Frères et sœurs bien-aimés, cette année, nous avons deux fois raison de rendre grâce. Notre diocèse de Pontoise a 60 ans.
Notre église paroissiale Saint-François-de-Sales a 60 ans. 60 ans, un jubilé. Dans la Bible, 60 ans n’est pas un anniversaire comme les autres. C’est le temps de la maturité, de l’action de grâce et de la liberté retrouvée. C’est l’année où Dieu dit à son peuple : regarde ce que j’ai fait pour toi.
En 1966, quand le pape saint Paul VI créait notre diocèse, nous dit-on, le Val-d’Oise n’était que champs et grands ensembles qui poussaient. Il fallait un pasteur proche pour ce peuple nouveau. Le diocèse est né. Et, la même année, ici, chez nous au Plessis-Bouchard, des chrétiens ont posé des pierres. Pas pour se faire plaisir. Pour que Dieu ait une maison au milieu des maisons, pour que la cloche sonne au milieu des immeubles, pour que vos parents, vos grands-parents aient un lieu pour baptiser leurs enfants, se marier et dire adieu à leurs morts.
60 ans plus tard, ces pierres sont encore là. Elles ont vu passer des générations de catéchisme, des milliers de messes, des rires à la kermesse et des larmes aux enterrements. Elles ont entendu vos premiers « Je crois en Dieu » et vos « Oui » du jour de votre mariage. Mais la plus belle pierre, ce n’est pas le béton de l’église, c’est vous. Vous êtes les pierres vivantes (1 P 2, 5).
Trois grâces pour rendre grâce : si nous faisons mémoire, que devons-nous retenir de ces 60 ans ?
● La grâce de la fidélité : En 60 ans, le monde a changé plusieurs fois. Et pourtant, chaque dimanche, le Seigneur était là sur l’autel. Chaque jour, la lampe du Saint-Sacrement est restée allumée. Dieu a été fidèle. Quand nous étions nombreux et fervents, il était là. Quand nous étions peu nombreux et fatigués, il était là. Ce jubilé est d’abord sa fête à Lui, le Fidèle.
● La grâce des visages : Un diocèse, une paroisse, ce n’est pas une administration. C’est une famille. En 60 ans, combien de prêtres, de religieuses, de catéchistes, de bénévoles, de sacristains, de choristes se sont usés pour vous ? Ils ont donné du temps, de l’argent, leur vie. Ce jubilé, c’est leur jubilé. Sans eux, nous ne serions pas là. Prenons le temps de dire merci
et de citer leurs noms.
● La grâce de l’avenir : Un jubilé, dans la Bible, ce n’est jamais pour regarder en arrière
avec nostalgie. C’est pour reprendre son souffle pour repartir (Lv 25, 10) : le jubilé, c’est l’année
où on ouvre les portes, où on libère, où on recommence.
Notre diocèse a 60 ans, il est jeune. Notre église a 60 ans, elle a encore besoin de nous. La
question n’est pas : « Comment c’était avant ? » La question est : « Qu’allons-nous écrire pour
les 60 ans qui viennent ? » Alors tout au long de cette année, nous allons :