N’oublions pas ceux qui ont servi longuement et modestement la paroisse.

A DIEU HELENE ET HUBERT (Ploix)

Catéchèse, coopération missionnaire avec Hélène incluant notre jumelage avec la paroisse béninoise d’Abomey, lancement de l’« Atelier Amitié » également avec Hélène, communication, permanences d’accueil, Conseil économique, kermesses : autant de domaines de notre vie paroissiale au sein desquels tu as oeuvré, Hubert, simultanément ou successivement durant plus de trois décennies, avec la grande discrétion qui n’avait d’égal que le soin extrême apporté à tes oeuvres.

Nous nous souvenons, ainsi, des affichages que tu réalisais et installais dans l’entrée de notre église St-François avec, déployé sur la totalité du panneau de gauche, l’organigramme de la paroisse (dont il reste le bandeau supérieur) comportant noms et téléphones des divers correspondants et, sur le panneau de droite, des illustrations et citations en lien avec les temps et fêtes liturgiques. Nous nous souvenons aussi de l’exposition des quarante ans de notre église St-François-de-Sales dont tu avais été un artisan essentiel, tant pour les recherches historiques que pour la réalisation. Nous nous souvenons également du solide « jeu de massacre » entièrement réalisé par tes mains habiles et qui n’a jamais manqué une kermesse depuis quarante ans ! Nous nous souvenons aussi que tu avais été acteur dans « Témoins de Jésus », spectacle écrit et mis en scène par deux membres de notre communauté paroissiale. Et que d’autres souvenirs encore ! Comme ta participation, parfois avec Hélène et pendant plusieurs années, à un groupe de partage d’Évangile qui se réunissait mensuellement, ta participation au groupe du chapelet et, lorsque tu as été en retraite, aux messes de semaine : autant de participations qui révélaient une Foi bien enracinée. Merci Hubert pour tout ce que tu as donné à notre communauté paroissiale et merci Hélène pour ton écoute attentive de toutes les personnes que tu rencontrais. Que le Seigneur vous accueille « à bras grands ouverts » dans son Éternité.

François TRAUCHESSEC

A DIEU CLAUDE (Adam)

8 novembre 2020

C’est au tout début des années quatre-vingt-dix que Claude, discret paroissien assidu à nos messes dominicales, répondit à un appel de notre Conseil pastoral concernant la constitution d’une équipe d’accueil chargée d’assurer les permanences tri-hebdomadaires de l’époque.

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Ce « premier pas » accompli parmi les forces vives de notre communauté paroissiale, Claude fut appelé comme membre de la première EAP (Equipe d’Animation Pastorale) de notre paroisse. Puis, par la suite, s’engagea résolument dans le domaine temporel (trésorerie, comptabilité, kermesses et conduite des « gros travaux » comme, par exemple, la réfection des peintures des salles du Bon Pasteur, le remplacement du chauffage électrique par un chauffage central de ces salles, puis le ravalement de l’église St-François-de-Sales. L’ensemble, avec compétence et « qualité de services » reconnues qui feront que Claude sera sollicité et acceptera d’apporter sa collaboration au Conseil économique de notre diocèse
Cela jusqu’au « départ en retraite », en juillet 2005, de notre curé d’alors, le père Gaby KIM qui, jusqu’à son décès, le 14 décembre 2010, bénéficiera « au quotidien » et, alors que sa santé et son autonomie déclinent, de l’inlassable dévouement de Simonne, notre secrétaire paroissiale de l’époque, épaulée tout aussi inlassablement par notre ami Claude. Ce fut ensuite le groupe des servants d’autel que Claude prit en charge du temps du père Monnet, notre curé de 2006 à 2010, puis, jusqu’à maintenant, sa participation à la joyeuse « équipe petits travaux » qui, ces dernières années, réalisait, entre autres, nos crèches monumentales et, pour le temps pascal, le tombeau du Christ non moins remarqué. Participation également à la préparation de la distribution d’ « Entre Val et clochers », notre magazine inter-paroissial toutes boîtes à lettres.
Merci Claude, pour ces trente années de services généreusement donnés à notre petite cellule d’Eglise dont tu as été un serviteur sur qui l’on pouvait compter sans aucune inquiétude. Et comment terminer cette évocation sans nous souvenir que, derrière ton tempérament « bien trempé », se cachait un coeur généreux et une joie de vivre qui se révélaient, lors de chacune de tes rencontres, par d’aimables et douces taquineries à l’attention de tes interlocuteurs.
Merci Claude pour ton amitié attentive et chaleureuse et que le Seigneur t’accueille à « bras grands ouverts » dans son Eternité.

François, avec Francine et Simonne

ADIEU MAMIE ZETTE (GEORGETTE CARRIC)

samedi 7 mars 2020

C’est finalement avec le soleil, la pluie attendant la fin de la cérémonie, que les funérailles chrétiennes de Madame Carric ont été célébrées le mardi 25 février. Conformément à ses voeux, c’était à l’église Saint- Nicolas, bien trop petite pour accueillir plus de 140 paroissiens. Heureusement, des barnums et chaises étaient installés sur le parvis, sonorisé à cette occasion. Beaucoup ont témoigné de la foi et de l’attachement de Georgette à sa commune. Serge, qui l’a accompagnée jusqu’à ces derniers jours, se souvient…. :

« Quel bonheur de t’avoir rencontrée, connue et aimée !
Il y a 10 ans, ton très cher fils, Alain, t’avait organisé une gigantesque fête pour tes 90 ans. Un moment inoubliable pour ta famille, tes amis et tes anciens élèves. Tout le monde s’en rappelle encore aujourd’hui. Entre Alain et moi, ce fut le début d’une grande amitié.
Les années ont passé avec de très bons moments de joie et aussi de douleur. Je me rappelle lorsque tu es tombée dans l’église en allant voir la crèche et que tu t’es retrouvée hospitalisée de longs mois avec d’énormes difficultés pour parler et marcher. Je revois ta joie, en février, lorsque le kiné t’a fait remarcher pour la première fois dans le couloir, tu étais aux anges et j’étais là. Tu m’as demandé, à cette époque, de réciter les prières du « Notre Père » et du « Je vous salue Marie », car tu ne te rappelais plus les paroles. On l’a fait ensemble, en communion. Les médecins, après ta chute, nous disaient que tu n’en avais plus pour longtemps. Eh bien, non, ça a été comme une résurrection. Alain et nous tous, en étions très heureux. Une autre fois, en montant dans la voiture d’Eric, le fils à Denise Deshaye, tu te fractures le pied, et retour à l’hôpital pour près de 4 mois. Là aussi, les amis sont passés te voir tous les jours.
Et puis, cette belle maison qui te rappelait ton aimé Yves, tu as été obligée de la quitter pendant la mauvaise saison pour séjourner au Grand Clos ces deux dernières années. Car tu t’affaiblissais et à la moindre chute, c’était « au secours, les pompiers ! ». Mais, dès les beaux jours, tu revenais pour profiter de ton jardin et de tes pigeons qui sont, maintenant, en pension chez ton ami Jean-Louis Guillemain, le kiné d’Yves. De nombreuses fois, tu te rendais à Villabé chez Alain et tu y retrouvais d’autres vieux amis comme Gisèle, ta belle-soeur, et Corinne, la maman de tes petits-enfants, Stéphane et Jennifer. Et ce fut le drame, fin mai 2018, quand Alain est décédé brutalement. Tu ne t’en es jamais remise. Et la petite équipe, près de toi, te consolait du mieux qu’elle pouvait. Combien de fois tu as remercié Josiane, Christiane, Annick et quelques autres d’être à tes côtés ? C’est parce qu’on t’aime !


Je te revois, ce mois de janvier, dans ta petite chambre du Grand Clos où tu rayonnais de bonheur parce que tu venais de rencontrer ton arrière-petit-fils, Lino, le petit dernier, né au mois d’août, un garçon que tu attendais impatiemment après trois arrière-petites-filles, Karissa, Kassidee et Héléna. Tu nous as dit, les larmes aux yeux de bonheur : « maintenant, je peux partir ! ». Trois semaines avant ton grand départ, tu nous as raconté un rêve que tu venais de faire dans la nuit et que tu te rappelais fort bien. Tu nous as décrit un monde tout blanc, avec des maisons blanches, des murs blancs, une vision sereine et calme avec cette couleur que tu n’avais jamais vue. Cela te chagrinait. Je t’ai expliqué que tu venais de voir l’entrée du Paradis et que tu étais bien destinée à y entrer. Exceptionnellement, Dieu t’a montré le début de ta future vie. Tu étais rassurée. Le mardi de ton départ, j’ai mis entre tes doigts mon chapelet. Trois heures après, tu nous quittais pour ton grand voyage vers le Père.
Merci à Dieu, notre Père, à Jésus-Christ et à l’Esprit Saint qui t’a guidée et qui m’a « secoué les puces » ce jour-là.

Serge Denis