Editoriaux du père Guillaume

2 mai : Invoquer l’Esprit Saint

Le temps pascal est marqué par l’action du Saint-Esprit dans la vie des disciples, de l’Église. Au soir de Pâques, Jésus souffle sur les apôtres et leur dit « Recevez l’Esprit Saint … » (Jean 20, 22).
Le temps pascal prépare aussi à recevoir « une onction » particulière de l’Esprit Saint, « une effusion ». Ce sera la grâce du jour de la Pentecôte.
Chaque baptisé est relié à cette grâce du jour de la Pentecôte quand il célèbre le sacrement de la confirmation. Grâce qui se renouvelle tout au long de la vie et, pour les communautés chrétiennes, particulièrement chaque année à la Pentecôte. C’est cette grâce qu’ensemble nous désirons pour tous les habitants de la paroisse, les membres de nos familles.
Faire l’expérience « de cette force d’En-Haut » (actes des Apôtres 1, 8) pour aimer à la façon du Christ et « goûter combien le Seigneur est bon ! » (psaume 33 (32)).
En communion avec la prière de l’Église et, dans l’Église, particulièrement la prière de la Vierge Marie (cf Actes 1, 14), nous demandons au Christ de nous renouveler dans la force de l’Esprit Saint. Nous lui confions tous les habitants de notre paroisse, toutes les activités chrétiennes et profanes :
« QUE TON ESPRIT SAINT, Ô NOTRE PÈRE, RENOUVELLE EN PROFONDEUR
TOUTES LES ACTIVITÉS DE NOTRE PAROISSE ET DE NOTRE COMMUNAUTÉ CHRÉTIENNE. »
Nous portons dans notre prière les cinq adultes de notre paroisse qui
seront confirmés par notre évêque la veille de la Pentecôte (plus de
100 sur le diocèse) et les sept lycéens de notre paroisse qui seront
confirmés en novembre.
Merci aussi d’invoquer l’Esprit Saint afin qu’il suscite, au sein de
notre communauté chrétienne, les personnes qui auront les
charismes (les dons spirituels) et le temps pour participer
activement à l’animation de la communauté. Particulièrement à la
visite et l’accompagnement des personnes âgées ou malades, la
catéchèse des enfants et des adolescents, l’animation musicale des
célébrations…

25 avril : désirer des prêtres

Depuis un peu plus de 20 ans, dans notre diocèse de Pontoise, nous goûtons la joie de célébrer, presque chaque année, l’ordination d’un jeune prêtre. En septembre dernier,ce furent au tour de Charles Thierry Ndjandjo et de Vianney Baudouin. Fin juin prochain,ce sera au tour d’Etienne Matrot.De nombreuses paroisses de notre diocèse se réjouissent du ministère des prêtres que notre évêque leur envoie. À travers le ministère de chacun,la vie chrétienne s’affermit, se déploie et devient plus joyeuse, épanouie.

Les communautés chrétiennes se renouvellent et rayonnent davantage la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ.Notre communauté paroissiale du Plessis-Bouchard est restée attachée aux prêtres qui ont reçu mission sur la paroisse. Nous nous souvenons –ô combien –du père Gaby Kim et,avant lui,du père François Zeller.Puis les plus jeunes restent profondément marqués par le père Amaury Cariot. Le père Monné, arrivant d’Afrique,se souvient avec joie de l’accueil que vous lui avez donné. Enfin le père Jean Pierre Mangès, dont j’ai pris le relais.Cet attachement au fil des décennies et,par-delà les difficultés de l’Église en France et la crise grave liée aux crimes de pédophilie commis par certains prêtres, témoigne que la grâce du Christ s’est manifestée à travers la vie et le ministère de ces prêtres; à travers leurs qualités et leurs limites.

Chaque jeudi,pendant le temps d’adoration et au cours de la messe qui suit,notre communauté chrétienne prie pour les vocations. Nous demandons à Dieu de nous donner de nombreux prêtres, de saints prêtres. Nous demandons à Dieu de susciter de nombreuses vocations de religieux et religieuses, de laïcs consacrés, de vierges consacrées et de couples chrétiens. Je vous invite à faire vôtre cette prière chaque semaine et,si possible,de la prier en famille ou tout du moins avec les membres de la famille qui partagent la foi catholique.
J’aspire depuis de longues années à ce que les communautés chrétiennes manifestent leur désir de voir des vocations de prêtres naître en leur sein. Quelle joie! Quelle fierté d’accueillir et de voir grandir une vocation!C’est le signe d’une bénédiction spéciale de Dieu! Ensemble portons ce désir; manifestons à Dieu, par nos prières quotidiennes, nos échanges et plus encore par nos attitudes de vie, que nous désirons cette grâce. Faisons-le humblement, discrètement mais avec fidélité et détermination.

Être prêtre aujourd’hui n’est pas plus difficile que d’être un bon époux et un bon père de famille! Être prêtre aujourd’hui,c’est être porteur d’une expérience de Dieu qui remplit de joie et de force. C’est être témoin de la fidélité de Dieu qui ne peut décevoir. Les épreuves, les incertitudes seront au rendez-vous, ainsi que l’incompréhension… Mais que de richesses humaines seront conduites à maturité et offertes en partage!Que de grâces puisées dans le Sacré Cœur de Jésus transformeront la vie d’une multitude de personnes!Et la joie profonde de la communion autour de l’autel pour,avec le Christ, présenter au Père le sacrifice d’action de grâce et y communier ensemble. Joie qui déborde à la sortie des messes et donne envie de nous retrouver dimanche après dimanche!

18 avril : des petites assemblées par pôle missionnaire

Le temps pascal nous permet de contempler la joie et la communion fraternelle des premiers disciples et de la première communauté chrétienne. Il nous permet aussi de communier à cette expérience et
d’y puiser force, renouveau et joie ! À nous aussi, il est donné de vivre une communion fraternelle en accueillant ensemble, au milieu de nous, le
Ressuscité. Nous en faisons l’expérience chaque dimanche… À nous aussi, il est donné d’écouter avec une attention nouvelle les récits bibliques et de les
accueillir comme une parole vivante et vivifiante de Dieu… À nous aussi, il est donné d’attendre avec joie d’être renouvelés par l’action de l’Esprit de
Pentecôte, « la force d’En-Haut » !
Nous serons alors conduits à un amour plus grand de Dieu et de nos proches. Nous trouverons la joie de porter témoignage des oeuvres de salut de « Notre Père des cieux ». Comme les premiers disciples après la Pentecôte « nous proclamerons les merveilles de Dieu » (Actes 2, 11).
S’appuyant sur les grâces de ce temps liturgique, l’équipe d’animation pastorale de notre paroisse propose aux forces vives de quatre pôles missionnaires de se rassembler en petites assemblées paroissiales (le pôle missionnaire liturgique, le pôle missionnaire enfance / jeunesse, le pôle missionnaire de la diaconie, le pôle missionnaire de la formation des adultes).
Les membres actifs des différentes équipes, qui font vivre ces différents pôles missionnaires, vont se rassembler un samedi après-midi, avant la messe. Au cours de cette assemblée, nous vivrons un temps fraternel en présence du Ressuscité. Chacun pourra exprimer une joie, une attente, un désir, une difficulté vécus dans la communauté paroissiale et/ou dans son
équipe. Ce partage nous permettra de mieux discerner ensemble l’action de Dieu au sein de la communauté chrétienne et les impulsions de l’Esprit pour orienter la vie chrétienne de la paroisse.
Portons, ensemble, ce projet devant le Seigneur, prions pour les membres des différentes équipes qui vont participer à ces petites assemblées paroissiales. Déjà, rendons grâce à Dieu pour les dons qu’il ne manquera pas de nous faire… Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

11 avril : les grâces de la résurrection

Les offices de la semaine sainte et,depuis dimanche de Pâques, les célébrations de la résurrection ne cessent de nous rassembler et de nous réjouir. Que de beauté, de générosité!Que de monde et de joie! Que de chaleur humaine et de ferveur! Et cette paix qui tenait dans le recueillement de nos assemblées après les longues célébrations de la veillée pascale et de la messe du jour de Pâques. Quelle joie aussi lundi avec la concélébration de cinq prêtres de notre doyenné!C’est aussi dans ces occasions que se manifeste davantage ce que le Seigneur édifie au sein de notre communauté paroissiale et de notre paroisse. Je voudrais,avec vous,souligner quelques aspects de l’œuvre de l’Esprit du Seigneur pour nous:

  • L’engagement de tous et,petit à petit,la place plus grande prise par les nouveaux arrivants des dernières années. Nous percevons qu’une maturité ecclésiale s’acquiert
  • Si nous sommes toujours nombreux aux messes dominicales et nombreux à rester discuter après les messes, nous faisons l’expérience de mieux nous reconnaître les uns les autres. Les groupes sont davantage ouverts les uns aux autres…
  • Le Seigneur ne cesse pas de nous envoyer de nouveaux arrivants qui,petit à petit,deviennent des fidèles de nos assemblées.L’animation liturgique de ces derniers jours a mis en valeur la diversité des chantres et leurs capacités à faire appel à des musiciens occasionnels. Quelle grâce!Je note aussi «le plus» d’animer les célébrations à plusieurs chantres. L’assemblée s’en réjouit.
  • La participation active de l’assemblée se fait naturellement avec la joie d’accompagner les chants en tapant dans les mains, avec la procession des offrandes qui fait appel aux petits enfants… Le Corps du Christ est vivant!

Joie, paix, profondeur et fraternité se manifestent chaque dimanche et plus encore aux cours des célébrations que nous venons de vivre ensemble. Ce sont des fruits de l’Esprit du Seigneur ressuscité (Galates 5, 20et suivants). Rendons grâce à Dieu et vivons dans la reconnaissance.Avec l’équipe d’animation pastorale nous allons proposer aux différentes équipes de notre communauté de se rencontrer par trois ou quatre en visioconférence. Ceci afin de continuer à mieux nous connaître. Chacun pourra aussi exprimer son regard sur notre communauté paroissiale, ce qui va bien, ce qui va moins bien, et les attentes qu’il perçoit ou les besoins de son équipe. Comment arriver à vivre des liens aussi forts que ceux qui unissent encore les plus anciens de la communauté? C’est un vrai défi pour l’avenir de la paroisse! Un autre défi sera de nous faire plus proches des anciens qui ne cessent de nous transmettre une vie d’Église riche et fraternelle…

4 avril : la résurrection

C’est au début du ministère en prison qu’il m’a été donné de
comprendre comment le mystère de la résurrection du Christ était déjà
inscrit dans la création du monde, et particulièrement de l’humanité. En
effet j’ai été témoin, après bien d’autres aumôniers, de cette force de vie
qui permettait de traverser le poids de la culpabilité, de la privation de
liberté et de la violence inhérente à la prison. Il m’a été donné de
comprendre que cette force de vie venait de la résurrection du Christ, que
la création tout entière avait été marquée par cette puissance de vie qui a
relevé Jésus d’entre les morts.
Nous en faisons bien l’expérience depuis un an, même si cela
n’efface pas la pesanteur de la crise sanitaire. Sans nous en apercevoir,
nous en entendons parler presque chaque jour dans les médias à travers le
mot « résilience »… Le pape François, dans « Laudato si », nous invite à croire que la nature, entendons la
création, porte en elle de telles ressources de vie qu’elle peut encore nous surprendre face à la crise écologique…
Le Christ ressuscité se manifeste avec un corps « transformé » ; mais il garde néanmoins les marques des
clous et du coup de lance à son côté. La puissance de la résurrection ne gomme pas nos blessures (intérieures et
corporelles) ! Elle nous apprend à les vivre autrement, elle les transfigure et leur permet de devenir sources de vie
éternelle et de paix profonde du coeur. C’est l’oeuvre de l’Esprit de Dieu qui sanctifie et transfigure toutes choses en
nous unissant au corps ressuscité du Seigneur, en attendant la résurrection bienheureuse lorsque le Christ se
manifestera dans la gloire à la fin des temps.
Si nous vivons – bien lentement parfois – cette transformation,
nous savons que l’accomplissement de ce qui commence ici-bas ne
trouvera son plein accomplissement que dans la gloire ; là où le Christ fut
emporté le jour de l’Ascension. En attendant, c’est dans la communion de
l’Église – « Le Corps du Christ » – que nous puisons la force de vie pour
avancer et laisser le Seigneur nous « transfigurer par sa grâce »,
particulièrement à travers la célébration des sept sacrements de la foi.
Cette résurrection du Christ, nous la constatons aussi dans la
renaissance de l’Église, même si cette renaissance ne laisse apparaître à
peine que quelques bourgeons. La façon dont les derniers papes, et le pape
François particulièrement, mènent la réforme de l’Église nous laisse
entrevoir cet avenir que Dieu crée pour son Église. Nous pourrions aussi
évoquer la façon dont les évêques de France se saisissent de la crise liée à la pédophilie de certains prêtres. Là
encore se dessine un chemin de vie sur lequel la société française devrait emboîter le pas par rapport à l’inceste et
au non-respect des femmes.
Oui, la puissance de la résurrection est à l’oeuvre, ouvrons nos coeurs et nos vies à son action. Qu’à travers
notre communauté chrétienne, nos familles et tous les habitants de la paroisse en soient renouvelés.
Joyeuses fêtes de Pâques.

28 mars : la sainteté de Dieu

Nous confessons que « Dieu est Saint », que « Jésus est le Saint de Dieu » et nous chantons, dans le « Gloire à
Dieu », « Toi seul est Saint » en parlant de Jésus-Christ, le Fils éternel du Père qui s’est fait homme.
Nous disons aussi que la semaine qui s’ouvre aujourd’hui par le dimanche des Rameaux et de la Passion du
Seigneur est Sainte. Nous parlerons des trois jours saints de cette semaine (le Vendredi saint, le grand Samedi
saint et le Saint jour de Pâques).
Pour les hommes de la Bible, « sainteté » veut dire « mis à part ». « Mis à part » car totalement
différent des limites, des faiblesses et des péchés des hommes. Dieu est « Tout autre » ! Il n’y pas de
comparaison possible qui dit vraiment son être profond. Jésus-Christ en tant que vrai Dieu et vrai homme n’est
comparable à aucune autre personne humaine. La semaine où nous communions au mystère de la mort et de la
résurrection du Christ est totalement à part des autres semaines. Elle porte en elle quelque chose qui nous
échappe. Elle est comme imprégnée de la surabondance de l’Amour de Dieu pour les hommes, de sa
miséricorde et de cette puissance de vie que seul Dieu a en lui-même.
Après notre cheminement du Carême, entrer dans la semaine Sainte et laisser l’Esprit de Dieu
nous mettre en communion avec le Christ, c’est accepter de vivre quelque chose « d’à part » de la vie des non
croyants. C’est accepter de laisser Dieu nous faire communier à son Amour au coeur de notre vie
quotidienne. Entrer dans la Sainteté de Dieu, c’est accueillir sa présence et l’honorer au coeur de nos activités
et de nos tiraillements ; au coeur de nos affections et des liens de famille. C’est aussi se laisser brûler par le désir
que ceux et celles qui sont nos proches, qui habitent nos pensées, puissent faire l’expérience d’être aimés par
Dieu personnellement et libérés des liens mauvais qui étouffent leur vraie personnalité. C’est laisser ce désir du
Christ de donner accès à la plénitude de Vie qui déborde du coeur du Père éternel ; non seulement dans la foi sur
cette terre, mais aussi dans la gloire du paradis.
Nous pourrions dire qu’aimer pleinement, avec un coeur pur, nous met d’une certaine façon « à
part ». C’est bien l’expérience que font les amoureux et les parents qui viennent juste d’accueillir un enfant.
Et pourtant, s’ils sont « à part » marqués de la sainteté de l’amour et de la vie, combien ils rayonnent et offrent à
chacun et chacune de nous joie, espérance et parcelles de bonheur… Laisser l’Esprit de Dieu nous unir à la
Sainteté de Dieu qui est en Jésus-Christ ce n’est pas faire de nous des personnes étranges et distantes.
C’est « nous mettre à part » pour que nous puissions rayonner la
joie d’être fils et filles de Dieu en Jésus-Christ, promis aux noces
de l’Agneau pour l’éternité. C’est offrir cette joie et cette paix qui
débordent d’un coeur qui se sait aimé et pardonné, compris et appelé
à une communion avec Dieu. Que cette grâce grandisse en nous et
entre nous ; ce que Dieu désire pour nous, c’est que nous
partagions la sainteté de l’Amour du Christ… (I Thessaloniciens 47)

28 février 2021 : Une église en conversation

Dans un monde qui ne connaît plus les fondamentaux de la foi chrétienne, dans un monde où nous sommes très minoritaires et peu visibles… nous sommes appelés à redécouvrir cette attitude de Dieu avec les hommes : Il entre en conversation, Il parle à l’humanité. Quand Dieu nous parle, Il se
fait connaître et, dans la rencontre avec Lui, nous apprenons à mieux nous connaître. Ce long chemin a commencé avec Abraham qui perçoit l’appel de Dieu et se met en route. D’étape en étape, la relation va s’enrichir et s’approfondir, une Alliance sera offerte par Dieu à Abraham… C’est ce que
poursuit Jésus dans les maisons et sur les places publiques et, quand la foule est trop nombreuse, « dans des endroits à l’écart »… Il est la Parole vivante de Dieu adressée à toute personne humaine. Cette parole habite, fait sa demeure au sein de l’Église et des communautés chrétiennes ; elle fait sa demeure dans chacun des disciples du Christ que nous sommes. Saurons-nous laisser l’Esprit de Dieu adresser cette parole d’une façon bienveillante à ceux et celles qui nous entourent ? « Le Saint-Esprit vous enseignera à l’heure même ce qu’il faudra dire » (Luc 12, 12).

Invoquons l’Esprit de Dieu et osons à nouveau partager comment Dieu en Jésus-Christ nous fait vivre et nous sauve. Nous serons étonnés de ce que l’Esprit Saint fera à travers nous. La joie et l’action de grâce monteront de notre coeur. Notre vie avec Dieu en sera profondément transformée. La communauté chrétienne verra affluer de nouveaux frères et soeurs !
DIMANCHE 28 FÉVRIER À PARTIR DE 18H15 ET JUSQU’À 19H15,
LANCEMENT DE LA RETRAITE PASTORALE DIOCÉSAINE PAR NOTRE ÉVÊQUE. ELLE A POUR THÈME : « UNE ÉGLISE EN CONVERSATION »
ELLE SERA PRÊCHÉE PAR L’ÉVÊQUE DE CONSTANTINE EN ALGÉRIE, MGR LHERNOUD.
UN SOUFFLE DE FRAÎCHEUR EN CES PÉRIODES DIFFICILES
POUR L’ÉGLISE ET LE MONDE !