Posted by on 12 avril 2026

Le dimanche après Pâques est celui de la Divine Miséricorde. Le pape saint Jean-Paul II a institué cette fête le jour de la canonisation de sainte Faustine le 30 avril 2000.
Dans l’évangile, l’apôtre Thomas fait justement l’expérience de la miséricorde de Dieu qui a un visage concret, celui de Jésus, de Jésus ressuscité. Thomas ne se fie pas à ce que les autres apôtres lui disent :
« Nous avons vu le Seigneur ». La promesse de Jésus qui avait été annoncée : « je ressusciterai le troisième jour », ne lui suffit pas. Il veut voir, il veut mettre sa main dans la marque des clous et dans son côté. Et quelle est la réaction de Jésus ? La patience : Jésus n’abandonne pas Thomas l’entêté dans son incrédulité ; il lui donne le temps d’une semaine, il ne ferme pas la porte, il attend. Et Thomas reconnaît sa propre pauvreté, son peu de foi. « Mon Seigneur et mon Dieu » : par cette invocation simple mais pleine de foi, il répond à la patience de Jésus. Il se laisse envelopper par la miséricorde divine, il la voit en face, dans les plaies des mains et des pieds, dans le côté ouvert, et il retrouve la confiance : il est un homme nouveau, non plus incrédule, mais croyant.
Frères et soeurs bien-aimés, laissons-nous envelopper par la miséricorde de Dieu ; comptons sur sa patience qui nous donne toujours du temps ; ayons le courage de retourner dans sa maison, de demeurer dans les blessures de son amour, en nous laissant aimer par lui, ayons également le courage de rencontrer sa miséricorde dans les sacrements. Nous éprouverons sa tendresse, si belle ; nous sentirons qu’il nous embrasse et nous serons, nous aussi, plus capables de miséricorde, de patience, de pardon et d’amour.
Ayons d’abord cette patience avec nous-mêmes, sans laisser notre tiédeur nous désespérer ; soignons-la par la lente thérapie d’une vie chrétienne intégrale : Parole de Dieu, adoration, service, fraternité, évangélisation… Imitons alors cette patience avec ceux et celles qui refusent encore l’évangile et appliquons devant leur lenteur et leur refus la magnifique devise de Don Bosco : « Compassion pour le présent, espérance pour l’avenir ».
Paix à vous !

Père Augustin, curé de la paroisse