Posted by on 6 septembre 2026

Frères et soeurs dans le Christ, nous voilà de retour. Les valises sont posées. Les agendas se remplissent de nouveau. Les cours de récréation résonnent. Les bureaux rouvrent. Et l’Église aussi reprend son souffle. Septembre est un mois de commencement. Pas comme janvier qui promet. Septembre qui engage. Et cette année, nous ne reprenons pas simplement des
activités. Nous reprenons une mission.
On ne reprend pas, on recommence. Il serait tentant de dire : « on va refaire comme l’an dernier ». Reprendre le même programme, les mêmes horaires, les mêmes habitudes. Mais Dieu ne reprend pas, il recommence. Il fait toutes choses nouvelles.
La question de cette rentrée n’est pas : « Qu’est-ce qu’on a à faire ? » Mais : « Qu’est-ce que le Seigneur veut faire à travers nous cette année ? » Le Christ ne nous appelle pas à être des gestionnaires de paroisse ; il nous appelle à être des disciples missionnaires.
Pas à remplir des cases, mais à toucher les coeurs. Alors, avant de ressortir le planning, prenons le temps de nous mettre à genoux, de demander à l’Esprit saint : « Que veux-tu pour cette communauté cette année ? »
Trois convictions pour cette année. Si je devais résumer l’élan que je souhaite pour nous, il tiendrait en trois mots :
● Accueillir : notre communauté ne sera pas jugée sur la beauté de ses liturgies, mais sur la qualité de son accueil. Qui franchit la porte de notre église se sent-il attendu ? Le jeune qui revient après des années, le couple qui demande le baptême sans connaître personne, la personne seule du quartier… Faisons de notre paroisse non une forteresse pour les vaincus,
mais une maison pour tous. « Ma maison s’appellera maison de prière pour tous les peuples » (Is 56, 7).
● Former : on ne peut pas donner ce qu’on n’a pas. Cette année, nous allons prendre au sérieux notre formation. Formés pour mieux comprendre la Parole, pour mieux servir, pour mieux témoigner au travail, en famille, à l’école. Nous mettrons en place des parcours, des temps fraternels, des formations pour tous. Parce que la foi d’un adulte ne peut pas rester une
foi d’enfant.
● Annoncer : nous sommes trop restés entre nous. Le Seigneur nous attend dehors, dans nos immeubles, nos entreprises, nos associations de quartier. Cette année, nous n’attendrons pas que les gens viennent, nous irons. Une invitation lancée, un verre d’eau donné (Mt 10, 42), une prière proposée : l’évangélisation commence par un petit pas.

Une famille, pas une administration. Je rêve d’une paroisse où l’on se connaît par le prénom,
où l’on pleure les deuils des uns et où l’on célèbre les joies des autres, où personne ne sert
seul, où chaque baptisé se sait responsable, non pour faire plus, mais pour faire ensemble.
Alors oui, nous avons besoin de catéchistes, d’animateurs, de chanteurs, de personnes pour
accueillir, pour prier, pour visiter les malades. Mais avant tout, nous avons besoin des coeurs
qui disent : « Me voici, Seigneur, envoie-moi » (Is 6, 8). Ne te demande pas si tu as le temps ; demande-toi si tu as le désir. Le Seigneur s’occupe du temps.
Frères et soeurs dans le Christ, cette rentrée pastorale est un cadeau. Dieu nous donne une
nouvelle année pour aimer, servir et annoncer. Ne la gâchons pas en nostalgie ou en routine.
Venons le 20 septembre pour la messe de la rentrée pastorale, non comme des spectateurs,
mais comme une famille qui se retrouve pour se mettre en route. Que la Vierge Marie, Notre-
Dame qui défait les noeuds, dénoue en nous ce qui nous empêche d’avancer, et que l’Esprit
saint fasse de cette année, non une année de plus, mais une année nouvelle. Avec toute ma
joie de vous retrouver, je vous prie de vivre dans la paix du Christ.

Père Augustin, curé de la paroisse