquiétudes et d’angoisses… Avec le Christ et son Église nous savons que nous sommes vainqueurs. Et cela quelles que soient les épreuves que nous aurons à traverser. Nous ferons même l’expérience d’une force, d’un amour et d’une joie qui nous seront donnés dans les moments les plus difficiles.
Écoutons le témoignage de l’apôtre saint Paul :
« Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos coeurs et vos pensées dans le Christ Jésus ».
(Philippiens 4, 5-7)

Jésus déclarera à Pierre et aux douze :
« … je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la mort ne l’emportera pas sur elle ». (Matthieu 16, 16-18)

Oui, nous sommes heureux que le Seigneur fasse de nous son Église, une communauté de frères et de soeurs. Oui, nous sommes heureux chaque dimanche de nous retrouver pour, ensemble, unis au Christ, présenter à Dieu notre reconnaissance, notre action de grâce. Nous sommes heureux
de partager l’autorité du Christ contre la puissance du Mal qui ne peut avoir le dernier mot dans nos vies. Nous sommes heureux de participer avec le Christ à la lutte contre l’esprit mauvais et à son intercession pour tous nos proches. Bonne rentrée à chacun et chacune de vous et à vos familles.

4 juillet : un bel été !

Après « cette année de grâce accordée par le Seigneur » au coeur même de la crise sanitaire, nous espérons tous vivre enfin des temps de rencontre, d’amitié, de retrouvailles familiales. Nous en avons déjà eu plusieurs avant-goûts, particulièrement lors de la kermesse du 20 juin dernier. Très souvent l’été est, pour les familles, l’occasion de se laisser « recréer ». Nous le constatons particulièrement par la croissance physique des jeunes, le délassement des uns et des autres et une amplitude plus grande de notre coeur, notre esprit et notre intelligence. Que cela est bon !

Cette expérience nous dit quelque chose du projet de Dieu lorsqu’il nous commande « de sanctifier le jour du Seigneur », le dimanche. C’est bien pour vivre chaque semaine un temps de pause, d’attention à nos proches et un temps pour le célébrer. Nous faisons ainsi l’expérience d’être libérés de l’esclavage des contraintes qui pèsent sur nous les autres jours de la semaine. Nous goûtons un peu mieux de la liberté que nous offre le Christ.

En septembre nous serons heureux de nous retrouver chaque dimanche avec les familles, les enfants et toutes les personnes qui forment notre communauté chrétienne. Notre évêque devrait nous faire la joie de venir présider la messe du dimanche 26 septembre. Il a donné au diocèse « une ligne verte » pour l’année pastorale 2021/2022… Une invitation à mieux prendre en compte et mettre en oeuvre la conversion écologique. Nous le ferons en étant davantage attentifs à nos comportements, mais aussi en écoutant les enseignements du pape François dans l’encyclique Laudato Si.

C’est pour cela qu’avec l’équipe d’animation pastorale nous avons demandé à la fraternité saint François d’Assise de devenir pour deux ou trois ans le Conseil de la mission de notre Paroisse. Ils projettent déjà de nous aider à devenir « une Église verte ». Ils veilleront à nous faire rencontrer des acteurs de la transition écologique. Ils seront surtout attentifs à ce que ces démarches viennent d’une conversion du coeur, dans l’esprit de saint François d’Assise. Enfin, et surtout, ils nous éveilleront à cette écologie durable très différente de celle dont parle les politiques. Cette écologie intégrale où tout est lié : le respect de la nature, le respect de la vie à naître et des plus démunis, le respect des rythmes de vie et des relations entre hommes et femmes, le respect de la dimension spirituelle de l’existence et des différentes croyances…

En attendant, je vous souhaite de bonnes vacances. Laissez-vous « guider par un esprit renouvelé » afin que grandisse en vous « l’Homme intérieur », le Christ, et qu’ensemble nous soyons témoins de la paix offerte par le Ressuscité. Nos familles et notre entourage en ont besoin ! Paix à vous.

27 juin : une très belle journée

Dimanche dernier, le Seigneur nous a donné de vivre une très belle journée avec la kermesse, les 30 ans d’ordination du père Guillaume Villatte et toutes ces rencontres amicales. Une très belle journée que nous attendions depuis si longtemps…
Oui, chacun a pu retrouver « une légèreté de vivre ». Avec les enfants, les jeunes, avec les plus anciens, avec la communauté de Foi et Lumière, avec Fabrice et tant de familles et d’amis… nous avons pu nous retrouver, partager le repas, jouer, discuter échanger des nouvelles. Il y avait si longtemps que cela n’était plus possible.
La kermesse, fidèle à elle-même, ne cesse de se renouveler petit à petit à travers la restauration, les animations sur le podium, la friperie…
Soyons reconnaissants à nos aînés d’avoir entretenu et transmis cette journée de la kermesse depuis plus de 70 ans.

Soyons reconnaissants à tous ceux et celles qui prennent petit à petit le relais pour organiser, tenir, monter et démonter les stands ; pour ceux et celles qui, en amont, préparent tout le nécessaire. C’est toute une communauté chrétienne qui s’active pour offrir à tous les habitants la
possibilité d’un temps de fête, de joie, d’amitié et de détente.

Remercions tout particulièrement Serge D. et Jean F. qui ont coordonné l’ensemble de la kermesse. Ils ont largement donné d’eux-mêmes pour sa réussite. Les plus anciens nous ont passé le relais, les générations plus jeunes sont en train de se l’approprier. Il reste à progresser dans deux directions : celle d’un investissement plus grand pour l’organisation de la kermesse et sa mise en oeuvre et celle d’une adaptation de l’organisation au rythme des nouvelles générations. Ce n’est pas si simple, mais petit à petit, en prenant le temps de nous écouter, nous devrions y arriver.

Cette belle journée fut marquée aussi par la façon dont vous avez voulu fêter mes trente ans d’ordination sacerdotale.
Cela me touche profondément et je vous en remercie du fond du coeur. Retraverser ces trente années à travers cette fête, vos délicates attentions, les cadeaux, la célébration eucharistique si belle… cela m’a beaucoup ému. Ne soyez pas étonnés si, par moments, j’ai pu vous sembler « un peu loin ». C’est ma façon de faire face aux émotions fortes. Merci particulièrement aux membres de l’équipe d’animation pastorale qui ont suscité cet anniversaire et merci à ceux et celles qui les ont aidés.
Bel été à chacun et à chacune de vous et bonne détente.

20 juin : 30 ans déjà !

Comment évoquer en quelques mots ces trente années de ministère presbytéral ? Sous la forme d’une confession de louange et de reconnaissance envers Dieu et son Église.
Ce que je suis de meilleur, je le dois à l’Église qui ne cesse de me transmettre la grâce de l’Esprit Saint ! Par les sept sacrements de la foi, le témoignage des saints et du peuple des baptisés.
Ce qui me vient en premier c’est la grande fidélité et la grande patience de Dieu non seulement à mon égard, mais aussi vis-à-vis de son Église, de son Peuple. Après l’horreur de la seconde guerre mondiale, après l’espérance de la reconstruction et celle offerte par le Concile Vatican II, nous avons vu nos églises se vider, les baptisés – prêtres, laïcs, religieux – s’opposer à travers des postures idéologiques plus empruntes de politique que d’évangile. J’ai cru à un moment, qu’en France, l’Église allait imploser.

Le Seigneur m’a permis de sortir de ces postures en me nourrissant davantage de la Sainte Écriture qui est dans la Bible. Il m’a fait goûter sa tendresse et en même temps l’amertume de mes fragilités, de la méchanceté de certains au sein de l’Église, et de mon péché. Avec tristesse, j’ai connu plusieurs prêtres qui ont quitté le ministère, d’autres qui ont commis des crimes de moeurs…
Ce cheminement vers un coeur plus humble, plus pauvre et plus ouvert à la grâce qu’aux grandes idées, fut aussi celui de chaque communauté chrétienne en France. Nous réapprenons ensemble ce que veut dire reconnaître Dieu comme un Père en Jésus-Christ. Il ne s’agit pas tant « de vouloir et de faire » que d’accueillir la grâce de l’Esprit Saint, dans un coeur humble et audacieux. Cette grâce rend capable d’accomplir les oeuvres de Dieu !
« Tu as changé mon deuil en une danse, mes habits funèbres en parure de joie. Que mon coeur ne se taise pas, qu’il soit en fête pour toi, et que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce ! ». Ces paroles du psalmiste
(psaume 29) éclairent le chemin que le Seigneur ne cesse de me faire parcourir pour la gloire de son Nom et le salut de son Peuple saint. Elles me furent données à l’occasion de la première messe dominicale que j’ai célébrée le 30 juin 1991.
Comment ne pas être étonné, émerveillé devant Dieu et ce qu’Il accomplit dans son Église, dans notre communauté chrétienne ? C’est une véritable oeuvre « de (re)construction », « de renouveau ». Il creuse en nous un désir de fraternité ouvert au don de son Esprit Saint.

Ma joie de prêtre, c’est celle d’un Peuple qui se réjouit d’être aimé, sauvé ! La joie d’un peuple qui se laisse rassembler, réconcilier et unir au Christ pour, avec lui,« rendre grâce à Dieu ». Nos vies deviennent « une vivante offrande à la louange de son Nom ». Oui, avec vous et pour vous, l’Esprit du Seigneur conduit à dire du fond du coeur « PÈRE QUE TON NOM SOIT SANCTIFIÉ ». La mission peut (re)commencer enfin ! Nous réapprenons à témoigner !

13 juin : Étienne Matrot sera ordonné prêtre le 21 juin

Étienne Matrot, 29 ans, originaire de Nancy, a choisi le diocèse de Pontoise
pour être prêtre. Il sera ordonné par Mgr Stanislas Lalanne le 27 juin 2021 à la cathédrale de Pontoise.
« Je m’appelle Etienne Matrot, j’ai 29 ans. Je suis originaire de Nancy en
Lorraine et je suis arrivé à l’âge de 20 ans pour mes études à Cergy, dans le Vald’Oise. Après mes études d’ingénieur, je suis resté dans le Val-d’Oise pour
devenir prêtre. Je suis entré au séminaire à Issy-les-Moulineaux. Lorsque j’ai eu le désir d’être prêtre, j’étais à Cergy, dans le Val-d’Oise. Comme étudiant, j’ai fréquenté l’aumônerie des étudiants de Cergy et j’ai découvert l’Église du Val-d’Oise.
Et si je suis resté ici, finalement, c’est grâce aux prêtres et aux jeunes. Je crois vraiment que c’est le Seigneur qui a voulu que je sois sur cette terre du Val-d’Oise pour y devenir prêtre. Je suis un homme heureux parce que je sens vraiment que je suis là où Dieu me veut. Au cours des premiers mois à l’aumônerie des étudiants de Cergy, il y a un week-end de rentrée qui m’a
profondément marqué. Durant ce week-end, j’ai perçu, compris, dans ma chair, l’amour de Dieu pour moi. Il avait un projet pour moi. Et après, pendant toutes les semaines qui ont suivi, j’ai essayé de comprendre quel
était ce projet et ce qu’Il attendait de moi dans ce monde. J’ai compris que Dieu m’appelait à être prêtre.
C’est très mystérieux. C’est difficile à expliquer. Mais pour moi, c’était évident. Et ce feu intérieur, cette joie de vouloir être prêtre ne m’a jamais quitté depuis ces quelques années. Durant le séminaire non plus, ça ne
m’a pas quitté !
C’est vrai que nous sommes ultra minoritaires, les catholiques,
mais moi, je désire être prêtre non pas seulement pour les catholiques, le
petit groupe des chrétiens pratiquants, le « club des amis de Jésus ». Je
veux être prêtre pour tous ! Pour leur annoncer que le Christ est le
Sauveur du monde ! Cette mission est urgente parce que, aujourd’hui,
les gens ne connaissent plus Jésus-Christ. Les gens cherchent un sens à
leur vie : on l’a vu avec cette crise du coronavirus. Aux Valdoisiens qui ne connaissent peut-être pas Jésus, je voudrais simplement partager le fait que moi qui ai bientôt 30 ans, qui vais donner toute ma vie à Dieu, ce n’est pas pour un rêve, ce n’est pas pour quelque chose qui n’existe pas. Parce que je sais que Dieu peut combler une vie, que Dieu nous aime au point qu’Il veut nous sauver, qu’Il veut que nous vivions dans une communion d’amour avec Lui. Et c’est pour cela que je désire donner toute ma vie. Et je sais que chaque personne est appelée à répondre à l’appel de Dieu.
Recueilli par S. François – Juin 2021

6 juin : le règne du « frontal »

Notre culture contemporaine est celle où les « beaux parleurs » ont le vent en poupe ! Entendons par là, les « influenceurs » de tous bords qu’on appelle généralement « communicants » : journalistes, spécialistes marketing, hommes politiques, voire prédicateurs. De beaux parleurs qui nous séduisent, en nous assommant un peu parfois, et dont rien, dans leurs discours, ne nourrit notre réflexion personnelle. Plus grave : malgré cela, nous n’hésitons pas à répéter des éléments de leurs déclarations, à reprendre certains de leurs arguments pour défendre une de nos idées ou un parti quelconque.
Pourtant, nous avons tous eu l’occasion d’entendre un jour à la télé, à la radio, à une tribune quelconque ou en chaire, un journaliste, un sociologue, un politique ou un prêtre ayant une connaissance approfondie d’une situation sociale, sociétale ou spirituelle, la partager avec nous. Et généralement, que nous approuvions ou non l’exposé entendu, celui-ci nous a nourris et a pu continuer à nourrir notre propre réflexion. Contrairement au discours d’un « beau parleur ».
À une certaine époque, l’école avait, parmi ses objectifs, d’aider les élèves à réfléchir, à raisonner par eux-mêmes. Cela est-il encore possible ? Il semble que le règne de l’émotion devienne dominant et écrase toute dimension rationnelle. Les modes de communication des médias sont basés sur des
images chocs et des slogans. Or, prenons-nous le temps d’aller au-delà de ces slogans, de vraiment nous informer, de débattre et surtout de chercher des points d’accord, un chemin vers une synthèse ? Et ce, à l’heure où ce qui marche, c’est le langage binaire, la confrontation. Et, si possible, frontale ?

Dans un tel monde, chacun devient « son propre dieu », replié sur ses certitudes et toutes griffes dehors, si on le contredit. Peu sont à la recherche de la vérité. Cela supposerait d’accueillir la part de vérité qui est en l’autre et de reconnaître aussi sa propre part d’erreur et d’aveuglement. Il est vrai que cela demande à chacun un certain recul sur ses émotions afin de laisser son intelligence éclairer les faits et leur donner un sens plus large.
Et si, en cette période électorale, nous cherchions davantage à écouter, à comprendre, à débattre et surtout à chercher ensemble ce qui pourrait nous unir pour faire face aux défis de notre époque ! Plutôt que de cultiver les oppositions et stigmatiser les adversaires…
Ne serions-nous pas alors davantage animés par l’Esprit du Christ ?

30 mai : Après la Pentecôte

Si le temps du Carême puis le temps pascal nous préparent à recevoir ou à être renouvelés par la puissance de vie de l’Esprit Saint… le plus important reste à vivre ! Comment allons-nous laisser les dons du Saint-Esprit se développer en nous et à travers nous ? Comment allons-nous les reconnaître dans la vie de la communauté chrétienne, dans nos familles et dans nos vies personnelles ?
Ces questions sont encore plus « brûlantes » pour ceux et celles qui ont fait l’expérience de l’effusion de l’Esprit Saint, ceux et celles aussi qui viennent de célébrer le sacrement de la confirmation : à Pâques, le jour de leur baptême, samedi dernier pour d’autres.
La première oeuvre en nous de l’Esprit Saint est l’éveil, le réveil pour certains, d’un attachement à Jésus, d’un désir de le connaître davantage, d’écouter ses paroles pour en vivre (lecture de la bible,
attention à la prédication de l’Église, au témoignage de la vie des saints et des saintes …
Une autre action de l’Esprit Saint en nous est le désir de rencontrer d’autres personnes qui font la même expérience, de partager ce qui se passe en nous… et de venir en rendre grâce le dimanche dans la célébration de l’Eucharistie.

Pour certains, cette expérience de l’Esprit Saint, de son action en eux peut s’exprimer à travers une émotion profonde, des larmes, une joie qui submerge… Quelque chose est transformé au plus profond de l’être, la personne sait que cela est bon. Pour autant elle a du mal à mettre des mots sur cette expérience.
Pour d’autres, il y a la prise de conscience dans un premier temps « amer » de son péché, de la façon dont Dieu fut mis de côté… Dans le même temps la certitude d’être revêtu de la tendresse, de la miséricorde de Dieu…
D’autres encore découvrent en eux une force nouvelle pour vivre en chrétien et simplement, quand l’occasion se présente, témoigner de l’action de Dieu dans sa vie et celle du monde.
Il se peut que l’envie de servir l’Église, à travers une communauté chrétienne ou dans une association caritative, commence à naître. Il se peut que l’on perçoive que notre vie ne donnera toutes ses potentialités qu’en devenant prêtre, religieux, religieuse, laïc consacré, vierge consacrée ou encore en attendant le mariage pour vivre un amour à travers toutes les dimensions de la sexualité. Ce qui est important c’est de donner un peu de temps pour vivre « ces motions intérieures » qui viennent de l’Esprit de Dieu. Il est important aussi de renouveler fréquemment notre oui à l’action de l’Esprit Saint en nous. C’est de les nourrir à travers une vie quotidienne vécue avec le Christ et de se laisser rassembler le dimanche avec la communauté chrétienne pour rendre grâce. Enfin il est important de renouveler cette grâce à travers le sacrement de la réconciliation et autres sacrements de la foi.

23 mai : une culture de Pentecôte

« En2004, le pape Jean-Paul II adressait cette exhortation au Renouveau charismatique catholique :
« Grâce au mouvement charismatique, de nombreux chrétiens, hommes et femmes, jeunes et adultes, ont redécouvert la Pentecôte comme réalité vivante et présente dans leur existence quotidienne. Je souhaite que la spiritualité de la Pentecôte se diffuse dans l’Église, comme un élan renouvelé de prière, de sainteté, de communion et d’annonce. » Il parlera dans une autre intervention « de la culture de la Pentecôte »…
La culture de Pentecôte est une culture dans laquelle le Saint-Esprit est connu, aimé et fréquemment invoqué ; une culture dont tout le mode de vie découle de la présence active de l’Esprit et de ses dons. Une telle culture s’exprime dans la liturgie et la prière commune, la vie de famille, la musique, l’art, l’instruction, la récréation, la politique et d’autres formes d’interactions sociales. Elle serait caractérisée par la confiance dont Dieu nous parle et agit dans nos vies ; par des liturgies et des rassemblements de prières où se vivent une louange et une célébration spontanée ; une lecture et des partages fréquents de la Parole ; des liens profonds de fraternité spirituelle, souvent sous une forme communautaire ; une ouverture à la puissance guérissante et libératrice de Dieu ; un engagement actif dans le combat spirituel ; un amour pour Dieu exprimé dans l’humble service
des pauvres ; un fort désir d’oecuménisme ; un zèle à témoigner de l’Évangile ; la hâte du retour du Christ dan la gloire. À terme, une culture de Pentecôte – cette culture de vie qui renverse la culture de mort – doit avoir un impact sur toute la société et la modeler.
L’effusion de l’Esprit Saint dans le Renouveau charismatique catholique a eu, depuis 1967, un profond retentissement dans l’Église en beaucoup de ces domaines. Cependant l’Église a constamment besoin de se renouveler plus profondément. Ceux qui ont reçu l’effusion du Saint-Esprit ont un rôle particulier à jouer en appelant toute l’Église à retourner au Cénacle, unie dans une prière continuelle avec Marie et les disciples, dans l’attente d’une nouvelle venue de l’Esprit Saint ».
Dans « l’Effusion de l’Esprit Saint, Commission doctrinale du Renouveau charismatique catholique ».
ESPRIT SAINT VIENS RENOUVELER EN PROFONDEUR LES
HABITANTS ET LES ACTIVITÉS DE NOTRE PAROISSE ET DE
NOTRE COMMUNAUTÉ CHRÉTIENNE.

16 mai : que pouvons-nous espérer raisonnablement ?

Il y a quelques années déjà, lors d’une rencontre avec des parents d’enfants catéchisés, une maman avait réagi en disant QU’IL N’EST PAS POSSIBLE D’ESPÉRER un avenir meilleur. Cela fait au moins douze ans. Alors, devant la situation actuelle de notre pays et du monde, qu’en est-il aujourd’hui de l’Espérance ? Certains avec des raisonnements solides nous parlent de l’effondrement de nos sociétés (collapsologie) ; d’autres prônent de se réfugier dès maintenant en forêt ou dans des endroits très éloignés des villes et de vivre avec très peu de confort. Certains vont jusqu’à dire qu’il ne faut plus concevoir d’enfants, car l’avenir qui sera le leur ne leur permettra
pas d’être heureux…

ET NOUS, QUELLE EST NOTRE ESPÉRANCE ? Oui, Espérance avec un
grand « E », ce qui est différent de l’espoir ou du fait d’avoir un tempérament plutôt optimiste. Dans les périodes les plus troublées du Peuple de Dieu, les prophètes proposaient une Espérance, un avenir glorieux. Humainement parlant, cela était totalement irréalisable ! Et pourtant c’est advenu ! Pensez au retour d’exil et à la reconstruction du temple de Jérusalem… D’autres livres prophétiques employaient le langage apocalyptique, c’est-à-dire un langage très symbolique (un peu comme dans un rêve). À travers ce langage apocalyptique est manifesté le combat de Dieu contre le Mal, contre Satan.
La victoire de Dieu est proclamée, elle est certaine. Le livre de l’Apocalypse (ce qui veut dire Révélation) est tout orienté en ce sens. Il s’adresse aux chrétiens qui habitent l’empire romain et qui sont mis à mort en masse. De fait l’empire romain arrêtera les persécutions et reconnaîtra officiellement le christianisme comme une des religions de l’empire par l’édit de Constantin en 313.

Notre Espérance ne peut pas se fonder sur des réalités humaines, sur des idéologies ou des personnes. Elles sont bien trop faillibles et imparfaites, soumises à des revirements… NOTRE ESPÉRANCE NE PEUT SE FONDER QUE SUR DIEU. Il a ressuscité le Christ et l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux. Par sa résurrection il a vaincu la puissance du Mal et de la Mort ; aux morts il a donné la vie ! À Pierre, en Matthieu (16,16) il disait déjà « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de la Mort n’auront pas le dessus ». Le mystère de la mort et de la résurrection du Christ, son Ascension auprès de Dieu et le don de l’Esprit Saint, le jour de la Pentecôte, forment le socle qui nous permet raisonnablement d’Espérer, et cela au cœur même des pires calamités ! Dieu a déposé en nous « les arrhes de l’Esprit » (II Corinthiens 5, 5) qui « gémit avec nous » et ne cesse d’attester qu’en Jésus « nous sommes fils de Dieu » (Romains 8, 15) « promis à partager la gloire du Christ » (Romains 8, 11 et 29-30).

9 mai : prier le chapelet, bof …

Depuis quelques décennies, en France, il y a comme un mépris pour la prière du chapelet, une sorte de condescendance pour ceux qui y sont attachés. Dans notre communauté chrétienne, la Fraternité Notre Dame du Plessis-Bouchard prie le chapelet deux fois par semaine, après les messes
du mardi et du samedi. Cette fraternité s’est développée et rajeunie.
Elle est un puits de prière à l’intention de tous les habitants de la paroisse, les couples. Elle intercède pour la paix dans le monde.
Mercredi dernier, lors de la rencontre des catéchumènes, les animateurs ont désiré que nous parlions de cette prière. En effet notre pape nous invite à prier le chapelet chaque jour du mois de mai, afin que la Vierge Marie intercède avec nous et que Dieu nous délivre de la pandémie de la Covid 19.

« Prier le chapelet, c’est tenir la main de Marie, notre Mère du Ciel ». Lorsque qu’un enfant tient la main de sa mère, lorsqu’un couple se tient par la main, il y a comme une communication, une communion des coeurs et des âmes. Lorsqu’un enfant tient la main de sa mère il se sent en sécurité, il ne peut pas tomber et s’égarer, même s’il se laisse distraire par un papillon, un bruit… Il en est de même lorsque nous prions le chapelet.

Contempler les différents moments de la vie de Jésus en priant le chapelet, c’est petit à petit communier au regard aimant que Marie porte sur Jésus. C’est entrer dans cette compréhension du coeur qui va bien plus loin que toute connaissance intellectuelle. C’est une communion avec le Christ, une expérience de partager avec Lui sa mission pour « la gloire de Dieu et le salut du monde ». Marie, avec l’Église, nous conduit sur ce chemin.
Prenons-lui la main et laissons-nous guider.
Nombreux sont ceux qui peuvent témoigner combien cette prière fréquente du chapelet ne cesse de renouveler leur regard sur Jésus, la façon dont ils accueillent la Parole de Dieu à travers la Sainte Écriture. Jour après jour Marie les conduit à bénir le Seigneur : « et Jésus le fruit de tes entrailles est béni »…

Lorsque l’on est ainsi guidé par la Vierge Marie et par l’Église, toutes les tempêtes du monde, tous les courants d’idées et les idéologies ne peuvent pas nous emporter dans leurs erreurs, leurs violences et leurs volontés de diviser les hommes (les bons et les méchants, les purs et les impurs, les bienpensants et les mal-pensants…). Le coeur lumineux et pur de Marie, son coeur bienveillant, simple et vrai nous protège. Le Coeur immaculé de Marie nous rend attentifs à ce qui est bon et beau, à ce qui est vrai et bien… Même dans les erreurs et chez les personnes mauvaises… Son regard lumineux sait voir la lumière, même au coeur des ténèbres ; elle nous permet de communier au regard de Jésus Miséricordieux et Sauveur.

2 mai : Invoquer l’Esprit Saint

Le temps pascal est marqué par l’action du Saint-Esprit dans la vie des disciples, de l’Église. Au soir de Pâques, Jésus souffle sur les apôtres et leur dit « Recevez l’Esprit Saint … » (Jean 20, 22). Le temps pascal prépare aussi à recevoir « une onction » particulière de l’Esprit Saint, « une effusion ». Ce sera la grâce du jour de la Pentecôte.
Chaque baptisé est relié à cette grâce du jour de la Pentecôte quand il célèbre le sacrement de la confirmation. Grâce qui se renouvelle tout au long de la vie et, pour les communautés chrétiennes, particulièrement chaque année à la Pentecôte. C’est cette grâce qu’ensemble nous désirons pour tous les habitants de la paroisse, les membres de nos familles.
Faire l’expérience « de cette force d’En-Haut » (actes des Apôtres 1, 8) pour aimer à la façon du Christ et « goûter combien le Seigneur est bon ! » (psaume 33 (32).

En communion avec la prière de l’Église et, dans l’Église, particulièrement la prière de la Vierge Marie (cf Actes 1, 14), nous demandons au Christ de nous renouveler dans la force de l’Esprit Saint. Nous lui confions tous les habitants de notre paroisse, toutes les activités chrétiennes et profanes :
« QUE TON ESPRIT SAINT, Ô NOTRE PÈRE, RENOUVELLE EN PROFONDEUR
TOUTES LES ACTIVITÉS DE NOTRE PAROISSE ET DE NOTRE COMMUNAUTÉ CHRÉTIENNE. »

Nous portons dans notre prière les cinq adultes de notre paroisse qui seront confirmés par notre évêque la veille de la Pentecôte (plus de 100 sur le diocèse) et les sept lycéens de notre paroisse qui seront confirmés en novembre. Merci aussi d’invoquer l’Esprit Saint afin qu’il suscite, au sein de notre communauté chrétienne, les personnes qui auront les charismes (les dons spirituels) et le temps pour participer activement à l’animation de la communauté. Particulièrement à la visite et l’accompagnement des personnes âgées ou malades, la catéchèse des enfants et des adolescents, l’animation musicale des célébrations…

25 avril : désirer des prêtres

Depuis un peu plus de 20 ans, dans notre diocèse de Pontoise, nous goûtons la joie de célébrer, presque chaque année, l’ordination d’un jeune prêtre. En septembre dernier,ce furent au tour de Charles Thierry Ndjandjo et de Vianney Baudouin. Fin juin prochain,ce sera au tour d’Etienne Matrot.De nombreuses paroisses de notre diocèse se réjouissent du ministère des prêtres que notre évêque leur envoie. À travers le ministère de chacun,la vie chrétienne s’affermit, se déploie et devient plus joyeuse, épanouie.

Les communautés chrétiennes se renouvellent et rayonnent davantage la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ.Notre communauté paroissiale du Plessis-Bouchard est restée attachée aux prêtres qui ont reçu mission sur la paroisse. Nous nous souvenons –ô combien –du père Gaby Kim et,avant lui,du père François Zeller.Puis les plus jeunes restent profondément marqués par le père Amaury Cariot. Le père Monné, arrivant d’Afrique,se souvient avec joie de l’accueil que vous lui avez donné. Enfin le père Jean Pierre Mangès, dont j’ai pris le relais.Cet attachement au fil des décennies et,par-delà les difficultés de l’Église en France et la crise grave liée aux crimes de pédophilie commis par certains prêtres, témoigne que la grâce du Christ s’est manifestée à travers la vie et le ministère de ces prêtres; à travers leurs qualités et leurs limites.

Chaque jeudi,pendant le temps d’adoration et au cours de la messe qui suit,notre communauté chrétienne prie pour les vocations. Nous demandons à Dieu de nous donner de nombreux prêtres, de saints prêtres. Nous demandons à Dieu de susciter de nombreuses vocations de religieux et religieuses, de laïcs consacrés, de vierges consacrées et de couples chrétiens. Je vous invite à faire vôtre cette prière chaque semaine et,si possible,de la prier en famille ou tout du moins avec les membres de la famille qui partagent la foi catholique.
J’aspire depuis de longues années à ce que les communautés chrétiennes manifestent leur désir de voir des vocations de prêtres naître en leur sein. Quelle joie! Quelle fierté d’accueillir et de voir grandir une vocation!C’est le signe d’une bénédiction spéciale de Dieu! Ensemble portons ce désir; manifestons à Dieu, par nos prières quotidiennes, nos échanges et plus encore par nos attitudes de vie, que nous désirons cette grâce. Faisons-le humblement, discrètement mais avec fidélité et détermination.

Être prêtre aujourd’hui n’est pas plus difficile que d’être un bon époux et un bon père de famille! Être prêtre aujourd’hui,c’est être porteur d’une expérience de Dieu qui remplit de joie et de force. C’est être témoin de la fidélité de Dieu qui ne peut décevoir. Les épreuves, les incertitudes seront au rendez-vous, ainsi que l’incompréhension… Mais que de richesses humaines seront conduites à maturité et offertes en partage!Que de grâces puisées dans le Sacré Cœur de Jésus transformeront la vie d’une multitude de personnes! Et la joie profonde de la communion autour de l’autel pour,avec le Christ, présenter au Père le sacrifice d’action de grâce et y communier ensemble. Joie qui déborde à la sortie des messes et donne envie de nous retrouver dimanche après dimanche!

18 avril : des petites assemblées par pôle missionnaire

Le temps pascal nous permet de contempler la joie et la communion fraternelle des premiers disciples et de la première communauté chrétienne. Il nous permet aussi de communier à cette expérience et
d’y puiser force, renouveau et joie ! À nous aussi, il est donné de vivre une communion fraternelle en accueillant ensemble, au milieu de nous, le
Ressuscité. Nous en faisons l’expérience chaque dimanche… À nous aussi, il est donné d’écouter avec une attention nouvelle les récits bibliques et de les
accueillir comme une parole vivante et vivifiante de Dieu… À nous aussi, il est donné d’attendre avec joie d’être renouvelés par l’action de l’Esprit de
Pentecôte, « la force d’En-Haut » !
Nous serons alors conduits à un amour plus grand de Dieu et de nos proches. Nous trouverons la joie de porter témoignage des oeuvres de salut de « Notre Père des cieux ». Comme les premiers disciples après la Pentecôte « nous proclamerons les merveilles de Dieu » (Actes 2, 11).
S’appuyant sur les grâces de ce temps liturgique, l’équipe d’animation pastorale de notre paroisse propose aux forces vives de quatre pôles missionnaires de se rassembler en petites assemblées paroissiales (le pôle missionnaire liturgique, le pôle missionnaire enfance / jeunesse, le pôle missionnaire de la diaconie, le pôle missionnaire de la formation des adultes).
Les membres actifs des différentes équipes, qui font vivre ces différents pôles missionnaires, vont se rassembler un samedi après-midi, avant la messe. Au cours de cette assemblée, nous vivrons un temps fraternel en présence du Ressuscité. Chacun pourra exprimer une joie, une attente, un désir, une difficulté vécus dans la communauté paroissiale et/ou dans son
équipe. Ce partage nous permettra de mieux discerner ensemble l’action de Dieu au sein de la communauté chrétienne et les impulsions de l’Esprit pour orienter la vie chrétienne de la paroisse.
Portons, ensemble, ce projet devant le Seigneur, prions pour les membres des différentes équipes qui vont participer à ces petites assemblées paroissiales. Déjà, rendons grâce à Dieu pour les dons qu’il ne manquera pas de nous faire… Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

11 avril : les grâces de la résurrection

Les offices de la semaine sainte et,depuis dimanche de Pâques, les célébrations de la résurrection ne cessent de nous rassembler et de nous réjouir. Que de beauté, de générosité!Que de monde et de joie! Que de chaleur humaine et de ferveur! Et cette paix qui tenait dans le recueillement de nos assemblées après les longues célébrations de la veillée pascale et de la messe du jour de Pâques. Quelle joie aussi lundi avec la concélébration de cinq prêtres de notre doyenné!C’est aussi dans ces occasions que se manifeste davantage ce que le Seigneur édifie au sein de notre communauté paroissiale et de notre paroisse. Je voudrais,avec vous,souligner quelques aspects de l’œuvre de l’Esprit du Seigneur pour nous:

  • L’engagement de tous et,petit à petit,la place plus grande prise par les nouveaux arrivants des dernières années. Nous percevons qu’une maturité ecclésiale s’acquiert
  • Si nous sommes toujours nombreux aux messes dominicales et nombreux à rester discuter après les messes, nous faisons l’expérience de mieux nous reconnaître les uns les autres. Les groupes sont davantage ouverts les uns aux autres…
  • Le Seigneur ne cesse pas de nous envoyer de nouveaux arrivants qui,petit à petit,deviennent des fidèles de nos assemblées.L’animation liturgique de ces derniers jours a mis en valeur la diversité des chantres et leurs capacités à faire appel à des musiciens occasionnels. Quelle grâce!Je note aussi «le plus» d’animer les célébrations à plusieurs chantres. L’assemblée s’en réjouit.
  • La participation active de l’assemblée se fait naturellement avec la joie d’accompagner les chants en tapant dans les mains, avec la procession des offrandes qui fait appel aux petits enfants… Le Corps du Christ est vivant!

Joie, paix, profondeur et fraternité se manifestent chaque dimanche et plus encore aux cours des célébrations que nous venons de vivre ensemble. Ce sont des fruits de l’Esprit du Seigneur ressuscité (Galates 5, 20et suivants). Rendons grâce à Dieu et vivons dans la reconnaissance.Avec l’équipe d’animation pastorale nous allons proposer aux différentes équipes de notre communauté de se rencontrer par trois ou quatre en visioconférence. Ceci afin de continuer à mieux nous connaître. Chacun pourra aussi exprimer son regard sur notre communauté paroissiale, ce qui va bien, ce qui va moins bien, et les attentes qu’il perçoit ou les besoins de son équipe. Comment arriver à vivre des liens aussi forts que ceux qui unissent encore les plus anciens de la communauté? C’est un vrai défi pour l’avenir de la paroisse! Un autre défi sera de nous faire plus proches des anciens qui ne cessent de nous transmettre une vie d’Église riche et fraternelle…

4 avril : la résurrection

C’est au début du ministère en prison qu’il m’a été donné de
comprendre comment le mystère de la résurrection du Christ était déjà
inscrit dans la création du monde, et particulièrement de l’humanité. En
effet j’ai été témoin, après bien d’autres aumôniers, de cette force de vie
qui permettait de traverser le poids de la culpabilité, de la privation de
liberté et de la violence inhérente à la prison. Il m’a été donné de
comprendre que cette force de vie venait de la résurrection du Christ, que
la création tout entière avait été marquée par cette puissance de vie qui a
relevé Jésus d’entre les morts.
Nous en faisons bien l’expérience depuis un an, même si cela
n’efface pas la pesanteur de la crise sanitaire. Sans nous en apercevoir,
nous en entendons parler presque chaque jour dans les médias à travers le
mot « résilience »… Le pape François, dans « Laudato si », nous invite à croire que la nature, entendons la
création, porte en elle de telles ressources de vie qu’elle peut encore nous surprendre face à la crise écologique…
Le Christ ressuscité se manifeste avec un corps « transformé » ; mais il garde néanmoins les marques des
clous et du coup de lance à son côté. La puissance de la résurrection ne gomme pas nos blessures (intérieures et
corporelles) ! Elle nous apprend à les vivre autrement, elle les transfigure et leur permet de devenir sources de vie
éternelle et de paix profonde du coeur. C’est l’oeuvre de l’Esprit de Dieu qui sanctifie et transfigure toutes choses en
nous unissant au corps ressuscité du Seigneur, en attendant la résurrection bienheureuse lorsque le Christ se
manifestera dans la gloire à la fin des temps.
Si nous vivons – bien lentement parfois – cette transformation,
nous savons que l’accomplissement de ce qui commence ici-bas ne
trouvera son plein accomplissement que dans la gloire ; là où le Christ fut
emporté le jour de l’Ascension. En attendant, c’est dans la communion de
l’Église – « Le Corps du Christ » – que nous puisons la force de vie pour
avancer et laisser le Seigneur nous « transfigurer par sa grâce »,
particulièrement à travers la célébration des sept sacrements de la foi.
Cette résurrection du Christ, nous la constatons aussi dans la
renaissance de l’Église, même si cette renaissance ne laisse apparaître à
peine que quelques bourgeons. La façon dont les derniers papes, et le pape
François particulièrement, mènent la réforme de l’Église nous laisse
entrevoir cet avenir que Dieu crée pour son Église. Nous pourrions aussi
évoquer la façon dont les évêques de France se saisissent de la crise liée à la pédophilie de certains prêtres. Là
encore se dessine un chemin de vie sur lequel la société française devrait emboîter le pas par rapport à l’inceste et
au non-respect des femmes.
Oui, la puissance de la résurrection est à l’oeuvre, ouvrons nos coeurs et nos vies à son action. Qu’à travers
notre communauté chrétienne, nos familles et tous les habitants de la paroisse en soient renouvelés.
Joyeuses fêtes de Pâques.

28 mars : la sainteté de Dieu

Nous confessons que « Dieu est Saint », que « Jésus est le Saint de Dieu » et nous chantons, dans le « Gloire à
Dieu », « Toi seul est Saint » en parlant de Jésus-Christ, le Fils éternel du Père qui s’est fait homme.
Nous disons aussi que la semaine qui s’ouvre aujourd’hui par le dimanche des Rameaux et de la Passion du
Seigneur est Sainte. Nous parlerons des trois jours saints de cette semaine (le Vendredi saint, le grand Samedi
saint et le Saint jour de Pâques).
Pour les hommes de la Bible, « sainteté » veut dire « mis à part ». « Mis à part » car totalement
différent des limites, des faiblesses et des péchés des hommes. Dieu est « Tout autre » ! Il n’y pas de
comparaison possible qui dit vraiment son être profond. Jésus-Christ en tant que vrai Dieu et vrai homme n’est
comparable à aucune autre personne humaine. La semaine où nous communions au mystère de la mort et de la
résurrection du Christ est totalement à part des autres semaines. Elle porte en elle quelque chose qui nous
échappe. Elle est comme imprégnée de la surabondance de l’Amour de Dieu pour les hommes, de sa
miséricorde et de cette puissance de vie que seul Dieu a en lui-même.
Après notre cheminement du Carême, entrer dans la semaine Sainte et laisser l’Esprit de Dieu
nous mettre en communion avec le Christ, c’est accepter de vivre quelque chose « d’à part » de la vie des non
croyants. C’est accepter de laisser Dieu nous faire communier à son Amour au coeur de notre vie
quotidienne. Entrer dans la Sainteté de Dieu, c’est accueillir sa présence et l’honorer au coeur de nos activités
et de nos tiraillements ; au coeur de nos affections et des liens de famille. C’est aussi se laisser brûler par le désir
que ceux et celles qui sont nos proches, qui habitent nos pensées, puissent faire l’expérience d’être aimés par
Dieu personnellement et libérés des liens mauvais qui étouffent leur vraie personnalité. C’est laisser ce désir du
Christ de donner accès à la plénitude de Vie qui déborde du coeur du Père éternel ; non seulement dans la foi sur
cette terre, mais aussi dans la gloire du paradis.
Nous pourrions dire qu’aimer pleinement, avec un coeur pur, nous met d’une certaine façon « à
part ». C’est bien l’expérience que font les amoureux et les parents qui viennent juste d’accueillir un enfant.
Et pourtant, s’ils sont « à part » marqués de la sainteté de l’amour et de la vie, combien ils rayonnent et offrent à
chacun et chacune de nous joie, espérance et parcelles de bonheur… Laisser l’Esprit de Dieu nous unir à la
Sainteté de Dieu qui est en Jésus-Christ ce n’est pas faire de nous des personnes étranges et distantes.
C’est « nous mettre à part » pour que nous puissions rayonner la
joie d’être fils et filles de Dieu en Jésus-Christ, promis aux noces
de l’Agneau pour l’éternité. C’est offrir cette joie et cette paix qui
débordent d’un coeur qui se sait aimé et pardonné, compris et appelé
à une communion avec Dieu. Que cette grâce grandisse en nous et
entre nous ; ce que Dieu désire pour nous, c’est que nous
partagions la sainteté de l’Amour du Christ… (I Thessaloniciens 47)

28 février 2021 : Une église en conversation

Dans un monde qui ne connaît plus les fondamentaux de la foi chrétienne, dans un monde où nous sommes très minoritaires et peu visibles… nous sommes appelés à redécouvrir cette attitude de Dieu avec les hommes : Il entre en conversation, Il parle à l’humanité. Quand Dieu nous parle, Il se
fait connaître et, dans la rencontre avec Lui, nous apprenons à mieux nous connaître. Ce long chemin a commencé avec Abraham qui perçoit l’appel de Dieu et se met en route. D’étape en étape, la relation va s’enrichir et s’approfondir, une Alliance sera offerte par Dieu à Abraham… C’est ce que
poursuit Jésus dans les maisons et sur les places publiques et, quand la foule est trop nombreuse, « dans des endroits à l’écart »… Il est la Parole vivante de Dieu adressée à toute personne humaine. Cette parole habite, fait sa demeure au sein de l’Église et des communautés chrétiennes ; elle fait sa demeure dans chacun des disciples du Christ que nous sommes. Saurons-nous laisser l’Esprit de Dieu adresser cette parole d’une façon bienveillante à ceux et celles qui nous entourent ? « Le Saint-Esprit vous enseignera à l’heure même ce qu’il faudra dire » (Luc 12, 12).

Invoquons l’Esprit de Dieu et osons à nouveau partager comment Dieu en Jésus-Christ nous fait vivre et nous sauve. Nous serons étonnés de ce que l’Esprit Saint fera à travers nous. La joie et l’action de grâce monteront de notre coeur. Notre vie avec Dieu en sera profondément transformée. La communauté chrétienne verra affluer de nouveaux frères et soeurs !
DIMANCHE 28 FÉVRIER À PARTIR DE 18H15 ET JUSQU’À 19H15,
LANCEMENT DE LA RETRAITE PASTORALE DIOCÉSAINE PAR NOTRE ÉVÊQUE. ELLE A POUR THÈME : « UNE ÉGLISE EN CONVERSATION »
ELLE SERA PRÊCHÉE PAR L’ÉVÊQUE DE CONSTANTINE EN ALGÉRIE, MGR LHERNOUD.
UN SOUFFLE DE FRAÎCHEUR EN CES PÉRIODES DIFFICILES
POUR L’ÉGLISE ET LE MONDE !