Editoriaux du père Guillaume

23 janvier : Regards sur la communauté paroissiale

À l’occasion de la fête patronale de notre paroisse j’aimerais partager avec vous quelques regards sur l’oeuvre de Dieu au sein de la communauté paroissiale. Ce sera une façon de rendre grâce pour l’intercession de St François de Sales auprès du Seigneur, pour sa présence à nos côtés.

  1. Ce qui reste la plus grande source d’émerveillement et d’espérance c’est le nombre d’adultes qui demandent à
    devenir chrétiens. Et depuis quelques mois, d’adolescents… Nous avons besoin de votre prière, mais aussi de votre aide
    pour les accueillir et les accompagner !
  2. Lors des deux dernières années pastorales, de nombreuses personnes ont rejoint notre communauté chrétienne. Depuis septembre, un reflux se fait sentir. Sans doute lié à la fatigue de nombreuses familles suite au virus et peut-être aussi suite au rapport sur les crimes sexuels dans l’Église. Cela reste un point d’attention, de prière et d’espérance.
  3. « Un fil vert » guide notre année pastorale. Nous sensibiliser davantage à une façon chrétienne de vivre la transition écologique et y participer en tant que communauté chrétienne. La fraternité saint François d’Assise nous y aide (temps de l’Avent, panneau à l’entrée de l’église…). Cette « écologie intégrale » passe par le développement de la fraternité et de relations plus simples entre nous. C’est ce qui nous a été donné de vivre au cours du repas avec notre évêque en septembre et au cours d’un autre repas début décembre.
    Mais cette « transition » s’est aussi manifestée dans la façon de vivre l’autorité et le rapport à l’autorité. Des responsables d’équipes (Éveil à la foi, Catéchuménat, Équipe d’animation pastorale…) ont pu s’ouvrir à la dimension diocésaine et revenir avec des propositions pour dialoguer avec le curé… Ce fut une joie pour moi, d’autant que cela nous a été donné par l’Esprit Saint. Cette « écologie intégrale » passe aussi par la consolidation de l’accueil fraternel Ozanam du samedi matin. C’est un lieu paisible et joyeux, un lieu créatif où se retrouvent six à huit personnes
    fragilisées par la vie.
  4. Un autre aspect de l’oeuvre de la grâce de Dieu consiste en une plus grande maturité ecclésiale des personnes et des équipes qui se sont mises en route depuis quatre ou cinq ans. Les membres de l’équipe d’animation pastorale s’en réjouissent et espèrent que, petit à petit, se constitue « un socle » pour porter ensemble la mission confiée par Dieu à notre communauté paroissiale : porter « l’évangile du salut » à nos proches.

16 janvier : Regard sur saint François de Sales, par le pape Benoit XVI

Né en 1567 dans une région frontalière de France, il était le fils du Seigneur de Boissy, antique et noble famille de Savoie… Sa formation fut très complète. Dans sa jeunesse équilibrée, réfléchissant sur la pensée de saint Augustin et de saint Thomas d’Aquin, il traversa une crise profonde qui le conduisit à s’interroger sur son salut éternel et sur la prédestination de Dieu à son égard, vivant avec souffrance, comme un véritable drame spirituel, les questions théologiques de son époque. Il priait intensément, mais le doute le tourmenta si fort que pendant plusieurs
semaines, il ne réussit presque plus à manger et à dormir. Au comble de l’épreuve, il se rendit dans l’église des dominicains à Paris, ouvrit son coeur et pria ainsi :
« Quoi qu’il advienne, Seigneur, toi qui détiens tout entre tes mains, et dont les voies sont justice et vérité; quoi que tu aies établi à mon égard… toi qui es toujours un juge équitable et un Père miséricordieux, je t’aimerai Seigneur (…), j’aimerai ici, ô mon Dieu, et j’espérerai toujours en ta miséricorde, et je répéterai toujours tes louanges… Ô Seigneur Jésus, tu seras toujours mon espérance et mon salut dans la terre des vivants » (I Proc. Canon., vol. I, art. 4).

François, âgé de vingt ans, trouva la paix dans la réalité radicale et libératrice de l’amour de Dieu… Ainsi, il trouva la
paix… il aimait Dieu simplement, il s’abandonnait à sa bonté. Et cela sera le secret de sa vie qui transparaîtra dans son oeuvre principale : le Traité de l’amour de Dieu.
Évêque d’un diocèse pauvre et tourmenté, dans un paysage de montagnes dont il connaissait aussi bien la dureté que la beauté, il écrivit: « [Dieu] je l’ai rencontré dans toute sa douceur et sa délicatesse dans nos plus hautes et rudes montagnes, où de nombreuses âmes simples l’aimaient et l’adoraient en toute vérité et sincérité ; et les chevreuils
et les chamois sautillaient ici et là entre les glaciers terrifiants pour chanter ses louanges »

(Lettre à la Mère de Chantal, octobre 1606, in Oeuvres, éd. Mackey,t. XIII, p. 223).

9 janvier : Tous appelés à la sainteté du Christ

Saint François de Sales, le saint patron de notre paroisse que nous allons fêter dimanche 23 janvier, affirme avec force que la sainteté n’est pas réservée à quelques-uns. Elle est pour tous les baptisés. Elle s’exprimera de façons différentes suivant notre caractère, notre milieu social, les activités que nous accomplissons. C’est bien ce que nous enseigne l’apôtre saint Paul quand il écrit aux Thessaloniciens :
« Ce que Dieu veut : c’est votre sanctification. » (I Th 4, 3)
C’est bien pour cela que le Fils éternel du Père « s’est fait chair ». Sa Sainte Humanité devient la source de
sanctification de chacun et chacune de nous. L’Esprit de sainteté attire au Christ de plus en plus d’adultes. Leur vie en est renouvelée, sanctifiée ! Petit à petit, ils se préparent à entrer plus avant dans cette expérience en participant à la vie de l’Église, en célébrant l’eucharistie dominicale. Un jour, ils recevront la grâce « d’être plongés » entièrement dans la vie du Christ et ouverts à cette « vie nouvelle » des fils et des filles de Dieu.
Leur expérience renouvelle notre façon « un peu habituée, voir endormie » d’envisager notre vie de baptisés. C’est une
grâce inestimable que vit notre communauté chrétienne !
De cette fête du Baptême du Seigneur nous pouvons retenir deux enseignements :

  1. Le Christ s’abaisse et confesse nos péchés en venant se faire baptiser par Jean d’un baptême de repentance. Il prend ainsi le chemin de la croix afin de réconcilier les hommes avec son Père.
    Comment avancer à la suite du Christ, comment progresser dans la communion du Père et du Fils et de l’Esprit Saint sans chaque jour vivre avec le Christ cette démarche de repentance ? Comment ne pas entendre « l’appel à se laisser réconcilier avec Dieu » (II Cor 5, 20) en célébrant fréquemment le sacrement de la confession ?
  2. Ce n’est qu’une fois cette démarche faite que Dieu donne à voir qui il est, ainsi que son Amour pour le Christ : « Tu es mon Fils bien aimé, tu es toute ma joie » sur toi repose mon Esprit Saint. (Mt 3, 17) Il en est de même pour nous ! Chaque fois que nous nous reconnaîtrons pécheurs avec un coeur confiant, chaque fois nous serons renouvelés dans la grâce de notre baptême, de notre confirmation et de notre communion avec le Christ.
    Pourquoi attendre pour vivre cette grâce ?

2 janvier : Noël et le combat pour la vie

Depuis quelques années, dans l’église St François de Sales, la croix du Christ apparaît derrière la crèche. Ce n’est pas fortuit ! Les cantiques de Noël évoquent le lien étroit entre le mystère de l’incarnation et celui de la rédemption (« De la crèche au crucifiement … »).

Le lendemain de la solennité de Noël, l’Église fête le martyr de Saint Etienne, premier à donner sa vie en confessant l’humanité divine du Christ. Le 28 décembre l’Église fête le martyr des Saint Innocents, mis à mort par le roi Hérode en espérant ainsi faire mourir le Christ Jésus. Le saint Évangile nous fait comprendre que le Fils éternel du Père s’incarne afin d’affronter avec notre humanité les puissances démoniaques et la mort. Dieu ne veut pas sauver l’Humanité « de haut », mais en lui permettant de participer à ce salut. C’est là que s’exprime la grande délicatesse de Dieu à notre égard.

           Ce que nous apprenons de ce mystère et qui pour nous deviens petit à petit une règle de vie, une façon d’être par la grâce du Saint-Esprit c’est entre autres :

1 Notre ennemi ne sera jamais une personne humaine, un groupe humain. Notre ennemi c’est « le Diviseur », (en grec « Diabolos ») celui qui fait que nous nous opposons avec haine et violence. ATTENTION aux discours politiques qui cherchent à nous dresser les uns contre les autres. A ces discours qui attisent la peur – la peur de l’autre !

2 Nous avons des adversaires, nous avons des personnes et groupes humains qui ne cherchent que leurs intérêts. Ils sont prêts à tout pour cela ! « La fin justifiant les moyens ». Nous devons leur résister, nous devons les combattre dans l’Esprit du Christ. C’est-à-dire en commençant par les respecter, en mettant en lumière leurs erreurs et leurs mensonges, en démasquant la part d’hypocrisie et de manipulation. En Jésus-Christ « Amour et Vérité se rencontrent »

3 Comment le faire sans reconnaître que nous partageons la même humanité avec ses grandeurs, mais aussi ses failles, ses ambiguïtés et ses compromissions. Il y a une façon d’accuser les autres, et de mettre en cause leurs intentions qui peut devenir une condamnation contre nous-même !

Le Christ nous apparait « Bon et Ami des Hommes », pour autant il n’a pas peur de dénoncer le Mal, de le regarder en face. Il peut avoir des attitudes très fermes, des paroles rudes … Mais toujours son but et de permettre à ces interlocuteurs « de venir à la lumière », « de faire la vérité » et ainsi de s’orienter sur un chemin de vie… Pour cela il risque sa vie !

Voilà peut-être un chemin pour entrer dans la grâce de la Nouvelle année ?

26 décembre : « Venez, adorons le Seigneur dans le petit enfant dans la crèche »

Nous avons la chance de pouvoir contempler le mystère de la Nativité du Seigneur à travers quatre crèches : à St-Nicolas, à St-François-de-Sales, sur le parvis de cette église et dans le bureau d’accueil du presbytère. Chacune, avec
des personnages différents et une décoration spécifique. Merci à ceux et celles qui ont conçu et réalisé ces crèches (baptisés ou non, adultes et enfants).
Chacune à sa façon nous conduit à contempler « le grand mystère » et « nous transporte » intérieurement.

En attendant la naissance du Fils éternel du Père en notre chair, à la place de l’Enfant Jésus, il y a une Bible. Plusieurs se demandent pourquoi ? Un jeune collégien a répondu en disant : « car dans la Bible il y a toute l’histoire de

Jésus ». Une autre personne a dit : « car dans la Bible, il y a toutes les promesses annonçant la venue du Messie, du Christ ». Leila qui est catéchumène a dit : « parce que la Parole de Dieu s’est faite chair en Jésus ». En effet nous entendrons le jour de Noël la proclamation du début de l’évangile selon St Jean. Il y sera dit :
« ET LE VERBE S’EST FAIT CHAIR ET IL A HABITÉ PARMI NOUS, ET NOUS AVONS VU SA GLOIRE, LA GLOIRE QU’IL TIENT DE SON PÈRE COMME FILS UNIQUE, PLEIN DE GRÂCE ET DE VÉRITÉ. » (Jean 1, 14)

« La crèche sur le parvis est empreinte d’une grande douceur ». Elle a été peinte au cours du confinement de l’an dernier par Céline Doudelle, Chantal Callet et Dominique Rosier. Offerte à la vue des passants, elle attire le regard et peut aider à accueillir la paix du coeur, la paix de Noël. Prions pour celles et ceux qui se laissent attirer par sa beauté et le mystère qu’elle donne à voir.

Les deux crèches qui sont dans les églises veulent manifester l’harmonie entre toute la création, la nature et la naissance du Fils de Dieu en notre chair. La nature à été créée, préparée pour accueillir le Fils unique du Père éternel. Il vient rétablir l’harmonie entre les hommes et toute la création. C’est bien ce qu’a voulu dire le prophète Isaïe 66, 17.25 : « Le loup et l’agneau auront même pâture, le lion, comme le boeuf, mangera du fourrage ; le serpent, lui, se nourrira
de poussière. Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte, – dit le Seigneur. » (Voir aussi Romains 8, 18-22)
Que la grâce des célébrations du mystère de la Nativité du Seigneur vous comble de paix et d’espérance. Que cette grâce soit source d’une joie si profonde que les difficultés du quotidien et les souffrances de la vie en deviennent plus légères. Paix à vous et gloire à Dieu !

19 décembre 2021 : une météo d’Église bien mouvementée

Nous sommes bien bousculés, catholiques de France, avec les conclusions du rapport Sauvé sur les abus et les crimes sexuels au sein de l’Église de France, sur la démission de Mgr Aupetit.

Les jeunes parents sont encore plus préoccupés et se demandent comment exercer mieux leur vigilance sans entrer dans un soupçon systématique. Chacun se pose des questions tant sur la façon dont notre Église est gouvernée, que sur la façon de vivre des prêtres. La question du célibat des prêtres revient avec force.

En quelques mots comment répondre à de telles questions ? Nous savons tous que les réponses ne pourront venir qu’à travers un processus de mûrissement et l’expression vraie de chacun et chacune de nous. Il nous faut laisser le travail de l’Esprit de Dieu venir évangéliser nos prises de position, les bousculer… et leur faire trouver la perspective même du Seigneur. Sachant que cette perspective sera à la fois profondément humaine et mystique. L’un ne pouvant aller sans l’autre, comme dans les Évangiles !

Pour saint Ignace de Loyola, quand la vie d’un disciple du Christ est bousculée par des tensions, des tentations, des remises en cause… c’est que le disciple est vraiment vivant, qu’il cherche vraiment à progresser dans sa communion avec le Seigneur. Malgré les apparences, c’est lorsque la météo de notre Église est bien mouvementée que nous pouvons être certains qu’elle est animée par l’Esprit du Christ. En effet l’Esprit du Seigneur met en lumière les péchés, les résistances afin que nous puissions en être purifiés, libérés… « L’ennemi de la nature humaine », lui,  essaie de nous décourager en mettant sur notre chemin des obstacles ; il cherche à mettre de la confusion, du doute. Il cherche à troubler les esprits.

Pour avancer et garder la paix, l’espérance au sein d’une météo mouvementée, il est bon de cultiver quelques attitudes. Nous les trouvons dans le saint Évangile et dans la vie des saints et des saintes

Renouveler fréquemment notre confiance en Dieu.

Lors de l’évènement de la tempête apaisée, le Christ dit aux disciples « Ayez confiance, c’est moi, ne craignez pas. » (Mt 14, 28) Jésus est au cœur de la tempête comme un refuge, une ancre…

  • Tant que Pierre, animé par cette confiance, regarde le Christ il ne sombre pas et marche sur les eaux. « Pierre descendit de la barque, marcha sur les eaux et vint vers Jésus » (Mt 14, 29).
  • Lorsque Pierre se laisse fasciner, sidéré par la tempête il s’enfonce… Alors il crie, il fait la vérité et dit : « Seigneur, sauve-moi ! » (Mt 14, 30).

Qu’en ces fêtes de la Nativité du Seigneur qui approchent, nous ayons la grâce de cultiver ces trois attitudes. Nous pourrons ainsi être renouvelés par Dieu, dans la paix du Christ.

12 décembre 2021 : Le réalisme de la foi

Le réalisme lié à la foi chrétienne peut déranger certains croyants. En effet, ce réalisme conduit à regarder en face ce qui va bien et ce qui ne va pas bien. En s’approchant de nous avec bienveillance, le Christ nous aide à prendre conscience de notre dignité. Il nous aide aussi à faire la vérité sur nos déviations, sur les situations où nous laissons l’esprit mauvais nous inspirer. C’est toujours un peu rude à vivre !
Et pourtant, à chaque fois que nous acceptons de venir à la lumière, grandissent en nous la liberté, la paix et la
joie, grandit en nous la capacité de nous laisser aimer et d’aimer davantage…

En ce temps de l’Avent, nous allumons des bougies, une pour chacune des quatre semaines qui nous préparent à célébrer le mystère de l’incarnation du Seigneur. Est-ce simplement folklorique ? Est-ce simplement une évocation affective de notre enfance ?

N’est-ce pas plutôt un appel à se tourner vers le Christ, Lumière née de la Lumière.
Douce Lumière qui réconforte et approfondit la communion. Douce lumière qui nous permet de confier à Dieu cette partie obscure de nous-mêmes…
Quelle libération et quel renouvellement une fois que nous avons accepté d’avancer sur ce chemin !
Acceptons le côté « bancal » de nos vies. Acceptons d’être imparfaits et à certains moments d’avoir fait des « faux pas ».
Reconnaissons-le afin de goûter combien le Seigneur reste bon et fidèle envers nous, envers son Église. C’est sans doute une des étapes nécessaires pour vivre de façon renouvelée et plus mûre les célébrations de la Nativité
du Seigneur.

C’est dans cet esprit que chaque baptisé catholique est invité à rencontrer le Christ à travers le ministère d’un prêtre. Dans ce dialogue peuvent être déposés les joies et les peines, les combats et les grâces. Puis, à un moment,
ce qui a déplu à Dieu et qu’on appelle les péchés. Alors le sacrement de la réconciliation permet d’être « replongé » dans la grâce du baptême avec toute la force et le dynamisme d’un renouveau…
Il est possible de célébrer ce sacrement une heure avant les messes dominicales.

5 décembre : « Être envoyés « 

Jésus est l’envoyé du Père. Toute sa vie est en référence au Père : « ma nourriture est de faire la volonté du Père » dit-il dans l’Évangile. Nous rappeler cela nous conduit au mystère de l’incarnation. Le Fils éternel de Dieu, égal à Dieu, a quitté « la gloire qui l’égalait à Dieu pour se faire homme. » (Philippiens, chapitre 2)Dans un passage de l’Évangile, il dira aux Apôtres (c’est-à-dire « les Envoyés ») « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jean 20, 21). Et à travers eux c’est toute l’Église, tout le Peuple de Dieu qui est envoyé. C’est chacun et chacune de nous. C’est bien ce que désire nous rappeler la nouvelle traduction du missel romain quand, après la bénédiction, il propose la formule suivante pour l’envoi : « Allez porter l’Évangile ».

Les trois sacrements de l’initiation chrétienne nous unissent intimement au Christ ; à son être, à sa vie et à sa mission. Le sacrement de l’eucharistie est aussi appelé communion. Son renouvèlement, chaque jour, chaque dimanche,
témoigne que nous n’avons jamais fini d’entrer plus avant dans l’intimité du Seigneur et de nous découvrir frères et sœurs.

C’est à partir de cette expérience du Peuple de Dieu que chacun et chacune de nous entend l’appel et la responsabilité à « sortir ». Oui à « sortir » pour rejoindre nos proches, ceux et celles que nous croisons chaque jour, et leur témoigner combien Dieu les aime comme un tendre Père. C’est cette expérience qui conduit notre vie chrétienne à la maturité
de l’Esprit, comme au jour de la Pentecôte « Les Apôtres proclamaient à la foule les merveilles de Dieu » (Actes 2).
Comment être unis au Christ par le sacrement de l’eucharistie sans se laisser brûler de son Amour sauveur pour les Hommes ? Comment être en communion avec le Christ sans être animé par son Esprit
Saint qui le conduit à chercher la brebis perdue ? Pour cela il nous faut « sortir » de certaines de nos contraintes de temps, de respect humain, de peurs et de réflexes éducatifs. Risquer « de sortir », c’est donner l’occasion à l’Esprit de Dieu d’agir à travers nous et de faire des merveilles…
Une communauté chrétienne est un lieu de ressourcement, oui ! Mais à la mesure où elle est un lieu d’engagement
missionnaire, d’attention au salut de nos proches. Le temps de l’Avent est propice à porter témoignage du mystère de Noël et d’inviter à en goûter sa saveur…

28 novembre : « Une nouvelle traduction du Missel romain »

Depuis de longues années se prépare cette nouvelle traduction du missel qui nous sert à célébrer les messes.
L’objectif premier est de mieux correspondre au missel « typique » voulu par le concile Vatican II. Cela permet de prier dans le monde entier avec les mêmes expressions. C’est important pour manifester l’unité dans la foi. Un autre objectif est de mieux s’adapter à la langue française. Deux autres aspects marquent cette nouvelle traduction : (1) L’introduction « frères et sœurs » à la place de « frères » et (2) l’ajout du mot mystère pour qualifier par exemple l’eucharistie ; ceci afin de nous aider à percevoir que c’est un don qui vient de Dieu dans lequel nous sommes
introduits par la grâce de Dieu. Dans la liturgie de l’eucharistie voici, entre autres, trois changements :

1. La présentation des dons du pain et du vin :
« Tu es béni, Seigneur, Dieu de l’univers : nous avons reçu de ta bonté le pain (le vin) que nous te présentons, fruit de la terre et du travail des hommes ; il deviendra pour nous le pain de la vie. »
R/ « Béni soit Dieu, maintenant et toujours ».

2. L’invitation à la prière pour offrir le sacrifice du Christ :
« Priez, frères et sœurs : que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, soit agréable à Dieu le Père tout-puissant ». R/ « Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice // à la louange et à la gloire de son nom, // pour notre bien et celui de toute l’Église. » L’ancienne formule peut toujours être utilisée. « Prions ensemble au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Église » R/ « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ».

3. L’anamnèse :
« Il est grand le mystère de la foi ! » « Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus, nous proclamons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire » au lieu de « Nous proclamons ta mort … nous célébrons ta résurrection … »

4. L’invitation à venir communier au Corps du Christ :
« Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui enlève les péchés du monde. Heureux les invités au repas des noces de l’Agneau. »
R/ Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir ; mais dis seulement
une parole et je serai guéri. »

Que cela ne nous trouble pas mais nous permette d’approfondir notre foi et notre participation au mystère que nous célébrons. Durant la semaine nous pourrions reprendre ces prières, les méditer et accueillir ce que le Seigneur nous donnera à vivre lors des prochaines célébrations. C’est bien là une façon pour nous de nous rendre disponibles et de vivre la grâce du temps de l’Avent qui nous prépare à l’accueil renouvelé du Seigneur Jésus qui vient nous sauver.

Bonne semaine à chacun et chacune de vous (Voir le site paroissial ou Facebook).

21 novembre : réjouissez-vous, le Seigneur vous aime

« Réjouissons-nous » ! Cette invitation semblera bien provocatrice pour certains d’entre nous qui traversent des difficultés. Elle semble décalée par rapport à la crise profonde qui traverse le monde occidental, la crise migratoire qui bouscule les pays de l’Union européenne. Elle est tout à fait hors de propos si l’on pense à la crise climatique…

Et pourtant l’apôtre saint Paul nous le dit : « Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie. Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées dans le
Christ Jésus » (Galates 4-7).
Lorsqu’il écrit ces mots à la communauté chrétienne de Galatie, tout ne
va pas bien dans le monde de son époque et les chrétiens sont chassés de la synagogue. Lui-même expérimente
plusieurs persécutions…

Cette grâce de trouver la paix intérieure alors que le monde, notre Église et parfois même nos existences
quotidiennes sont bousculés… Cette grâce de trouver la paix nous vient du Christ Sauveur. Paul et combien
avec lui et jusqu’à aujourd’hui font cette expérience ! Jésus-Christ est proche de nous, sa présence nous réjouit
car elle apporte force et réconfort. Elle est certitude de pouvoir sortir victorieux de l’épreuve. « La joie du
Seigneur » c’est celle « d’être ressuscité et glorifié à la droite du Père ». C’est cette joie qu’il donne en partage à
l’humanité.

LE TEMPS LITURGIQUE DE L’AVENT (qui débutera dimanche prochain) nous offre la grâce d’entrer plus avant dans cette expérience. Nous pourrons, si nous le voulons, commencer par faire mémoire des moments de paix intérieure, et de paix entre nous. Nous y découvrirons l’action de l’Esprit Saint, l’Esprit qui nous est donné par Christ Seigneur.
Nous pourrons aussi élever fréquemment notre cœur vers la présence du Christ tout au long de nos activités quotidiennes. Nous nous réjouirons de sa présence à nos côtés ! Nous pourrons aussi, avec Lui et pour Lui, chercher à
manifester sa bonté à ceux et celles que nous côtoyons habituellement. Et tout ce qui entretient la tristesse, les tensions et les antagonismes nous pourrons, en y résistant avec l’aide du Christ, le lui confier dans le sacrement du pardon des péchés.
Le Seigneur vient pour sauver notre monde et notre planète, il vient nous libérer de nos tendances égoïstes qui nous replient sur nous-mêmes et nous laissent insatisfaits. « Soyons dans la joie, le Seigneur est proche » !

14 novembre : merci aux évêques

Extrait du journal La Croix en ligne du 8/11/2021 (le titre de cet édito est du père Guillaume Villatte)

Quatre mesures à effet immédiat ont été prises par les évêques lors des votes de l’assemblée lundi 8 novembre. C’est Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, (…) qui a souligné, lors d’une conférence de presse l’après-midi même, « le caractère décisif » de la semaine passée et présenté les décisions prises à une très large majorité.
« Un pas a été franchi devant Dieu et les fidèles, a expliqué Mgr de Moulins-Beaufort. Nous avons reconnu la responsabilité institutionnelle d’un système ecclésiastique perverti qui a rendu possible la commission de ces crimes ». Après la présentation de l’esprit des décisions lors de son discours de clôture, « il restait à nous mettre en route », a souligné le président de la CEF, évoquant « la forte impulsion de nos invités laïcs de vendredi et samedi, pleine d’énergie, de colère, d’exigence… parfois inquiets de nos éventuelles résistances ».

La première décision porte sur la création d’une instance nationale indépendante pour la reconnaissance et réparation, organisant une indemnisation individualisée. Cette structure est confiée par les évêques à Marie Derain de Vaucresson, qui a longtemps travaillé à la Protection judiciaire de la jeunesse et qui fut défenseure des enfants, adjointe au défenseur des droits de 2011 à 2014.
La deuxième décision porte sur le financement du fonds d’indemnisation ouvert en septembre : «… Les évêques ont décidé d’abonder au fonds en se dessaisissant de biens mobiliers et immobiliers dans leurs diocèses sans recourir à l’argent provenant du denier de l’Église ». (…) Enfin, un emprunt sera souscrit pour permettre de financer rapidement les besoins d’indemnisation.
Troisième décision : les évêques ont fait la demande au pape François d’envoyer des visiteurs qui viendraient faire le point dans chaque diocèse pour évaluer la manière dont est organisée la protection des mineurs.
Enfin, quatrième décision, neuf groupes de travail, pilotés par des laïcs, vont être constitués. (…) Au printemps 2023, un événement synodal réunissant les évêques, les religieux et le peuple de Dieu fera le point sur le processus engagé à moyen et long terme.

Mgr de Moulins-Beaufort a insisté enfin sur le lien avec la société civile :
« Nous ne pouvions progresser qu’en acceptant le regard de la société, alors même que nous étions tentés de traiter ces cas en interne »…. Du côté ecclésial, la création du tribunal pénal canonique à compétence nationale permettra de traiter plus rapidement les dossiers, quand il sera mis en place ».

7 novembre : les évêques de France

C’est une rude semaine que nos évêques viennent de passer à Lourdes ! Analyser, et commencer à prendre des décisions importantes pour faire face à la crise des crimes et abus sexuels dans l’Église en France. Chaque baptisé espère et attend, les communautés chrétiennes avec leurs prêtres attendent… De nombreuses personnes de la société civile attendent… Mais surtout les victimes attendent avec appréhension et espérance.

Au moment où je vous écris, il n’est pas possible de savoir ce que seront les décisions de nos évêques ! Nous savons qu’au cœur de ces décisions, ce sont les victimes et leurs souffrances qui orienteront la façon dont nos évêques échangeront et prendront leurs décisions.
Dans les médias, nombreuses sont les prises de parole de frères et sœurs chrétiens – catholiques ou non – mais aussi
de diverses associations. C’est dire l’importance de la crise, l’attente de réponses bien ajustées. Pour autant, il est important de raison garder ! Il est important de comprendre qu’il faudra du temps pour répondre en profondeur à ce qui a permis une telle crise. Ce temps, cette durée est la garantie d’une vraie conversion et transformation des mentalités et de la façon d’être, de gouverner. Transformation qui ne peut être uniquement celle des évêques, des prêtres, des responsables pastoraux. Comment pourraient-ils changer en profondeur si l’ensemble des communautés chrétiennes, des congrégations religieuses… si l’ensemble des baptisés ne changent pas eux aussi ?

De nombreux évêques, prêtres et responsables pastoraux aspirent réellement à une collaboration plus large et plus profonde avec les membres des communautés chrétiennes. Mais il n’est pas si facile de trouver suffisamment de personnes qui veuillent se former, s’engager et mûrir leur vie chrétienne ! En devenant une minorité, il nous faut réapprendre que l’Église, la communauté chrétienne a besoin que chacun de ses membres se sente responsable de sa vie, de sa vitalité. Cela ne veut pas dire que tous doivent s’engager à l’intérieur de l’Église, mais bien, que tous veillent à la fécondité de la communauté et au bien de ses membres actifs. Trop souvent, chacun est bien content que quelqu’un ait une mission, puis on se désintéresse un peu de ce que vit cette personne, de la façon dont la mission est source de joie, de difficulté… Le manque d’humanité commence à ce niveau !

Peut-être aussi faudra-t-il « mettre la main dans la bourse » pour financer quelques postes bien rémunérés pour des laïcs qui pourront alors donner toutes leurs capacités et exercer des responsabilités plus larges. Cela supposera aussi une formation universitaire. Nos communautés chrétiennes ont tout à y gagner !
Ce qui est certain c’est que le contenu de la foi, de ce que nous croyons de l’Église et des ministères ordonnés ne pourra pas changer. La façon de les vivre, de les mettre en œuvre oui, et ce ne sera pas la première fois dans l’histoire de notre Église ! Restons dans l’Espérance, soyons disponibles à changer de mentalités et de façons de faire. Restons fermes et fidèles, confiants qu’à travers cette épreuve dramatique le Seigneur nous conduit vers une renaissance. Il est notre pasteur, nous sommes son Église ! Ce sont son honneur et son œuvre de salut qui sont en jeu !

31 octobre : sommes-nous destinés à être saints ?

La question est peu banale ! Très vite nous allons répondre que cela n’est pas pour nous. En effet nous sommes bien imparfaits et limités. Cela est réservé à quelques personnes exceptionnelles… Cette réponse bien naturelle est fausse. Fausse, parce que trop naturelle et pas enracinée dans la foi ! Voilà ce que nous dit le Seigneur dans la Sainte Écriture : « Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification. » (I Thessaloniciens 4, 3)

Toute l’œuvre du Fils unique de Dieu, depuis son incarnation dans le sein de la Vierge Marie jusqu’à sa passion, sa mort et sa résurrection, a pour but :

de « nous relever par son pardon »,
de « nous purifier par sa justice »,
de « sanctifier par le don de son Esprit Saint »
et enfin « de nous glorifier avec lui auprès du Père en paradis ».

La question pour nous est de savoir si nous croyons en cette volonté de Dieu sur nous. Si nous croyons qu’il nous en donne les moyens et si nous désirons avancer sur ce chemin… Dans ses lettres, l’apôtre St Paul appelle les baptisés : « les saints ». Non qu’ils soient déjà arrivés à se laisser pleinement revêtir de la sainteté du Christ, mais que c’est leur vocation, leur appel. Nous pourrions aussi ajouter que c’est notre mission au milieu du monde.

La première chose à faire est de se tourner chaque jour vers le Christ, notre Seigneur, et de lui demander qu’agisse en nous, avec puissance, l’Esprit Saint. Cette prière fervente et constante sera accompagnée par des petits actes (intérieurs et extérieurs) où nous chercherons davantage à faire le bien et à résister à nos penchants mauvais.

La deuxième chose importante pour avancer sur ce chemin, c’est d’offrir du temps à Dieu pour se nourrir de sa parole (dans la Bible) chaque jour (seul ou en famille). Cette parole de Dieu nous la voyons aussi mise en œuvre dans la vie des saints et des saintes (par des lectures, des vidéos…).

La troisième chose nécessaire est de venir puiser, régulièrement et fréquemment, aux grâces que Dieu nous offre à travers les sept sacrements de la foi. À travers chacun d’eux, nous puisons les trésors qui sont dans le cœur du Christ et nous sommes davantage unis à lui, à sa force pour aimer et résister au Mal.

« Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit : Vous serez saints, car je suis saint » (I Pierre 1, 15-16).

24 octobre : synodalité ?

« Le 18 septembre 2021, salle Paul VI au Vatican, le pape François s’est adressé aux fidèles du diocèse de Rome reçus en audience. Il a décrit le processus synodal (d’octobre 2021 à octobre 2023), et souligné l’importance des diocèses dans ce processus. Un chemin autour du thème « POUR UNE ÉGLISE SYNODALE : communion, participation et mission », « qui implique toute l’Église », « l’ensemble du peuple de Dieu », a-t-il déclaré. Cardinal, évêques auxiliaires, prêtres,
religieux, laïcs… « Tous doivent s’écouter entre eux », a affirmé le pape François. « S’écouter, se parler et s’écouter. » Pour lui, « Il ne s’agit pas de recueillir des opinions » car « ce n’est pas une enquête ». « IL S’AGIT, EN REVANCHE, D’ÉCOUTER L’ESPRIT SAINT… »
« La synodalité exprime la nature de l’Église, sa forme, son style, sa mission. » Et, de relever que le mot « synode » contient tout ce dont « nous avons besoin pour comprendre : « marcher ensemble » ». Le pape François de s’inspirer longuement du livre des Actes des Apôtres, histoire d’un chemin durant lequel « la Parole de Dieu et les personnes qui accordent attention et foi à cette Parole, marchent ensemble ». « Tout le monde est protagoniste, a-t-il indiqué, personne ne peut être considéré comme un simple figurant ». Cette route suivie dans les Actes des Apôtres « n’est pas seulement en mouvement en raison des lieux géographiques qu’elle traverse » (Jérusalem, Samarie, Judée, Asie mineure… jusqu’à Rome), a-t-il cependant tenu à souligner. Elle exprime également une « inquiétude intérieure ». « Si un chrétien ne ressent pas cette inquiétude intérieure, s’il ne la vit pas, il lui manque quelque chose », a-t-il poursuivi. « OR, CETTE INQUIÉTUDE INTÉRIEURE NAÎT DE LA FOI ET NOUS INVITE À ÉVALUER CE QU’IL CONVIENT DE FAIRE, CE QU’IL FAUT GARDER OU CHANGER ». Cette histoire nous enseigne « que rester immobiles ne peut être une bonne condition pour l’Église », a insisté le pape François. Le mouvement étant la conséquence « de la docilité à l’Esprit Saint qui est le réalisateur de cette histoire… » (extrait d’un grand dossier du journal La Croix).

Dimanche 17 octobre dans l’après-midi, notre évêque avec des prêtres et des laïcs a ouvert la dimension diocésaine de
ce synode. Nous aurons à y participer d’ici fin décembre. L’équipe d’animation pastorale va se saisir de cette question.

17 octobre : La gouvernance dans la paroisse ?

Suite à la remise du rapport de la CIASE sur les abus sexuels dans l’Église, on parle beaucoup d’un changement de gouvernance dans l’Église et pour cela d’un changement de regard sur le ministère des prêtres, des évêques… C’est bien tôt pour savoir ce qu’il faut changer ; lire Luc 14, 31.
On rapporte du grand évêque saint Augustin l’expression suivante : « Si ce que je suis pour vous m’épouvante, ce que je suis avec vous me rassure. Pour vous, en effet, je suis l’évêque ; avec vous, je suis chrétien. Évêque, c’est le titre d’une
charge qu’on assume ; chrétien, c’est le nom de la grâce qu’on reçoit. Titre périlleux, nom salutaire. » (Sermon 340,1) Notre évêque aime dire souvent qu’il désire être pour nous à la fois, évêque, frère et ami.
En m’inspirant de ces paroles et de la richesse de relation qu’elles expriment j’aimerais dire qu’un prêtre, et particulièrement un curé, est pour les habitants de sa paroisse, les membres de la communauté chrétienne : « un père », « un frère » et « un disciple du Christ ».

 « Un père » car il a été établi par le sacrement de l’ordre pour manifester le Christ qui est l’icône parfaite du Père. Celui qui engendre la vie nouvelle dans l’Esprit Saint à travers sa mort et sa résurrection. Par l’exercice du ministère sacerdotal et quelle que soit sa faiblesse, tout prêtre manifeste et rend présent le Christ qui sauve et nous ouvre les portes du monde de Dieu, le Royaume de Dieu.

 « Un frère » car, lui aussi, il est avant tout baptisé et se situe devant Dieu comme un fils au milieu des autres, uni à Jésus le Fils unique du Père. Ensemble nous faisons l’expérience « du grand amour » de Dieu pour nous. Évêque ou prêtre nous avons besoin d’un autre prêtre pour vivre pleinement cette dimension !

 « Un disciple du Christ », c’est-à-dire qui marche derrière le Seigneur, se laisse enseigner. Comme les autres disciples il fait face à ses limites, ses incompréhensions, sa lenteur à croire et au poids de son péché. Sans cesse, il est appelé à une confiance et un amour plus grands. Sans cesse, il invoque le don de l’Esprit Saint pour grandir dans la communion du Seigneur et de son Église.

Nous trouverions dans la vie de saint Paul, à travers ses lettres,de nombreux exemples de ces trois types de relations entre lui, l’apôtre, et les membres des communautés chrétiennes qu’il a fondées. Il nous faut mieux équilibrer ces trois dimensions de la vie et du ministère des prêtres. Cela dépend du caractère de chacun ! Cela dépend aussi du climat d’une communauté chrétienne et de la façon dont chacun de ses membres accepte et cherche à vivre ces trois dimensions dans sa relation avec le curé. Mais cela va aussi demander une transformation dans l’organisation de la vie des communautés chrétiennes et des prêtres… Y sommes-nous prêts ?

10 octobre : « Effroi, douleur et honte »

Déjà il y a deux ans et demi, nous avions été sidérés. Que dire aujourd’hui ? Ce n’est que petit à petit que les mots viennent et avec les mots des attitudes. Ce ne peut être que le commencement d’un chemin de transformation. Il me faut essayer, pour vous, de dire quelque chose…

 J’ai à me convertir personnellement et comme curé de paroisse. Les membres des communautés chrétiennes ont à se convertir ainsi que les évêques. Il y a des choses profondes à changer dans le mode de fonctionnement de l’Église.
Il me semble qu’il va nous falloir du temps ; c’est trop tôt pour dire quoi et comment exactement. Nous avons besoin d’être éclairés et de mûrir ce chemin de conversion. Une conversion si profonde demande du recul, du temps et l’accueil de la grâce de Dieu. Cela ne se fait pas par décrets, force du poignet et volonté propre.
Et pourtant il nous faut aussi un esprit de force et de détermination !

 Face à tout ce que cela remue en moi, et sans doute en chacun de nous, j’entends le Christ dire à Marthe dans l’Évangile « tu t’inquiètes, tu t’agites pour bien des choses… » et Jésus l’invite à entrer dans une attitude d’écoute profonde de la Parole de Dieu. La parole de Dieu passe par l’écoute des victimes et par la façon dont nous nous laissons atteindre. L’écoute de la parole de Dieu passe par le silence et la maturation…

 LA CHAIR DES VICTIMES, C’EST LA CHAIR DU CHRIST EN SA PASSION AVEC LA DÉTRESSE, LE SENTIMENT DE TRAHISON, D’ABANDON ET DE CONDAMNATION. L’HORREUR DE LA PASSION DU CHRIST EST SOUS NOS YEUX !

Saurons-nous être proches comme la Vierge Marie, l’apôtre saint Jean, les saintes femmes au pied de la croix. Où allons-nous mettre à distance cette souffrance de nos frères et soeurs ? Avec les grands priants de la Bible, je voudrais dire :

Seigneur Dieu tu es grand, tu es bon, tu es juste. Nous avons péché avec nos pères, nous avons fait le mal, nous avons mis notre espérance en des choses périssables et nous avons méprisé les enfants et les personnes vulnérables. La honte est sur nous. Nous sommes la risée de nos voisins. Dans ta miséricorde, tu nous donnes avec le pape François et les évêques de France, des pasteurs qui acceptent la vérité et désirent nous conduire sur un chemin de conversion. Oui, béni sois-tu Dieu notre Père, et que l’Esprit Saint envoyé par le Christ renouvelle en profondeur nos vies, nos communautés chrétiennes et nos familles. Oui, Père exauce-nous pour que ton Nom puisse être sanctifié à nouveau à travers ton Église et chacune de nos vies. À toi la gloire et la miséricorde, à nous la honte et le repentir.

3 octobre : « Venez et voyez »

C’est par cette invitation que le Christ répond à deux disciples de Jean-Baptiste qui le suivent et lui demandent « où demeures-tu ? » (Jean 1, 38-39). Nous aussi, nous aimerions connaître davantage le Christ, peut-être même apprendre à le connaître tout simplement. Ou alors vivre une nouvelle rencontre du Christ, nous laisser surprendre par quelque chose de neuf, de renouvelé…
Il y a deux ans, un peu avant la crise sanitaire, une session « VENEZ ET VOYEZ » a rassemblé sur notre paroisse 30 membres de la communauté chrétienne. Le parcours a dû s’interrompre en raison de la Covid, puis a repris en octobre 2020 avec 20 participants. Trois d’entre eux : Jérémie B. qui vient d’être confirmé et communié, Marie-Hélène R. et Marie B. ont le désir de participer à l’animation d’une nouvelle session en novembre 2021.

En effet, l’équipe d’animation pastorale poursuit son projet d’aider les membres de la communauté chrétienne à vivre une expérience commune de foi. Pour cela, la pédagogie de « Venez et Voyez » nous a semblé adaptée : temps pour se poser – prédication (par des laïcs pour la plupart) sur le mystère de Dieu : Père – Fils – Saint-Esprit et échanges en petits groupes. Enfin, pour la dernière soirée, une veillée de prière demandant à l’Esprit Saint de nous envoyer en mission comme il le voudra et déjà, là où nous vivons quotidiennement.
Renouveler ensemble notre expérience de la foi à partir d’une même prédication nous permettra d’approfondir les liens de communion fraternelle. Cela nous permettra d’oeuvrer davantage dans un même esprit et ainsi mieux participer à l’édification de l’Église (« le Corps du Christ »). Cette expérience a porté de très grands fruits dans la vie des participants et dans le renouvèlement de la communauté chrétienne de Cergy depuis plus de 10 ans déjà (plus de 150 participants !).
Je vous invite donc à vous inscrire sans tarder et à demander des renseignements auprès de Marie-Hélène Rocher au : 06 06 99 56 51. Pour participer, il est nécessaire de vivre un court entretien avec un des animateurs de la session. Cela permet de bien vérifier que l’attente correspond à la proposition ; cela permet aussi de donner quelques pistes
pour se préparer. Il est nécessaire de participer à l’ensemble des quatre soirées de 20h15 à 22h30 les mardis 9-16-23-30 novembre dans les salles du Bon Pasteur.

26 septembre : des français parlent d’écologie avec le pape

« La comédienne Juliette Binoche et le jésuite Gaël Giraud font partie de ceux qui ont été reçus, jeudi 3 septembre, par le pape François. Au programme du groupe formé par ces personnalités françaises, croyantes ou non, toutes engagées dans le domaine environnemental et emmenées par le président de la Conférence des Évêques de France, Éric de Moulins-Beaufort : une discussion d’une heure avec le pape sur l’écologie, cinq ans après la publication de l’encyclique Laudato si’.

            À la sortie de cet échange jugé particulièrement profond par les participants, plusieurs d’entre eux, même a priori éloignés de l’Église, se disent « touchés par le message du pape », comme Pablo Servigne, chercheur et l’un des théoriciens de la notion d’effondrement. « J’étais fâché avec l’institution catholique jusqu’à la publication de Laudato si’. Le pape s’est vraiment rendu compte que l’on est au bord du précipice, que c’est une question de vie ou de mort », insiste-t-il. Tout comme la juriste Valérie Cabanes, qui a plaidé auprès du pape François pour qu’il fasse pression sur les chefs d’État du monde entier pour faire reconnaître le crime d’écocide. Ou encore Juliette Binoche, l’égérie du cinéma d’auteur, pour qui Laudato si’ a aussi été, a-t-elle dit, « une révélation ». « Rencontrer le pape c’est une drôle d’histoire, s’étonne-t-elle, manifestement frappée par la force de l’échange. On s’imagine beaucoup de choses, mais quand on le rencontre, il devient un être humain qui essaie de faire ce qu’il peut ».

François a privilégié avec eux un échange libre. « Une partie de la transition écologique, c’est de ne pas perdre de temps, leur a-t-il lancé. Le texte officiel, vous l’avez. Maintenant, je préfère échanger librement avec vous ». Devant le groupe français, le pape a évoqué l’épisode de sa « conversion écologique », dans les années 2010, au cours d’une rencontre avec des Indiens d’Amazonie. Aussi a-t-il fait longuement l’éloge de la sagesse des peuples autochtones, porteurs d’une sagesse particulière. Insistant en particulier sur l’alliance, à ses yeux nécessaire, entre « la tête qui pense, les mains qui agissent et le cœur qui éprouve ».

            Le pape François met l’accent sur l’importance de la conversion écologique, « seule capable de répondre aux défis importants qui se présentent à tous », et notamment « l’inquiétante dégradation » de la planète ».

19 septembre : l’évêque de Pontoise au Plessis

Dimanche prochain, le 26 septembre, monseigneur Stanislas Lalanne viendra rencontrer notre communauté paroissiale. C’est une joie ! C’est une grâce de Dieu ! Nous l’accueillerons au cours de la messe de la rentrée paroissiale. En sortie de messe, un verre de l’amitié aux couleurs et aux saveurs de nos régions et pays d’origine nous donnera la possibilité de le rencontrer et de nous retrouver dans la joie. Un repas rassemblera notre évêque et 25 membres de la communauté chrétienne.
La messe de la rentrée paroissiale sera l’occasion de nous retrouver tous ensemble, avec les différentes équipes qui
participent à l’animation et au rayonnement de la communauté. Seront mises en valeurs certaines équipes en raison de leur rayonnement et/ou de l’accueil en leur sein de paroissiens plus jeunes :

  • le catéchuménat et l’équipe de préparation au baptême
    des petits enfants,
  • les catéchistes et la fraternité Don Bosco qui anime les
    activités des collégiens et lycéens,
  • la fraternité du Bienheureux Ozanam qui anime l’accueil fraternel du samedi et l’équipe de projection des
    chants,
  • l’équipe qui anime la messe au Grand Clos et la fraternité Saint François d’Assise

La fraternité Saint François d’Assise devient le Conseil de la mission pendant les trois années à venir.
Elle travaillera en lien étroit avec l’équipe d’animation pastorale afin d’aider notre communauté paroissiale à vivre
mieux la transition écologique. Elle nous aidera à rencontrer des acteurs locaux de cette transition. Elle nous conduira aussi à mieux prendre conscience de la nécessité de vivre une écologie intégrale. L’Esprit Saint qui animait saint François d’Assise devrait nous entraîner sur ces chemins.
Nous y goûterons : paix, joie et une plus grande fraternité. Déjà nous sommes inscrits dans le projet « Églises vertes ». Au cours de la messe, la fraternité St François d’Assise nous conduira dans la prière universelle et dans la démarche de la procession des offrandes.

Les différents membres de l’équipe d’animation pastorale interviendront au début de la célébration pour exprimer devant notre évêque comment l’Esprit de Dieu a conduit notre communauté chrétienne depuis mars 2019. Ils appelleront les équipes nommées ci-dessus, afin que notre évêque invoque sur elles la puissance de l’Esprit Saint pour accomplir leur mission tout au long de la nouvelle année pastorale. Soyons dans la joie et l’allégresse et demandons ensemble de savoir nous laisser conduire par l’Esprit du Seigneur. Nous porterons à nos proches et à tous les habitants de la paroisse la force de l’Espérance et un renouveau de paix intérieure. Bonne semaine à chacun et chacune de
vous.

12 septembre : un élan naturel du coeur

Dans une famille, il est naturel de prendre soin d’une façon particulière des enfants et des personnes malades et âgées. Sans cela, quelque chose de notre humanité est abîmée. Sans cela, une dureté de coeur s’installe, une ingratitude. Il en est de même pour une communauté chrétienne, et combien plus encore au nom du Seigneur qui s’est fait Homme. Au nom du Seigneur qui s’est identifié aux plus petits et aux souffrants.

« Tout ce que vous aurez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’aurez fait » nous dit Jésus (Matthieu 25, 40). Et encore : « Si quelqu’un ne s’occupe pas des siens, surtout des plus proches, il a renié la foi, il est pire qu’un incroyant » (Timothée 5, 8).

En ce début d’année pastorale, notre communauté se tourne davantage vers les familles et particulièrement les enfants et les jeunes. Nous les invitons à rejoindre, dès le CE2, le catéchisme.
Ils pourront approfondir la foi reçue au baptême, peut-être la découvrir pour la première fois. Ils pourront vivre des expériences de la présence et de la bonté de Dieu. Certains demanderont à se préparer au baptême, à communier au sacrement de l’eucharistie.
Les petits de 3/8 ans devraient retrouver leur table pour dessiner pendant la messe et porter leurs oeuvres au pied de Jésus pendant l’offertoire.
Vous pouvez contacter : Marine Lubin au 06 58 19 95 81 ou Christelle Barescut au 06 74 08 87 08

Pour les adolescents et lycéens, nous avons la chance d’avoir maintenant cinq / six animateurs jeunes et dynamiques. Des animateurs qui viennent pour la plupart de redécouvrir une foi vivante vécue avec l’Église.
Les jeunes se rencontreront le dimanche en fin d’après-midi deux fois par mois. Ils seront en petites fraternités. Amitiés et rires – écoute de la parole de Dieu et foi – actions pour les autres et engagements… tels seront les
ingrédients qui devraient attirer de plus en plus de jeunes des familles du Plessis. Vous pouvez contacter : Elmaze Urelus 06 15 42 40 10 ou Peggy Guici 06 74 32 66 10 .

Pour les plus anciens, il est bon que nous leur rendions visite et gardions des contacts téléphoniques. Je me rends disponible pour des visites et pour célébrer le sacrement de l’onction des malades. N’hésitez pas à servir de relais et à encourager vos amis à prendre contact. Une équipe se rend deux fois par mois au Grand Clos pour l’animation de la messe et un temps de détente. Plusieurs personnes de la communauté chrétienne rendent des visites et souvent portent la sainte communion aux malades. L’équipe d’accompagnement des familles en deuil (que vous pouvez rejoindre) entoure les familles lors de la célébration des funérailles chrétiennes.
Le cinéclub : CINESPÉRANCE va reprendre dans les salles paroissiales. Vous pouvez vous renseigner auprès de Michel Rocher au 06 18 68 41 67.

5 septembre : heureux de nous retrouver !

Quelle joie de commencer à nous retrouver et d’échanger de nos nouvelles, de parler de nos vacances et de nos découvertes. C’est particulièrement vrai au sein de notre communauté paroissiale. C’est même plus important que la reprise des activités, leur organisation… Cela donne une saveur, une âme, un certain souffle qui nous permettent de ne pas être submergés par le flot tourbillonnant de la reprise de toutes les activités.

Nous sommes heureux aussi de pouvoir nous appuyer sur le Christ. « Il est notre Roc. » Ensemble, dans la communion du Christ, nous sommes rendus forts, inébranlables. Que c’est rassurant et réconfortant ! Les situations que nous avons à vivre et à traverser sont sources de tant d’inquiétudes et d’angoisses… Avec le Christ et son Église nous savons que nous sommes vainqueurs. Et cela quelles que soient les épreuves que nous aurons à traverser. Nous ferons même l’expérience d’une force, d’un amour et d’une joie qui nous seront donnés dans les moments les plus difficiles.
Écoutons le témoignage de l’apôtre saint Paul :
« Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos coeurs et vos pensées dans le Christ Jésus ».
(Philippiens 4, 5-7)

Jésus déclarera à Pierre et aux douze :
« … je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la mort ne l’emportera pas sur elle ». (Matthieu 16, 16-18)

Oui, nous sommes heureux que le Seigneur fasse de nous son Église, une communauté de frères et de soeurs. Oui, nous sommes heureux chaque dimanche de nous retrouver pour, ensemble, unis au Christ, présenter à Dieu notre reconnaissance, notre action de grâce. Nous sommes heureux
de partager l’autorité du Christ contre la puissance du Mal qui ne peut avoir le dernier mot dans nos vies. Nous sommes heureux de participer avec le Christ à la lutte contre l’esprit mauvais et à son intercession pour tous nos proches. Bonne rentrée à chacun et chacune de vous et à vos familles.

4 juillet : un bel été !

Après « cette année de grâce accordée par le Seigneur » au coeur même de la crise sanitaire, nous espérons tous vivre enfin des temps de rencontre, d’amitié, de retrouvailles familiales. Nous en avons déjà eu plusieurs avant-goûts, particulièrement lors de la kermesse du 20 juin dernier. Très souvent l’été est, pour les familles, l’occasion de se laisser « recréer ». Nous le constatons particulièrement par la croissance physique des jeunes, le délassement des uns et des autres et une amplitude plus grande de notre coeur, notre esprit et notre intelligence. Que cela est bon !

Cette expérience nous dit quelque chose du projet de Dieu lorsqu’il nous commande « de sanctifier le jour du Seigneur », le dimanche. C’est bien pour vivre chaque semaine un temps de pause, d’attention à nos proches et un temps pour le célébrer. Nous faisons ainsi l’expérience d’être libérés de l’esclavage des contraintes qui pèsent sur nous les autres jours de la semaine. Nous goûtons un peu mieux de la liberté que nous offre le Christ.

En septembre nous serons heureux de nous retrouver chaque dimanche avec les familles, les enfants et toutes les personnes qui forment notre communauté chrétienne. Notre évêque devrait nous faire la joie de venir présider la messe du dimanche 26 septembre. Il a donné au diocèse « une ligne verte » pour l’année pastorale 2021/2022… Une invitation à mieux prendre en compte et mettre en oeuvre la conversion écologique. Nous le ferons en étant davantage attentifs à nos comportements, mais aussi en écoutant les enseignements du pape François dans l’encyclique Laudato Si.

C’est pour cela qu’avec l’équipe d’animation pastorale nous avons demandé à la fraternité saint François d’Assise de devenir pour deux ou trois ans le Conseil de la mission de notre Paroisse. Ils projettent déjà de nous aider à devenir « une Église verte ». Ils veilleront à nous faire rencontrer des acteurs de la transition écologique. Ils seront surtout attentifs à ce que ces démarches viennent d’une conversion du coeur, dans l’esprit de saint François d’Assise. Enfin, et surtout, ils nous éveilleront à cette écologie durable très différente de celle dont parle les politiques. Cette écologie intégrale où tout est lié : le respect de la nature, le respect de la vie à naître et des plus démunis, le respect des rythmes de vie et des relations entre hommes et femmes, le respect de la dimension spirituelle de l’existence et des différentes croyances…

En attendant, je vous souhaite de bonnes vacances. Laissez-vous « guider par un esprit renouvelé » afin que grandisse en vous « l’Homme intérieur », le Christ, et qu’ensemble nous soyons témoins de la paix offerte par le Ressuscité. Nos familles et notre entourage en ont besoin ! Paix à vous.

27 juin : une très belle journée

Dimanche dernier, le Seigneur nous a donné de vivre une très belle journée avec la kermesse, les 30 ans d’ordination du père Guillaume Villatte et toutes ces rencontres amicales. Une très belle journée que nous attendions depuis si longtemps…
Oui, chacun a pu retrouver « une légèreté de vivre ». Avec les enfants, les jeunes, avec les plus anciens, avec la communauté de Foi et Lumière, avec Fabrice et tant de familles et d’amis… nous avons pu nous retrouver, partager le repas, jouer, discuter échanger des nouvelles. Il y avait si longtemps que cela n’était plus possible.
La kermesse, fidèle à elle-même, ne cesse de se renouveler petit à petit à travers la restauration, les animations sur le podium, la friperie…
Soyons reconnaissants à nos aînés d’avoir entretenu et transmis cette journée de la kermesse depuis plus de 70 ans.

Soyons reconnaissants à tous ceux et celles qui prennent petit à petit le relais pour organiser, tenir, monter et démonter les stands ; pour ceux et celles qui, en amont, préparent tout le nécessaire. C’est toute une communauté chrétienne qui s’active pour offrir à tous les habitants la
possibilité d’un temps de fête, de joie, d’amitié et de détente.

Remercions tout particulièrement Serge D. et Jean F. qui ont coordonné l’ensemble de la kermesse. Ils ont largement donné d’eux-mêmes pour sa réussite. Les plus anciens nous ont passé le relais, les générations plus jeunes sont en train de se l’approprier. Il reste à progresser dans deux directions : celle d’un investissement plus grand pour l’organisation de la kermesse et sa mise en oeuvre et celle d’une adaptation de l’organisation au rythme des nouvelles générations. Ce n’est pas si simple, mais petit à petit, en prenant le temps de nous écouter, nous devrions y arriver.

Cette belle journée fut marquée aussi par la façon dont vous avez voulu fêter mes trente ans d’ordination sacerdotale.
Cela me touche profondément et je vous en remercie du fond du coeur. Retraverser ces trente années à travers cette fête, vos délicates attentions, les cadeaux, la célébration eucharistique si belle… cela m’a beaucoup ému. Ne soyez pas étonnés si, par moments, j’ai pu vous sembler « un peu loin ». C’est ma façon de faire face aux émotions fortes. Merci particulièrement aux membres de l’équipe d’animation pastorale qui ont suscité cet anniversaire et merci à ceux et celles qui les ont aidés.
Bel été à chacun et à chacune de vous et bonne détente.

20 juin : 30 ans déjà !

Comment évoquer en quelques mots ces trente années de ministère presbytéral ? Sous la forme d’une confession de louange et de reconnaissance envers Dieu et son Église.
Ce que je suis de meilleur, je le dois à l’Église qui ne cesse de me transmettre la grâce de l’Esprit Saint ! Par les sept sacrements de la foi, le témoignage des saints et du peuple des baptisés.
Ce qui me vient en premier c’est la grande fidélité et la grande patience de Dieu non seulement à mon égard, mais aussi vis-à-vis de son Église, de son Peuple. Après l’horreur de la seconde guerre mondiale, après l’espérance de la reconstruction et celle offerte par le Concile Vatican II, nous avons vu nos églises se vider, les baptisés – prêtres, laïcs, religieux – s’opposer à travers des postures idéologiques plus empruntes de politique que d’évangile. J’ai cru à un moment, qu’en France, l’Église allait imploser.

Le Seigneur m’a permis de sortir de ces postures en me nourrissant davantage de la Sainte Écriture qui est dans la Bible. Il m’a fait goûter sa tendresse et en même temps l’amertume de mes fragilités, de la méchanceté de certains au sein de l’Église, et de mon péché. Avec tristesse, j’ai connu plusieurs prêtres qui ont quitté le ministère, d’autres qui ont commis des crimes de moeurs…
Ce cheminement vers un coeur plus humble, plus pauvre et plus ouvert à la grâce qu’aux grandes idées, fut aussi celui de chaque communauté chrétienne en France. Nous réapprenons ensemble ce que veut dire reconnaître Dieu comme un Père en Jésus-Christ. Il ne s’agit pas tant « de vouloir et de faire » que d’accueillir la grâce de l’Esprit Saint, dans un coeur humble et audacieux. Cette grâce rend capable d’accomplir les oeuvres de Dieu !
« Tu as changé mon deuil en une danse, mes habits funèbres en parure de joie. Que mon coeur ne se taise pas, qu’il soit en fête pour toi, et que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce ! ». Ces paroles du psalmiste
(psaume 29) éclairent le chemin que le Seigneur ne cesse de me faire parcourir pour la gloire de son Nom et le salut de son Peuple saint. Elles me furent données à l’occasion de la première messe dominicale que j’ai célébrée le 30 juin 1991.
Comment ne pas être étonné, émerveillé devant Dieu et ce qu’Il accomplit dans son Église, dans notre communauté chrétienne ? C’est une véritable oeuvre « de (re)construction », « de renouveau ». Il creuse en nous un désir de fraternité ouvert au don de son Esprit Saint.

Ma joie de prêtre, c’est celle d’un Peuple qui se réjouit d’être aimé, sauvé ! La joie d’un peuple qui se laisse rassembler, réconcilier et unir au Christ pour, avec lui,« rendre grâce à Dieu ». Nos vies deviennent « une vivante offrande à la louange de son Nom ». Oui, avec vous et pour vous, l’Esprit du Seigneur conduit à dire du fond du coeur « PÈRE QUE TON NOM SOIT SANCTIFIÉ ». La mission peut (re)commencer enfin ! Nous réapprenons à témoigner !

13 juin : Étienne Matrot sera ordonné prêtre le 21 juin

Étienne Matrot, 29 ans, originaire de Nancy, a choisi le diocèse de Pontoise
pour être prêtre. Il sera ordonné par Mgr Stanislas Lalanne le 27 juin 2021 à la cathédrale de Pontoise.
« Je m’appelle Etienne Matrot, j’ai 29 ans. Je suis originaire de Nancy en
Lorraine et je suis arrivé à l’âge de 20 ans pour mes études à Cergy, dans le Vald’Oise. Après mes études d’ingénieur, je suis resté dans le Val-d’Oise pour
devenir prêtre. Je suis entré au séminaire à Issy-les-Moulineaux. Lorsque j’ai eu le désir d’être prêtre, j’étais à Cergy, dans le Val-d’Oise. Comme étudiant, j’ai fréquenté l’aumônerie des étudiants de Cergy et j’ai découvert l’Église du Val-d’Oise.
Et si je suis resté ici, finalement, c’est grâce aux prêtres et aux jeunes. Je crois vraiment que c’est le Seigneur qui a voulu que je sois sur cette terre du Val-d’Oise pour y devenir prêtre. Je suis un homme heureux parce que je sens vraiment que je suis là où Dieu me veut. Au cours des premiers mois à l’aumônerie des étudiants de Cergy, il y a un week-end de rentrée qui m’a
profondément marqué. Durant ce week-end, j’ai perçu, compris, dans ma chair, l’amour de Dieu pour moi. Il avait un projet pour moi. Et après, pendant toutes les semaines qui ont suivi, j’ai essayé de comprendre quel
était ce projet et ce qu’Il attendait de moi dans ce monde. J’ai compris que Dieu m’appelait à être prêtre.
C’est très mystérieux. C’est difficile à expliquer. Mais pour moi, c’était évident. Et ce feu intérieur, cette joie de vouloir être prêtre ne m’a jamais quitté depuis ces quelques années. Durant le séminaire non plus, ça ne
m’a pas quitté !
C’est vrai que nous sommes ultra minoritaires, les catholiques,
mais moi, je désire être prêtre non pas seulement pour les catholiques, le
petit groupe des chrétiens pratiquants, le « club des amis de Jésus ». Je
veux être prêtre pour tous ! Pour leur annoncer que le Christ est le
Sauveur du monde ! Cette mission est urgente parce que, aujourd’hui,
les gens ne connaissent plus Jésus-Christ. Les gens cherchent un sens à
leur vie : on l’a vu avec cette crise du coronavirus. Aux Valdoisiens qui ne connaissent peut-être pas Jésus, je voudrais simplement partager le fait que moi qui ai bientôt 30 ans, qui vais donner toute ma vie à Dieu, ce n’est pas pour un rêve, ce n’est pas pour quelque chose qui n’existe pas. Parce que je sais que Dieu peut combler une vie, que Dieu nous aime au point qu’Il veut nous sauver, qu’Il veut que nous vivions dans une communion d’amour avec Lui. Et c’est pour cela que je désire donner toute ma vie. Et je sais que chaque personne est appelée à répondre à l’appel de Dieu.
Recueilli par S. François – Juin 2021

6 juin : le règne du « frontal »

Notre culture contemporaine est celle où les « beaux parleurs » ont le vent en poupe ! Entendons par là, les « influenceurs » de tous bords qu’on appelle généralement « communicants » : journalistes, spécialistes marketing, hommes politiques, voire prédicateurs. De beaux parleurs qui nous séduisent, en nous assommant un peu parfois, et dont rien, dans leurs discours, ne nourrit notre réflexion personnelle. Plus grave : malgré cela, nous n’hésitons pas à répéter des éléments de leurs déclarations, à reprendre certains de leurs arguments pour défendre une de nos idées ou un parti quelconque.
Pourtant, nous avons tous eu l’occasion d’entendre un jour à la télé, à la radio, à une tribune quelconque ou en chaire, un journaliste, un sociologue, un politique ou un prêtre ayant une connaissance approfondie d’une situation sociale, sociétale ou spirituelle, la partager avec nous. Et généralement, que nous approuvions ou non l’exposé entendu, celui-ci nous a nourris et a pu continuer à nourrir notre propre réflexion. Contrairement au discours d’un « beau parleur ».
À une certaine époque, l’école avait, parmi ses objectifs, d’aider les élèves à réfléchir, à raisonner par eux-mêmes. Cela est-il encore possible ? Il semble que le règne de l’émotion devienne dominant et écrase toute dimension rationnelle. Les modes de communication des médias sont basés sur des
images chocs et des slogans. Or, prenons-nous le temps d’aller au-delà de ces slogans, de vraiment nous informer, de débattre et surtout de chercher des points d’accord, un chemin vers une synthèse ? Et ce, à l’heure où ce qui marche, c’est le langage binaire, la confrontation. Et, si possible, frontale ?

Dans un tel monde, chacun devient « son propre dieu », replié sur ses certitudes et toutes griffes dehors, si on le contredit. Peu sont à la recherche de la vérité. Cela supposerait d’accueillir la part de vérité qui est en l’autre et de reconnaître aussi sa propre part d’erreur et d’aveuglement. Il est vrai que cela demande à chacun un certain recul sur ses émotions afin de laisser son intelligence éclairer les faits et leur donner un sens plus large.
Et si, en cette période électorale, nous cherchions davantage à écouter, à comprendre, à débattre et surtout à chercher ensemble ce qui pourrait nous unir pour faire face aux défis de notre époque ! Plutôt que de cultiver les oppositions et stigmatiser les adversaires…
Ne serions-nous pas alors davantage animés par l’Esprit du Christ ?

30 mai : Après la Pentecôte

Si le temps du Carême puis le temps pascal nous préparent à recevoir ou à être renouvelés par la puissance de vie de l’Esprit Saint… le plus important reste à vivre ! Comment allons-nous laisser les dons du Saint-Esprit se développer en nous et à travers nous ? Comment allons-nous les reconnaître dans la vie de la communauté chrétienne, dans nos familles et dans nos vies personnelles ?
Ces questions sont encore plus « brûlantes » pour ceux et celles qui ont fait l’expérience de l’effusion de l’Esprit Saint, ceux et celles aussi qui viennent de célébrer le sacrement de la confirmation : à Pâques, le jour de leur baptême, samedi dernier pour d’autres.
La première oeuvre en nous de l’Esprit Saint est l’éveil, le réveil pour certains, d’un attachement à Jésus, d’un désir de le connaître davantage, d’écouter ses paroles pour en vivre (lecture de la bible,
attention à la prédication de l’Église, au témoignage de la vie des saints et des saintes …
Une autre action de l’Esprit Saint en nous est le désir de rencontrer d’autres personnes qui font la même expérience, de partager ce qui se passe en nous… et de venir en rendre grâce le dimanche dans la célébration de l’Eucharistie.

Pour certains, cette expérience de l’Esprit Saint, de son action en eux peut s’exprimer à travers une émotion profonde, des larmes, une joie qui submerge… Quelque chose est transformé au plus profond de l’être, la personne sait que cela est bon. Pour autant elle a du mal à mettre des mots sur cette expérience.
Pour d’autres, il y a la prise de conscience dans un premier temps « amer » de son péché, de la façon dont Dieu fut mis de côté… Dans le même temps la certitude d’être revêtu de la tendresse, de la miséricorde de Dieu…
D’autres encore découvrent en eux une force nouvelle pour vivre en chrétien et simplement, quand l’occasion se présente, témoigner de l’action de Dieu dans sa vie et celle du monde.
Il se peut que l’envie de servir l’Église, à travers une communauté chrétienne ou dans une association caritative, commence à naître. Il se peut que l’on perçoive que notre vie ne donnera toutes ses potentialités qu’en devenant prêtre, religieux, religieuse, laïc consacré, vierge consacrée ou encore en attendant le mariage pour vivre un amour à travers toutes les dimensions de la sexualité. Ce qui est important c’est de donner un peu de temps pour vivre « ces motions intérieures » qui viennent de l’Esprit de Dieu. Il est important aussi de renouveler fréquemment notre oui à l’action de l’Esprit Saint en nous. C’est de les nourrir à travers une vie quotidienne vécue avec le Christ et de se laisser rassembler le dimanche avec la communauté chrétienne pour rendre grâce. Enfin il est important de renouveler cette grâce à travers le sacrement de la réconciliation et autres sacrements de la foi.

23 mai : une culture de Pentecôte

« En2004, le pape Jean-Paul II adressait cette exhortation au Renouveau charismatique catholique :
« Grâce au mouvement charismatique, de nombreux chrétiens, hommes et femmes, jeunes et adultes, ont redécouvert la Pentecôte comme réalité vivante et présente dans leur existence quotidienne. Je souhaite que la spiritualité de la Pentecôte se diffuse dans l’Église, comme un élan renouvelé de prière, de sainteté, de communion et d’annonce. » Il parlera dans une autre intervention « de la culture de la Pentecôte »…
La culture de Pentecôte est une culture dans laquelle le Saint-Esprit est connu, aimé et fréquemment invoqué ; une culture dont tout le mode de vie découle de la présence active de l’Esprit et de ses dons. Une telle culture s’exprime dans la liturgie et la prière commune, la vie de famille, la musique, l’art, l’instruction, la récréation, la politique et d’autres formes d’interactions sociales. Elle serait caractérisée par la confiance dont Dieu nous parle et agit dans nos vies ; par des liturgies et des rassemblements de prières où se vivent une louange et une célébration spontanée ; une lecture et des partages fréquents de la Parole ; des liens profonds de fraternité spirituelle, souvent sous une forme communautaire ; une ouverture à la puissance guérissante et libératrice de Dieu ; un engagement actif dans le combat spirituel ; un amour pour Dieu exprimé dans l’humble service
des pauvres ; un fort désir d’oecuménisme ; un zèle à témoigner de l’Évangile ; la hâte du retour du Christ dan la gloire. À terme, une culture de Pentecôte – cette culture de vie qui renverse la culture de mort – doit avoir un impact sur toute la société et la modeler.
L’effusion de l’Esprit Saint dans le Renouveau charismatique catholique a eu, depuis 1967, un profond retentissement dans l’Église en beaucoup de ces domaines. Cependant l’Église a constamment besoin de se renouveler plus profondément. Ceux qui ont reçu l’effusion du Saint-Esprit ont un rôle particulier à jouer en appelant toute l’Église à retourner au Cénacle, unie dans une prière continuelle avec Marie et les disciples, dans l’attente d’une nouvelle venue de l’Esprit Saint ».
Dans « l’Effusion de l’Esprit Saint, Commission doctrinale du Renouveau charismatique catholique ».
ESPRIT SAINT VIENS RENOUVELER EN PROFONDEUR LES
HABITANTS ET LES ACTIVITÉS DE NOTRE PAROISSE ET DE
NOTRE COMMUNAUTÉ CHRÉTIENNE.

16 mai : que pouvons-nous espérer raisonnablement ?

Il y a quelques années déjà, lors d’une rencontre avec des parents d’enfants catéchisés, une maman avait réagi en disant QU’IL N’EST PAS POSSIBLE D’ESPÉRER un avenir meilleur. Cela fait au moins douze ans. Alors, devant la situation actuelle de notre pays et du monde, qu’en est-il aujourd’hui de l’Espérance ? Certains avec des raisonnements solides nous parlent de l’effondrement de nos sociétés (collapsologie) ; d’autres prônent de se réfugier dès maintenant en forêt ou dans des endroits très éloignés des villes et de vivre avec très peu de confort. Certains vont jusqu’à dire qu’il ne faut plus concevoir d’enfants, car l’avenir qui sera le leur ne leur permettra
pas d’être heureux…

ET NOUS, QUELLE EST NOTRE ESPÉRANCE ? Oui, Espérance avec un
grand « E », ce qui est différent de l’espoir ou du fait d’avoir un tempérament plutôt optimiste. Dans les périodes les plus troublées du Peuple de Dieu, les prophètes proposaient une Espérance, un avenir glorieux. Humainement parlant, cela était totalement irréalisable ! Et pourtant c’est advenu ! Pensez au retour d’exil et à la reconstruction du temple de Jérusalem… D’autres livres prophétiques employaient le langage apocalyptique, c’est-à-dire un langage très symbolique (un peu comme dans un rêve). À travers ce langage apocalyptique est manifesté le combat de Dieu contre le Mal, contre Satan.
La victoire de Dieu est proclamée, elle est certaine. Le livre de l’Apocalypse (ce qui veut dire Révélation) est tout orienté en ce sens. Il s’adresse aux chrétiens qui habitent l’empire romain et qui sont mis à mort en masse. De fait l’empire romain arrêtera les persécutions et reconnaîtra officiellement le christianisme comme une des religions de l’empire par l’édit de Constantin en 313.

Notre Espérance ne peut pas se fonder sur des réalités humaines, sur des idéologies ou des personnes. Elles sont bien trop faillibles et imparfaites, soumises à des revirements… NOTRE ESPÉRANCE NE PEUT SE FONDER QUE SUR DIEU. Il a ressuscité le Christ et l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux. Par sa résurrection il a vaincu la puissance du Mal et de la Mort ; aux morts il a donné la vie ! À Pierre, en Matthieu (16,16) il disait déjà « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de la Mort n’auront pas le dessus ». Le mystère de la mort et de la résurrection du Christ, son Ascension auprès de Dieu et le don de l’Esprit Saint, le jour de la Pentecôte, forment le socle qui nous permet raisonnablement d’Espérer, et cela au cœur même des pires calamités ! Dieu a déposé en nous « les arrhes de l’Esprit » (II Corinthiens 5, 5) qui « gémit avec nous » et ne cesse d’attester qu’en Jésus « nous sommes fils de Dieu » (Romains 8, 15) « promis à partager la gloire du Christ » (Romains 8, 11 et 29-30).

9 mai : prier le chapelet, bof …

Depuis quelques décennies, en France, il y a comme un mépris pour la prière du chapelet, une sorte de condescendance pour ceux qui y sont attachés. Dans notre communauté chrétienne, la Fraternité Notre Dame du Plessis-Bouchard prie le chapelet deux fois par semaine, après les messes
du mardi et du samedi. Cette fraternité s’est développée et rajeunie.
Elle est un puits de prière à l’intention de tous les habitants de la paroisse, les couples. Elle intercède pour la paix dans le monde.
Mercredi dernier, lors de la rencontre des catéchumènes, les animateurs ont désiré que nous parlions de cette prière. En effet notre pape nous invite à prier le chapelet chaque jour du mois de mai, afin que la Vierge Marie intercède avec nous et que Dieu nous délivre de la pandémie de la Covid 19.

« Prier le chapelet, c’est tenir la main de Marie, notre Mère du Ciel ». Lorsque qu’un enfant tient la main de sa mère, lorsqu’un couple se tient par la main, il y a comme une communication, une communion des coeurs et des âmes. Lorsqu’un enfant tient la main de sa mère il se sent en sécurité, il ne peut pas tomber et s’égarer, même s’il se laisse distraire par un papillon, un bruit… Il en est de même lorsque nous prions le chapelet.

Contempler les différents moments de la vie de Jésus en priant le chapelet, c’est petit à petit communier au regard aimant que Marie porte sur Jésus. C’est entrer dans cette compréhension du coeur qui va bien plus loin que toute connaissance intellectuelle. C’est une communion avec le Christ, une expérience de partager avec Lui sa mission pour « la gloire de Dieu et le salut du monde ». Marie, avec l’Église, nous conduit sur ce chemin.
Prenons-lui la main et laissons-nous guider.
Nombreux sont ceux qui peuvent témoigner combien cette prière fréquente du chapelet ne cesse de renouveler leur regard sur Jésus, la façon dont ils accueillent la Parole de Dieu à travers la Sainte Écriture. Jour après jour Marie les conduit à bénir le Seigneur : « et Jésus le fruit de tes entrailles est béni »…

Lorsque l’on est ainsi guidé par la Vierge Marie et par l’Église, toutes les tempêtes du monde, tous les courants d’idées et les idéologies ne peuvent pas nous emporter dans leurs erreurs, leurs violences et leurs volontés de diviser les hommes (les bons et les méchants, les purs et les impurs, les bienpensants et les mal-pensants…). Le coeur lumineux et pur de Marie, son coeur bienveillant, simple et vrai nous protège. Le Coeur immaculé de Marie nous rend attentifs à ce qui est bon et beau, à ce qui est vrai et bien… Même dans les erreurs et chez les personnes mauvaises… Son regard lumineux sait voir la lumière, même au coeur des ténèbres ; elle nous permet de communier au regard de Jésus Miséricordieux et Sauveur.

2 mai : Invoquer l’Esprit Saint

Le temps pascal est marqué par l’action du Saint-Esprit dans la vie des disciples, de l’Église. Au soir de Pâques, Jésus souffle sur les apôtres et leur dit « Recevez l’Esprit Saint … » (Jean 20, 22). Le temps pascal prépare aussi à recevoir « une onction » particulière de l’Esprit Saint, « une effusion ». Ce sera la grâce du jour de la Pentecôte.
Chaque baptisé est relié à cette grâce du jour de la Pentecôte quand il célèbre le sacrement de la confirmation. Grâce qui se renouvelle tout au long de la vie et, pour les communautés chrétiennes, particulièrement chaque année à la Pentecôte. C’est cette grâce qu’ensemble nous désirons pour tous les habitants de la paroisse, les membres de nos familles.
Faire l’expérience « de cette force d’En-Haut » (actes des Apôtres 1, 8) pour aimer à la façon du Christ et « goûter combien le Seigneur est bon ! » (psaume 33 (32).

En communion avec la prière de l’Église et, dans l’Église, particulièrement la prière de la Vierge Marie (cf Actes 1, 14), nous demandons au Christ de nous renouveler dans la force de l’Esprit Saint. Nous lui confions tous les habitants de notre paroisse, toutes les activités chrétiennes et profanes :
« QUE TON ESPRIT SAINT, Ô NOTRE PÈRE, RENOUVELLE EN PROFONDEUR
TOUTES LES ACTIVITÉS DE NOTRE PAROISSE ET DE NOTRE COMMUNAUTÉ CHRÉTIENNE. »

Nous portons dans notre prière les cinq adultes de notre paroisse qui seront confirmés par notre évêque la veille de la Pentecôte (plus de 100 sur le diocèse) et les sept lycéens de notre paroisse qui seront confirmés en novembre. Merci aussi d’invoquer l’Esprit Saint afin qu’il suscite, au sein de notre communauté chrétienne, les personnes qui auront les charismes (les dons spirituels) et le temps pour participer activement à l’animation de la communauté. Particulièrement à la visite et l’accompagnement des personnes âgées ou malades, la catéchèse des enfants et des adolescents, l’animation musicale des célébrations…

25 avril : désirer des prêtres

Depuis un peu plus de 20 ans, dans notre diocèse de Pontoise, nous goûtons la joie de célébrer, presque chaque année, l’ordination d’un jeune prêtre. En septembre dernier,ce furent au tour de Charles Thierry Ndjandjo et de Vianney Baudouin. Fin juin prochain,ce sera au tour d’Etienne Matrot.De nombreuses paroisses de notre diocèse se réjouissent du ministère des prêtres que notre évêque leur envoie. À travers le ministère de chacun,la vie chrétienne s’affermit, se déploie et devient plus joyeuse, épanouie.

Les communautés chrétiennes se renouvellent et rayonnent davantage la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ.Notre communauté paroissiale du Plessis-Bouchard est restée attachée aux prêtres qui ont reçu mission sur la paroisse. Nous nous souvenons –ô combien –du père Gaby Kim et,avant lui,du père François Zeller.Puis les plus jeunes restent profondément marqués par le père Amaury Cariot. Le père Monné, arrivant d’Afrique,se souvient avec joie de l’accueil que vous lui avez donné. Enfin le père Jean Pierre Mangès, dont j’ai pris le relais.Cet attachement au fil des décennies et,par-delà les difficultés de l’Église en France et la crise grave liée aux crimes de pédophilie commis par certains prêtres, témoigne que la grâce du Christ s’est manifestée à travers la vie et le ministère de ces prêtres; à travers leurs qualités et leurs limites.

Chaque jeudi,pendant le temps d’adoration et au cours de la messe qui suit,notre communauté chrétienne prie pour les vocations. Nous demandons à Dieu de nous donner de nombreux prêtres, de saints prêtres. Nous demandons à Dieu de susciter de nombreuses vocations de religieux et religieuses, de laïcs consacrés, de vierges consacrées et de couples chrétiens. Je vous invite à faire vôtre cette prière chaque semaine et,si possible,de la prier en famille ou tout du moins avec les membres de la famille qui partagent la foi catholique.
J’aspire depuis de longues années à ce que les communautés chrétiennes manifestent leur désir de voir des vocations de prêtres naître en leur sein. Quelle joie! Quelle fierté d’accueillir et de voir grandir une vocation!C’est le signe d’une bénédiction spéciale de Dieu! Ensemble portons ce désir; manifestons à Dieu, par nos prières quotidiennes, nos échanges et plus encore par nos attitudes de vie, que nous désirons cette grâce. Faisons-le humblement, discrètement mais avec fidélité et détermination.

Être prêtre aujourd’hui n’est pas plus difficile que d’être un bon époux et un bon père de famille! Être prêtre aujourd’hui,c’est être porteur d’une expérience de Dieu qui remplit de joie et de force. C’est être témoin de la fidélité de Dieu qui ne peut décevoir. Les épreuves, les incertitudes seront au rendez-vous, ainsi que l’incompréhension… Mais que de richesses humaines seront conduites à maturité et offertes en partage!Que de grâces puisées dans le Sacré Cœur de Jésus transformeront la vie d’une multitude de personnes! Et la joie profonde de la communion autour de l’autel pour,avec le Christ, présenter au Père le sacrifice d’action de grâce et y communier ensemble. Joie qui déborde à la sortie des messes et donne envie de nous retrouver dimanche après dimanche!

18 avril : des petites assemblées par pôle missionnaire

Le temps pascal nous permet de contempler la joie et la communion fraternelle des premiers disciples et de la première communauté chrétienne. Il nous permet aussi de communier à cette expérience et
d’y puiser force, renouveau et joie ! À nous aussi, il est donné de vivre une communion fraternelle en accueillant ensemble, au milieu de nous, le
Ressuscité. Nous en faisons l’expérience chaque dimanche… À nous aussi, il est donné d’écouter avec une attention nouvelle les récits bibliques et de les
accueillir comme une parole vivante et vivifiante de Dieu… À nous aussi, il est donné d’attendre avec joie d’être renouvelés par l’action de l’Esprit de
Pentecôte, « la force d’En-Haut » !
Nous serons alors conduits à un amour plus grand de Dieu et de nos proches. Nous trouverons la joie de porter témoignage des oeuvres de salut de « Notre Père des cieux ». Comme les premiers disciples après la Pentecôte « nous proclamerons les merveilles de Dieu » (Actes 2, 11).
S’appuyant sur les grâces de ce temps liturgique, l’équipe d’animation pastorale de notre paroisse propose aux forces vives de quatre pôles missionnaires de se rassembler en petites assemblées paroissiales (le pôle missionnaire liturgique, le pôle missionnaire enfance / jeunesse, le pôle missionnaire de la diaconie, le pôle missionnaire de la formation des adultes).
Les membres actifs des différentes équipes, qui font vivre ces différents pôles missionnaires, vont se rassembler un samedi après-midi, avant la messe. Au cours de cette assemblée, nous vivrons un temps fraternel en présence du Ressuscité. Chacun pourra exprimer une joie, une attente, un désir, une difficulté vécus dans la communauté paroissiale et/ou dans son
équipe. Ce partage nous permettra de mieux discerner ensemble l’action de Dieu au sein de la communauté chrétienne et les impulsions de l’Esprit pour orienter la vie chrétienne de la paroisse.
Portons, ensemble, ce projet devant le Seigneur, prions pour les membres des différentes équipes qui vont participer à ces petites assemblées paroissiales. Déjà, rendons grâce à Dieu pour les dons qu’il ne manquera pas de nous faire… Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

11 avril : les grâces de la résurrection

Les offices de la semaine sainte et,depuis dimanche de Pâques, les célébrations de la résurrection ne cessent de nous rassembler et de nous réjouir. Que de beauté, de générosité!Que de monde et de joie! Que de chaleur humaine et de ferveur! Et cette paix qui tenait dans le recueillement de nos assemblées après les longues célébrations de la veillée pascale et de la messe du jour de Pâques. Quelle joie aussi lundi avec la concélébration de cinq prêtres de notre doyenné!C’est aussi dans ces occasions que se manifeste davantage ce que le Seigneur édifie au sein de notre communauté paroissiale et de notre paroisse. Je voudrais,avec vous,souligner quelques aspects de l’œuvre de l’Esprit du Seigneur pour nous:

  • L’engagement de tous et,petit à petit,la place plus grande prise par les nouveaux arrivants des dernières années. Nous percevons qu’une maturité ecclésiale s’acquiert
  • Si nous sommes toujours nombreux aux messes dominicales et nombreux à rester discuter après les messes, nous faisons l’expérience de mieux nous reconnaître les uns les autres. Les groupes sont davantage ouverts les uns aux autres…
  • Le Seigneur ne cesse pas de nous envoyer de nouveaux arrivants qui,petit à petit,deviennent des fidèles de nos assemblées.L’animation liturgique de ces derniers jours a mis en valeur la diversité des chantres et leurs capacités à faire appel à des musiciens occasionnels. Quelle grâce!Je note aussi «le plus» d’animer les célébrations à plusieurs chantres. L’assemblée s’en réjouit.
  • La participation active de l’assemblée se fait naturellement avec la joie d’accompagner les chants en tapant dans les mains, avec la procession des offrandes qui fait appel aux petits enfants… Le Corps du Christ est vivant!

Joie, paix, profondeur et fraternité se manifestent chaque dimanche et plus encore aux cours des célébrations que nous venons de vivre ensemble. Ce sont des fruits de l’Esprit du Seigneur ressuscité (Galates 5, 20et suivants). Rendons grâce à Dieu et vivons dans la reconnaissance.Avec l’équipe d’animation pastorale nous allons proposer aux différentes équipes de notre communauté de se rencontrer par trois ou quatre en visioconférence. Ceci afin de continuer à mieux nous connaître. Chacun pourra aussi exprimer son regard sur notre communauté paroissiale, ce qui va bien, ce qui va moins bien, et les attentes qu’il perçoit ou les besoins de son équipe. Comment arriver à vivre des liens aussi forts que ceux qui unissent encore les plus anciens de la communauté? C’est un vrai défi pour l’avenir de la paroisse! Un autre défi sera de nous faire plus proches des anciens qui ne cessent de nous transmettre une vie d’Église riche et fraternelle…

4 avril : la résurrection

C’est au début du ministère en prison qu’il m’a été donné de
comprendre comment le mystère de la résurrection du Christ était déjà
inscrit dans la création du monde, et particulièrement de l’humanité. En
effet j’ai été témoin, après bien d’autres aumôniers, de cette force de vie
qui permettait de traverser le poids de la culpabilité, de la privation de
liberté et de la violence inhérente à la prison. Il m’a été donné de
comprendre que cette force de vie venait de la résurrection du Christ, que
la création tout entière avait été marquée par cette puissance de vie qui a
relevé Jésus d’entre les morts.
Nous en faisons bien l’expérience depuis un an, même si cela
n’efface pas la pesanteur de la crise sanitaire. Sans nous en apercevoir,
nous en entendons parler presque chaque jour dans les médias à travers le
mot « résilience »… Le pape François, dans « Laudato si », nous invite à croire que la nature, entendons la
création, porte en elle de telles ressources de vie qu’elle peut encore nous surprendre face à la crise écologique…
Le Christ ressuscité se manifeste avec un corps « transformé » ; mais il garde néanmoins les marques des
clous et du coup de lance à son côté. La puissance de la résurrection ne gomme pas nos blessures (intérieures et
corporelles) ! Elle nous apprend à les vivre autrement, elle les transfigure et leur permet de devenir sources de vie
éternelle et de paix profonde du coeur. C’est l’oeuvre de l’Esprit de Dieu qui sanctifie et transfigure toutes choses en
nous unissant au corps ressuscité du Seigneur, en attendant la résurrection bienheureuse lorsque le Christ se
manifestera dans la gloire à la fin des temps.
Si nous vivons – bien lentement parfois – cette transformation,
nous savons que l’accomplissement de ce qui commence ici-bas ne
trouvera son plein accomplissement que dans la gloire ; là où le Christ fut
emporté le jour de l’Ascension. En attendant, c’est dans la communion de
l’Église – « Le Corps du Christ » – que nous puisons la force de vie pour
avancer et laisser le Seigneur nous « transfigurer par sa grâce »,
particulièrement à travers la célébration des sept sacrements de la foi.
Cette résurrection du Christ, nous la constatons aussi dans la
renaissance de l’Église, même si cette renaissance ne laisse apparaître à
peine que quelques bourgeons. La façon dont les derniers papes, et le pape
François particulièrement, mènent la réforme de l’Église nous laisse
entrevoir cet avenir que Dieu crée pour son Église. Nous pourrions aussi
évoquer la façon dont les évêques de France se saisissent de la crise liée à la pédophilie de certains prêtres. Là
encore se dessine un chemin de vie sur lequel la société française devrait emboîter le pas par rapport à l’inceste et
au non-respect des femmes.
Oui, la puissance de la résurrection est à l’oeuvre, ouvrons nos coeurs et nos vies à son action. Qu’à travers
notre communauté chrétienne, nos familles et tous les habitants de la paroisse en soient renouvelés.
Joyeuses fêtes de Pâques.

28 mars : la sainteté de Dieu

Nous confessons que « Dieu est Saint », que « Jésus est le Saint de Dieu » et nous chantons, dans le « Gloire à
Dieu », « Toi seul est Saint » en parlant de Jésus-Christ, le Fils éternel du Père qui s’est fait homme.
Nous disons aussi que la semaine qui s’ouvre aujourd’hui par le dimanche des Rameaux et de la Passion du
Seigneur est Sainte. Nous parlerons des trois jours saints de cette semaine (le Vendredi saint, le grand Samedi
saint et le Saint jour de Pâques).
Pour les hommes de la Bible, « sainteté » veut dire « mis à part ». « Mis à part » car totalement
différent des limites, des faiblesses et des péchés des hommes. Dieu est « Tout autre » ! Il n’y pas de
comparaison possible qui dit vraiment son être profond. Jésus-Christ en tant que vrai Dieu et vrai homme n’est
comparable à aucune autre personne humaine. La semaine où nous communions au mystère de la mort et de la
résurrection du Christ est totalement à part des autres semaines. Elle porte en elle quelque chose qui nous
échappe. Elle est comme imprégnée de la surabondance de l’Amour de Dieu pour les hommes, de sa
miséricorde et de cette puissance de vie que seul Dieu a en lui-même.
Après notre cheminement du Carême, entrer dans la semaine Sainte et laisser l’Esprit de Dieu
nous mettre en communion avec le Christ, c’est accepter de vivre quelque chose « d’à part » de la vie des non
croyants. C’est accepter de laisser Dieu nous faire communier à son Amour au coeur de notre vie
quotidienne. Entrer dans la Sainteté de Dieu, c’est accueillir sa présence et l’honorer au coeur de nos activités
et de nos tiraillements ; au coeur de nos affections et des liens de famille. C’est aussi se laisser brûler par le désir
que ceux et celles qui sont nos proches, qui habitent nos pensées, puissent faire l’expérience d’être aimés par
Dieu personnellement et libérés des liens mauvais qui étouffent leur vraie personnalité. C’est laisser ce désir du
Christ de donner accès à la plénitude de Vie qui déborde du coeur du Père éternel ; non seulement dans la foi sur
cette terre, mais aussi dans la gloire du paradis.
Nous pourrions dire qu’aimer pleinement, avec un coeur pur, nous met d’une certaine façon « à
part ». C’est bien l’expérience que font les amoureux et les parents qui viennent juste d’accueillir un enfant.
Et pourtant, s’ils sont « à part » marqués de la sainteté de l’amour et de la vie, combien ils rayonnent et offrent à
chacun et chacune de nous joie, espérance et parcelles de bonheur… Laisser l’Esprit de Dieu nous unir à la
Sainteté de Dieu qui est en Jésus-Christ ce n’est pas faire de nous des personnes étranges et distantes.
C’est « nous mettre à part » pour que nous puissions rayonner la
joie d’être fils et filles de Dieu en Jésus-Christ, promis aux noces
de l’Agneau pour l’éternité. C’est offrir cette joie et cette paix qui
débordent d’un coeur qui se sait aimé et pardonné, compris et appelé
à une communion avec Dieu. Que cette grâce grandisse en nous et
entre nous ; ce que Dieu désire pour nous, c’est que nous
partagions la sainteté de l’Amour du Christ… (I Thessaloniciens 47)

28 février 2021 : Une église en conversation

Dans un monde qui ne connaît plus les fondamentaux de la foi chrétienne, dans un monde où nous sommes très minoritaires et peu visibles… nous sommes appelés à redécouvrir cette attitude de Dieu avec les hommes : Il entre en conversation, Il parle à l’humanité. Quand Dieu nous parle, Il se
fait connaître et, dans la rencontre avec Lui, nous apprenons à mieux nous connaître. Ce long chemin a commencé avec Abraham qui perçoit l’appel de Dieu et se met en route. D’étape en étape, la relation va s’enrichir et s’approfondir, une Alliance sera offerte par Dieu à Abraham… C’est ce que
poursuit Jésus dans les maisons et sur les places publiques et, quand la foule est trop nombreuse, « dans des endroits à l’écart »… Il est la Parole vivante de Dieu adressée à toute personne humaine. Cette parole habite, fait sa demeure au sein de l’Église et des communautés chrétiennes ; elle fait sa demeure dans chacun des disciples du Christ que nous sommes. Saurons-nous laisser l’Esprit de Dieu adresser cette parole d’une façon bienveillante à ceux et celles qui nous entourent ? « Le Saint-Esprit vous enseignera à l’heure même ce qu’il faudra dire » (Luc 12, 12).

Invoquons l’Esprit de Dieu et osons à nouveau partager comment Dieu en Jésus-Christ nous fait vivre et nous sauve. Nous serons étonnés de ce que l’Esprit Saint fera à travers nous. La joie et l’action de grâce monteront de notre coeur. Notre vie avec Dieu en sera profondément transformée. La communauté chrétienne verra affluer de nouveaux frères et soeurs !
DIMANCHE 28 FÉVRIER À PARTIR DE 18H15 ET JUSQU’À 19H15,
LANCEMENT DE LA RETRAITE PASTORALE DIOCÉSAINE PAR NOTRE ÉVÊQUE. ELLE A POUR THÈME : « UNE ÉGLISE EN CONVERSATION »
ELLE SERA PRÊCHÉE PAR L’ÉVÊQUE DE CONSTANTINE EN ALGÉRIE, MGR LHERNOUD.
UN SOUFFLE DE FRAÎCHEUR EN CES PÉRIODES DIFFICILES
POUR L’ÉGLISE ET LE MONDE !