Posted by on 22 mars 2026

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Nous étions trois, avec le père Augustin, membres de l’EAP, du Conseil économique et du catéchuménat pour aller nous ressourcer, à Lisieux, tout près de la petite Thérèse, du 9 au 12 mars, autour du thème : « La Joie, un chemin ». Le conférencier était Pascal Ide, prêtre et enseignant aux Bernardins, à Paris.
La Joie, c’est le sentiment qui est en moi, quand le bien est présent. La source de la Joie, c’est Dieu. La Joie et Dieu se répandent comme le soleil qui rayonne. Les rayons du soleil se propagent en dessous. Rayonner, c’est donc s’abaisser. Le propre de l’amour, c’est aussi de s’abaisser. Dieu n’attend qu’une seule chose, c’est que nous recevions son amour et que nous le fassions rayonner.
Malheureusement, quelquefois, la tristesse fait place à la joie. Cette tristesse peut être provoquée par la jalousie. Par exemple, les compliments sur l’autre me rendent triste. Au début, la jalousie est un sentiment mais le péché commence quand je vais consentir et entretenir ce sentiment. Le manque d’estime de soi et la comparaison aux autres entretiennent la jalousie. Alors pour l’éviter, on doit s’efforcer d’être humble, de faire des compliments aux autres, de nommer les dons dont Dieu nous a pourvus, de consentir à ne pas être parfait. En fait, on doit se dire « mon frère a des talents mais moi aussi, j’en ai d’autres ».
Une autre tristesse est ce qu’on appelle, l’acédie. C’est le manque de goût pour les affaires spirituelles, le manque de goût pour ses propres missions. On n’a plus envie de faire ce à quoi on est appelé. Pour ne plus éprouver d’acédie, il faut vivre intensément l’instant présent et ne pas changer ses décisions.
On éprouve de la joie quand on se donne. Mais dans l’amitié, quand on demande un service, on ne doit pas transformer l’autre en instrument. Il y a trois sortes d’amitié, l’amitié utilitariste, l’amitié agréable et l’amitié vertueuse. Il faut laisser, à son ami, sa liberté dans la demande et se préparer, intérieurement, à une réponse négative.
Une autre joie est celle de pardonner. Mais il est dur de pardonner car la blessure fait mal. On ne pardonne pas parce qu’on pense que c’est un acte de faiblesse ou parce que c’est nier la dette. Ne pas pardonner rend triste, génère l’inquiétude et affecte la santé. Pardonner rend la joie car on restaure le lien avec l’autre et parce que Dieu demande de pardonner. Le pardon est un acte de mémoire. Le donner du fond du coeur fait oublier l’offense. Le pardon est aussi un acte de volonté. On annule la dette de l’autre et annuler la dette, c’est une grâce de Dieu. Le pardon est une marque de fabrique de l’oeuvre de Dieu, en nous. Quand on pardonne, la sensibilité s’apaise.
La dernière joie dont Pascal Ide nous a parlé est la gratitude. Elle nous fait aller vers les autres et vers Dieu. Elle fait vivre la relation. Elle fait circuler les dons et la vie. Tout ce qui sort de Dieu doit revenir à Dieu. La gratitude transforme la grâce en action de grâce. Le don est gratuit et il fait du bien. Vivre la gratitude, c’est se donner gratuitement, dans sa famille par exemple. C’est donner à Dieu en lui disant « merci », « pardon », « s’il te plaît ». La gratitude jaillit de nous-mêmes. Toute vie est bénie. Toute vie n’est pas que difficulté.
Nous avons fini la retraite par une messe dans la crypte de la basilique de Lisieux en priant pour que la petite Thérèse veille sur nous et nous permette de vivre la joie.
Marie-Hélène


Posted in: PRIER ET CELEBRER

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